‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 27 sur 98 · VOUS · texte numérisé non relu

VOUS

Le Papyrus Saïlier^ x\^ i contenait le récit d'un message du roi pasteur Apapi vers le roi de Thèbes; celui-ci dit à l'envoyé introduit en sa présence :

hahe-k â;^ er {nu-i) kàm pekut-tiek-tu her màten-u

her à^ Qui t'a envoyé au pays du midi? Tu as aecompli ie voyage, pourquoi?

On voit par cette phrase que œ^ représente une chose aussi bien qu'une personne.

* Voyez ChampolIioD , Gramm, p. â55; à la fin, le â;^ égyptien rappelle à Tesprit cette phrase est tirée du récit de la cani- le eh? qui termine invariablement aujourpagne de Syrie, dans la Grande inscription d'hui en Egypte toutes les questions. d'Abou Simbel et du Ramesséunî. ' Papyrus SalUer, n* i, p. a, 1- 3.

* Littéralement f vous qui ? ^ Ainsi plac<3

La combinaison avec^ ^li^WSMr est très-fréquente; Tinvoca-

lion prononcée par Ramsès II au moment du danger nous fournira de précieux exemples d'interrogation; elle commence ainsi ^ :

àye-k tàru àlefà àmen.

Qui es-lu donc, mon père A mon*?

Un peu plus loin ^ le roi interroge encore ainsi le même dieu :

amu.

Mot à mot : Que sont chez toi ces Amu'^ (Asiatiques) c'ost-h-dire : Quelle estime as-tu

pour eux?

Telle est la leçon des monuments; le papyrus se sert ici de l'expression I ^ 1 O ^X ^^''''

La combinaison de I^P ^^vec un substantif répond au pronom ff quelU ou crquelÎT^ Le substantif garde souvent son article, malgré la présence du pronom; exemples* :

pa - betau Quelle infamie énorme I

aa.

* Poème de Pentaur. Le texte du Papyrus Sallier n* 3, qui est souvent très-fautif, est heureusement rectiGë la plupart du temps par les fragments conservés h Thèbes et à Karnak.

* Papyrus SaUier n° 3, p. a , 1. 3. Le dëterminatif est ici ■ ■ ■; 1^ pluriel est ainsi ajouté souvent par les écrivains, sans motif apparent pour nous; peut-être y avait-il une forme au pluriel tdrv.

^ Ibid, p. 9 , 1. 5 . Le texte des monuments donne clairement |;Jvi; dans le papyrus lithographie , il semble qu'il y ait J F I hati en, etc. mais le passage est un peu détérioré. La traduction doit éti*e rectifiée comme nous le faisons ici.

* Histoire des deux frères , p. 3, 1. to; c'est Texclamation de Batu aux propositions de sa belle-sœur.

àx^ pai-k ài't em-êOrd,

Pourquoi me poursuis-tu*? (Litt. : Quelle est ton action de marcher après moi?)

Le même mot se combinait avec diverses particules; c'est ainsi que Q 1 1 ^ ma à)^ tr quel est-il? comment est-il? ^ forme une sorte d'interrogation très-usitée dans les papyrus littéraires. On y trouve

aussi l'exclamation renforcée II j^l^ *^X ^^^^' ^"^' "^

exemple :

ia-àx poik - tet

Ah I quel est ton discoui*s I

229. Le mot Ik ma, qui n'existe plus en ce sens dans le copte, ne nous paraît différer en rien du nç interrogatif sémitique. Quoiqu'il figure le plus souvent dans la combinaison -"nlj^^^^l 1 ^Js mâ-tàry il existe néanmoins seul avec un caractère clairement interrogatif. Au chapitre lvih du Rituel funéraire , le défunt est questionné en ces termes sur le nom de son compagnon : .«^M 8 ma enli henà-k «qui est celui qui est avec toi?Tî Les mêmes phrases se retrouvent au chapitre cxxn, oii la plupart des manuscrits portent :

er tnàrtàr enti henâr4c.

Qui donc est avec toi?

Outre *«=> er, qui se joint ici à mâ-tàr sans changer sensiblement la nuance , on trouve diverses autres combinaisons des particules avec twâ : '=%|^ Aer ma est une question de lieu trou? par où?T) C'est ce qu'on doit conclure de la réponse que fait l'osirien

* Histoire des deux frères, p. 7, I. 3. Reproches de Batu h son frère.

à cctle question qui lui est iidressée après la comparution devant le

juge ' :

I J^ /IMMWA I I I I

Seie ' ruk her-tnâ àn-sen eruf.

Par ou passes-tu? (disent^-ils à lui.

Il répond ainsi :

^ I @ Ji V I I 1^ vlJ^i

Seie-nâ her sexfimu tneh-tu bak.

Je suis passé par les lieux du nord de Bak '.

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