VOUS
Le Papyrus Saïlier^ x\^ i contenait le récit d'un message du roi pasteur Apapi vers le roi de Thèbes; celui-ci dit à l'envoyé introduit en sa présence :
hahe-k â;^ er {nu-i) kàm pekut-tiek-tu her màten-u
her à^ Qui t'a envoyé au pays du midi? Tu as aecompli ie voyage, pourquoi?
On voit par cette phrase que œ^ représente une chose aussi bien qu'une personne.
* Voyez ChampolIioD , Gramm, p. â55; à la fin, le â;^ égyptien rappelle à Tesprit cette phrase est tirée du récit de la cani- le eh? qui termine invariablement aujourpagne de Syrie, dans la Grande inscription d'hui en Egypte toutes les questions. d'Abou Simbel et du Ramesséunî. ' Papyrus SalUer, n* i, p. a, 1- 3.
* Littéralement f vous qui ? ^ Ainsi plac<3
La combinaison avec^ ^li^WSMr est très-fréquente; Tinvoca-
lion prononcée par Ramsès II au moment du danger nous fournira de précieux exemples d'interrogation; elle commence ainsi ^ :
àye-k tàru àlefà àmen.
Qui es-lu donc, mon père A mon*?
Un peu plus loin ^ le roi interroge encore ainsi le même dieu :
amu.
Mot à mot : Que sont chez toi ces Amu'^ (Asiatiques) c'ost-h-dire : Quelle estime as-tu
pour eux?
Telle est la leçon des monuments; le papyrus se sert ici de l'expression I ^ 1 O ^X ^^''''
La combinaison de I^P ^^vec un substantif répond au pronom ff quelU ou crquelÎT^ Le substantif garde souvent son article, malgré la présence du pronom; exemples* :
pa - betau Quelle infamie énorme I
aa.
* Poème de Pentaur. Le texte du Papyrus Sallier n* 3, qui est souvent très-fautif, est heureusement rectiGë la plupart du temps par les fragments conservés h Thèbes et à Karnak.
* Papyrus SaUier n° 3, p. a , 1. 3. Le dëterminatif est ici ■ ■ ■; 1^ pluriel est ainsi ajouté souvent par les écrivains, sans motif apparent pour nous; peut-être y avait-il une forme au pluriel tdrv.
^ Ibid, p. 9 , 1. 5 . Le texte des monuments donne clairement |;Jvi; dans le papyrus lithographie , il semble qu'il y ait J F I hati en, etc. mais le passage est un peu détérioré. La traduction doit éti*e rectifiée comme nous le faisons ici.
* Histoire des deux frères , p. 3, 1. to; c'est Texclamation de Batu aux propositions de sa belle-sœur.
àx^ pai-k ài't em-êOrd,
Pourquoi me poursuis-tu*? (Litt. : Quelle est ton action de marcher après moi?)
Le même mot se combinait avec diverses particules; c'est ainsi que Q 1 1 ^ ma à)^ tr quel est-il? comment est-il? ^ forme une sorte d'interrogation très-usitée dans les papyrus littéraires. On y trouve
aussi l'exclamation renforcée II j^l^ *^X ^^^^' ^"^' "^
exemple :
ia-àx poik - tet
Ah I quel est ton discoui*s I
229. Le mot Ik ma, qui n'existe plus en ce sens dans le copte, ne nous paraît différer en rien du nç interrogatif sémitique. Quoiqu'il figure le plus souvent dans la combinaison -"nlj^^^^l 1 ^Js mâ-tàry il existe néanmoins seul avec un caractère clairement interrogatif. Au chapitre lvih du Rituel funéraire , le défunt est questionné en ces termes sur le nom de son compagnon : .«^M 8 ma enli henà-k «qui est celui qui est avec toi?Tî Les mêmes phrases se retrouvent au chapitre cxxn, oii la plupart des manuscrits portent :
er tnàrtàr enti henâr4c.
Qui donc est avec toi?
Outre *«=> er, qui se joint ici à mâ-tàr sans changer sensiblement la nuance , on trouve diverses autres combinaisons des particules avec twâ : '=%|^ Aer ma est une question de lieu trou? par où?T) C'est ce qu'on doit conclure de la réponse que fait l'osirien
* Histoire des deux frères, p. 7, I. 3. Reproches de Batu h son frère.
à cctle question qui lui est iidressée après la comparution devant le
juge ' :
I J^ /IMMWA I I I I
Seie ' ruk her-tnâ àn-sen eruf.
Par ou passes-tu? (disent^-ils à lui.
Il répond ainsi :
^ I @ Ji V I I 1^ vlJ^i
Seie-nâ her sexfimu tneh-tu bak.
Je suis passé par les lieux du nord de Bak '.