‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 32 sur 98 · POIDS, LONGUEURS, SURFACES, CAPACITES · texte numérisé non relu

POIDS, LONGUEURS, SURFACES, CAPACITES

2 Al. Les poids officiels des pharaons étaient l'anneau de métal ou ^S et ses subdivisions. L'anneau est ordinairement écrit par le groupe a*****^ dont les variantes >***^, >*^Mi tetiu donnent la prononciation ^. M. Ghabas a prouvé que ce poids contenait dix unités inférieures nommées m kety mot qui rappelle le copte

T-KXTE ccdrachma, T) Les pesées ont donné au même savant le poids moyen de 9,1 grammes pour le ket. L'énumération des fractions du ket a fait penser à M. Lepsius qu'on le divisait en 36o parties, dont chacune équivaudrait à 0^,026 environ. Quant au teriy il pesait à peu près 91 grammes. Tels sont les poids avec

* Comparez l'explication donnée par signes '^ et ^^ sont ici tracés en sens

„ ^ , . .• % I "^^ , inverse de celui du monument, où Técri-

M. Goodwm du croupe it I ^^ uoa- . v j •-

° 3U ^^— ^ ture commence a droite.

ro-ti qui remplace et cetera et qui semble ' Voyez Diîmichen, Kyphi Texte, et

signiGer mot à mot «ren traversant les Pleyte, Papyrus RoUin, passim. (Gompa-

(autres) parties.» (Voy. ZeUachrifi, etc. rez le même groupe abrégé, Papyrus

aoât 1 868 , et Brugsch , Dict, p. 960.) Les Harris, p. 1 6.)

lesquels on évaluait les rnalières précieuses enlevées comme butin ou reçues en tributs par les pharaons ^ Les étalons étaient vériGés au trésor roval^.

Les Egyptiens avaient des poids d'une valeur beaucoup plus élevée : on aperçoit dans les plateaux de la balance les figures de divers animaux tels que le taureau ou Thippopotame; ces étalons étaient probablement en pierres dures et pesantes comme les exemplaires des multiples du % que possèdent les musées.

2A2. La coudée royale parait être la mesure officielle de longueur; les exemplaires les mieux conservés lui donnent BaB millimètres ^.

La coudée royale ^ .q^^a wfgn mahi comprenait 28 doigts composant 7 palmes. La petite coudée «a^^ "^^^ mahi net» n'avait que 6 palmes ou â/i doigts; voici le tableau des divisions gravées sur la coudée royale :

1^ La coudée royale 1 éo^^^ égale à 38 doigts= o"*,595.

2° (Le Pygôn?). ^.^-^ remen^ 20

3* Le ... ? i— / Uier 16

&•* La grande spithame / î ^ ? 1 4

5** La petite spithame \ "îj^ ? 12

6*» Le Dichas ^»i ^»i ? 8

7** Le poing fermé ^■►" ? 5

' Voyez Campagnes de TutiM9 III; on inscription : ffcinq ket da trésor d'HélicV'

y rencontre par exemple comme tribut polis.)» (Voy. Chabas, Note sur un poids

annuel de la nation éthiopienne de ^^ égyptien, Revue archéologique, 1861.) ^^ m jT nUFi é * ^p ^p e * Voyez Lepsius, Veher die œffyptisehe

l ui^ ^^ , . . ^^ i i I Elle, etc. Berlin , 1 865 , et ZeiUchrtJï, etc.

nnnn'ij^ « /- • /.j» décembre ises.

JyJsÀ iBiffa,374tenetunAfe{dor,)) . ^ . , , ., r .

n n n ni l^ ouivant la remarque de M. Lepsnis ,

c*e8t4i-dire la quantité assez considérable la patte d*oiseau répond ici au groupe

de 216 kilogrammes et 63 grammes. imii /-^-^ remen «le haut du bras.n

* L^étalon qui a servi de point de dé- * La prononciation de la patte d oiseau

part aux calculs de M. Chabas porte pour ne nous parait pas encore bien déterminée.

8*^ La main -^ik 5 doigta.

9° Le palme -^h^ iep k

1 o** Le doigt 1 ieb i

On employait aussi des fractions du doigt, telles que .^= un demi-doiet, TlTi wn tiers de doigt, et même H un seizième de doigt.

Le palme -ma^^ mesure très-usuelle, s'écrivait aussi phonétiquement par "f!^ sep, en copte cyon r palmus, t et par ^^*s, qui vaut ordinairement ««^'.

On rencontre dans les textes d'autres mesures de longueur; la

canne "^^ avait deux variétés, en relation probable avec la grande

et la petite coudée- Deux noms de cette mesure, )f\ j^ uar et

naby ont été rencontrés par M. Brugsch ^ qui a également in-

diqué une mesure itméraire nommée 1^ ^/^^m*\ àtur.

243. L'inondation annuelle rendait les mesures agraires plus nécessaires dans la vallée du Nil que partout ailleurs. Nous trouvons dans les anciens textes le tena 1^9^9 mesure probablement en rapport avec la surface nécessaire pour produire un tena de froment. Une autre mesure très-ancienne s'écrivait par le groupe ^^«a^ Les tombeaux memphites offrent, pour ce mot, de nombreuses figures toutes composées par la réunion des trois signes ^^^^ . Nous pensons que c'est la même mesure que le ^^ . sala qui sert d'unité dans les calculs de la grande inscription statistique d'Edfou ^. On ren-

* M. Lepsius croit qu'il y avait deux phische Inschri/Ï âm Tempel von Ed/u,

systèmes de divisions, de grands et de Beriin, i855. On trouve, à ia première

petits doigts, etc. nos coudées ne portent ligne de la planche III, la description

pas ces doubles divisions. d'une pièce de terre con (enan t Ç^|J[^ I

' Voyez Brugsch , Dictionnaire, p. 333 rr i oo Sata de ^^^v ^na-t ou terre basse, n

et 3 3 a. M. Lepsius pense que cette canne Le premier morceau donne 98 unit^ plus

ou perche j est <^ale à lorgyie de i/a i/4; on y ajoute une parcelle de i/a

six pieds. (Voy. Zeitsehrift, etc. p. 97, à Tonent, plus une parcelle de 1/2 1/6 h

i865; comp. Brugsch, Diet. p. io5i.) loccident. Le texte réunit ces deux par-

^ Voyez Lepsius, Ueber eine hierogfy- celles par les mots <=»^î"^f P? «•

Ton a

contre encore la mesure nommée !•«=»► iT^ âr, que M. Brugsch regarde comme équivalant au schœne. Quant à cette célèbre mesure agraire, cxpivos^ en copte cyEttno^, elle n'apparaît sous ce nom qu'à l'époque des Ptolémées. L'inscription d'Edfou * décrit un domaine de 70 sata 1/2, 1/8 et 1/16, et elle ajoute -<«

'^^^^RÇ nti âr ^ennuh sefer^^ ce qui fait sept schœnes; si négligé les fractions, le schœne aura contenu 10 «ito.

Les fractions carrées qui correspondent à cette mesure ont pour expression les groupes suivants :

{remen?) tr 1/2,1^ fiMy hesep «x/Uj'n ^^ (*^^) <^^/8,^

\ «tt ff 1/1 6 Tî et I V renia cr 1/82 ^. -n Ces fractions toutes spéciales représentent peut-être des noms propres, comme nos anciennes dénominations de boisselées, perches, etc. plutôt que des fractions proprement dites. Telle est l'idée qu'inspire naturellement cette série de noms distincts pour chaque fraction de la mesure.

2àà. Parmi les mesures de capacité, le vase nommé nj m hen occupe une place moyenne. M. Ghabas ayant remarqué que les textes donnaient 5 tenu pour le poids d'un hen d'eau , et 7 1/2 pour le poids d'un hen de miel, a tiré de ces mentions la valeur de 0^455 pour la capacité du hen^. Ce résultat parait offrir toute garantie. Le tiers du hen ou une coupe de la contenance de o\i5i se nommait ' àjht ou tep-ty ce que M. Chabas compare au

PV

6ala hesep rrcela fait un sata et un quart ;^ puis il conclut : n persan cela fait 1 00 {sata).yi}A. Lepsius, n ayant pas reconnu Fiuiitë sata , trouve et devait trouver qu*il manquait une unité à la seconde somme pour faire ce total.

* Voyez Lepsius, {/eier eine hieroglyphische InschriJÎ am Tempel von Edfu, pi. V, I. a 0. M. Lepsius évalue le schœne carré h 1 00 orgyies et à /i/i5" âo ; le sata vaudrait donc /j/i™ 62 d'après ce calcul.

* De nombreux exemples tirés du monument d'Edfou enlèvent toute espèce de doute sur ces valeurs qui ont été reconnues par M. Lepsius. (Voy. louvragecitë ci-dessus.)

^ Voy. Chabas , Détermination de la valeur de deux mesures de capacité, etc.

M. Lepsius applique à cette mesure le nom grec Ivhv ; le hin hébreu ne paraît pas avoir la même valeur, malgré Tidentité des deux noms.

copte &.«J>OT(fScyphus'.'n H faut se garder de confondre cette me-

sure àp-t avec I ' àpl de Tinscription de Médinet-abu qui con-

• éik » • •

tenait ko hen, ainsi qu'il résulte clairement de tous les calculs consignés dans cette grande liste de redevances. Cette dernière peut être justement comparée au boisseau des Coptes nommé t-oxtte , car, d'après les données précédentes, sa capacité était de 18 litres 30 centilitres.

Les totaux de cette môme table d'offrandes Font aussi ressortir la valeur du \{\ tena, égal à U àpl et qui équivaut en conséquence à 72\8o. C'est de cette dernière mesure que se servent les inscriptions pour compter les grandes quantités de grains reçues par* le trésor royal.

Ces quatre mesures forment donc la progression suivante :

1** h^tena lo^ou O seul, valante àpt^ 160 hm^ 79^80; ^^ \jQi àptï '' , ou .--«iii seul , valant ûo heny i8^ ao; 3^ Le hm lu ft valant o\&55; h^ La àp'l (ou tep-t) valant i/3 du hen ou o^i5i.

Outre ces mesures principales, on rencontre une très-grande variété d'expressions particulières servant d'unités pour diverses denrées. Nous nous contenterons de citer le «^^k %^ variante "V .. ^^^ Ç û lama ou tamau, qui parait correspondre au

sac de blé^ Les liqueurs se mesuraient par une quantité de vases différents, comme le \\ i§ lis et le s=d \i§ teb pour la bière; mais nous ne pourrions énumérer toutes ces expressions sans sortir des limites que nous nous sommes imposées.

' Voyez Dûmichen dans Bragsch, Mo- La valeur double de la tête j|^ peut laisnuments, t. IV, x, 89. I^ mesure appelée ser quelque doute sur la lecture àp-t ou jk ..^ ta dp, qui devait être d'or tep-t pour le nom de cette mesure.

pour la fête nommée ^aI xj^besta rrlela- * Voy. Pleyte, Etudes, p. 127; corap.

bour,'> était un tiers du hen, dit le texte : Ttl^JU^E «rsao ou «r bourse. ?» Les papyrus mouti'entrusage de nombreuses mesura appliquées a ton les sortes de substances.

<=»\\ I U ^ drien hen re-x^smet.

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