‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 42 sur 98 · A la première personne, le signe ^^^ est souvent rem · texte numérisé non relu

A la première personne, le signe ^^^ est souvent rem

' Dans le copte, le t s*est perdu : le gulier phënomèoe d un dialecte où la

féminin de la a* personne est £; peot- forme simple, ou kal, a presque disparu

être cette prononciation est-elle ancienne pour laisser tout le terrain aux formes

et indiquée par la femme seule y • dérivées.

' L*as8yrien a également offert ce sin-

placé dans les hiéroglyphes par l'image de la personne qui parle : J femme, f dieu, /LY roi, etc. La voyelle I â en est la variante phonétique, mais on rencontre aussi pour la i*^ personne la voyelle \ u, surtout dans les textes très-anciens.

La l '^ personne de la forme ^ ^^1 kuà est écrite indifféremment : \ ^^1 kuày a ^^i kuà, ^ 1 km, ^ ku et même ^^ k simplement, ce qui peut être une cause de confusion avec la 3^ personne. La i*^ personne de la forme kuà parait avoir quelque chose d'emphatique ^ L'Osirien , parlant de sa nouvelle vie, dit au Rituel funéraire :

Mes-kuà mau-kuà renpe-faiâ râ nei.

Je nais , je me renouvelle, je rajeunis chaque jour.

La s^ personne, au masculin, est quelquefois écrite aussi ^ ^^i : c'est une véritable faute, qui est assez fréquente dans les manuscrits hiératiques. La 2^ personne, au féminin, est devenue en copte B; le / final s'est oblitéré. On trouve dans divers papyrus, dès la XIX* dynastie, l'orthographe J au lieu de «* J, ce qui donnerait à penser que la prononciation vulgaire permettait déjà cette suppression.

Il est à remarquer que la 3* personne n'a pas besoin de pronom aflixe quand le sujet est exprimé soit par un substantif, soit par un pronom absolu , soit par les pronoms 1 jk ^^^ M i ^^i remplissaient également le rôle de sujet; exemple :

S{t)imtt nli sen ôiu.

Les herbes qu'ils aimaient

' Voyez Todtenbuch, 87, a. Voyez Té- sur rinseryftton d'Akmèê, p. 61 et suiv.

tude de cette forme dans le Mémoire * Papyrus d'Orhiney, p. XXI , 1 . Dans

Ainsi que nous 1 expliquerons plus loin, le sujet a souvent alors,

pour exposant spécial, la particule \ dn, qur désigne Tagent;

exemple : ^^ \ y^ tôt an Taff^ut t Thot dit ; i» ;Ç^ \ 1

V 17n an ^(^ ce Le roi fut. ^

La 3® personne, au féminin, s'écrit par toutes les variantes n, n* ou ""]2" ^^ ^' même p w«^- il n'est pas vraisemblable qu elles représentent des formes réellement distinctes; le m i et le double s u —h— peuvent y être explétifs.

On peut observer quelques cas où Taffixe-^ujet de la S"" personne est relié au radical par un t euphonique, qu on trouve vocalisé par I, sic : ^[^ ou '^^-^ -II/' ou -teji. L'inscription d'Antef, au musée du Louvre (ch. xxvi, 1. 3), montre cette variété de l'affiie d'abord isolée : % *^ "^^^1 ^ ' ^^ hu-teji htu cr prononçant des paroles, ^ et un peu plus loin, jointe à l'affixe-régime u^ se{t) : \k ^\k '^^ ^ n ^ ^m sotemr-teji-s^t) tr écoutant cela ^ •»

on

Au pluriel, on retranchait souvent le signe de la pluralité m, lit alors ê^'**^ et j J2, x P^^^ mm ®' ^"'**^. A la 3* personne, Taf-

seUf

seuy

fixe s'écrit de toutes les façons suivantes n sen, Ra***'^ «m, n $e(t)^ u^ se{t). Nous doutons fort que les deux dernières représentent une forme spéciale ; le m peut y être explétif ou marque d'abréviation pour la suppression de la nasale^. La forme "<=»^aJLa àrù-un^ moins usitée, s'est rencontrée surtout

cet exemple, ie ^ f de itimu (rherben est de ceux que j*ai sigonlés comme étant peat^re tout à fait exfdëtifs. En effet, le signe y^ est syllabique pour #m.

* M. Brusgsch cite dans sa Grammaire,

p. io8, un exemple pour le pluriel |l^( j\, Il l'i I («-«o-A-'M voeux qui passent;»

mais le cas me paraît rester douteux, parce que ceAains verbes prennent, après leur déterminatif, une finale ^ ti, qui semble fortifier le sens et peut même varier avec le redoublement.

' Voyez le n* A & sur la suppression de la nasale dans Tëcriture.

' Ce pronom te» est plus souvent aflSxerégime , mais il pouvait aussi être affixesujet; exemple {Papyruê Abbot, IV, i3; comparez Cbabas, Und,) : après les mots, tr vinrent l'officier royal Nassu àmen, basilicogrammate et le chef de la ville , Psar :

Kam-un àd en(ket'U-)user %opes.

(rlls trouvèrent le chef des ouvriers User

dans les papyrus judiciaires; et la dernière -«=»^ ^ fln-te est plus récente; elle est quelquefois même réduite au seul signe du pluriel,

I pour âtvti.

264. La forme avec le sujet indéterminé ••=^**^ àrt^lu (ton fait, on fit, etc.*» ne di£fère pas du participe passif (factum est pour feeerunt); mais comme cette finale tu s'adapte dans le même sens très-régulièrement aux pronoms absolus, il nous a paru plus pratique de l'ajouter au paradigme. Ainsi on aura avec le pronom de la forme \k ^ emtu : \k ^-<=»- emtuf àri tt il fait, etc.*» et \k

^ '^=^ emttHu àri cron fait, on fit, on fera.*» Dans cet emploi, la finale tu est évidemment caractéristique du pronom vague.

Le décret de Ganopus en offre une quantité d'exemples pour le futur : 5^**%^%"^^^ '^^^^ em-tutu àri )(à àa tton fera une grande fête ^ (1. 1 7 ; comparez 1. 22, 28, 29) ^ Dans la phrase suivante, le rédacteur se sert de cette forme au présent (L 18) :

MtU'tu àri-f em renpe-t IX {Payni) kau uà,

Od la fait dans Tan IX, en Payni, le jour premier. kyerai ^è vvv èv rû Mtù9 érei vovittfvl^ tov Uavvl firjvôs '.

Dans les basses époques , on lit souvent \k ^ ^ mutut à la place de mtutUy mais il ne parait pas y avoir de différence entre ces deux mots, le «^m tu final étant simplement changé en m «^ ou £ dans la plupart de ces mêmes textes.

265. Dans la conjugaison, l'affixe de la forme simple est quel-

' Ce dernier exempie prouve claire- woyezle Mémoire turritueriptiond'Ahmis,

ment que le pronom emtutu n'indique ni p. lyS , où cette valeur a été d'abord ex-

Toptatif ni le subjonctif; pour le rôle gë- pliquëe. néral de tu exprimant le pronom vague, * Voyez ci-dessus, n° 186.

quefois remplacé par les pronoms du type ^"^ n«i, ^^ ruf; quoique ces variantes appartiennent plus ordinairement à Timpératif, où nous les retrouverons, elles étaient quelquefois employées au présent-aoriste ; exemple :

Tu manges avec ta bouche.

266. Le temps simple ou présent-aoriste a pour corrélatif un aoriste avec tendance vers le passé , qui se distingue du premier par rinsertion de n, m**^ ou ^, avant les affixes; ce qui produit le

paradigme suivant : -•ss»^ >^ , -•=

, signifiant : «rje fais, je fis, j'ai fait,^ et même (tje ferai ; tu fais , etc. t>

Nous verrons que ces deux temps ainsi que le radical abstrait se prêtent, dans les phrases de tournure concise, à toutes les modifications nécessaires au discours.

267. Le participe présent possédait encore une forme spéciale résultant du t final, s=3 ou |, plus rarement m : ^ ^=» àri-t cr faisant. V Le féminin prend ordinairement la finale 1 1 ta.

268. Nous avons déjà indiqué la voix causative caractérisée par l'addition de (l s initial (voyez n° 260) ; elle se conjugue comme la voix simple : Rë «^^ adresser, t? U& s^k se-Jjà-à (rje

dresse, 11 19 >^ se-ff^à-nà crj'ai dressé, etc. •«

269. La voix p;Bissive est très-fréquente : tantôt le radical s'y présente sans modification apparente, mais on pouvait, dans le

' Sa-em siium er Livre des souffles, « en variante de àm^k em ru-k, texlc des S 3, manuscrit du Louvre, très-correct; autres manuscrits.

discours, reconnaître le passif à un changement de prononciation, qui ne laisse pas de traces dans l*écriture; tantôt on employait la forme spéciale du participe passif, qui résultait de l'addition de la finale tu ou ut^ écrite «*%, ç, ^ et %«k^ '•^^^^ àri-tu (rfait.D En ajoutant les affixes pei^onnels, on obtenait les deux aoristes passifs "<=^ v> ^^^ , '^^ a sAk àri-tur-à et àri-tu-này etc. <rje suis fait 7) (Jacius ego pourjib).

270. Nous reviendrons sur l'emploi de tous ces temps, que nous avons simplement groupés ici pour compléter ce qu'on peut appeler la conjugaison du verbe égyptien à un point de vue strictement grammatical; on peut la résumer dans la liste suivante :

AGTir ou IIBUTRB.

N" 1. Thème abstrait ^^ï»* àri, infinitif, participe présent, présent-aoriste,

3* personne et impératif.

N* 2. Présent -aoriste "^^S^K ari-â, présent, passé, futur, participe et impératif.

N® 3. Prétérit-aoriste -^ï^» >^ ârMiâ, présent, passé, futur.

N" 4. Partie, actif m. •^:^»&=3 àri-t tr faisant.?)

f. -^ï^* 1 1 àriria.

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