L'n de jonction a été étudié dans les affixes
^ Cette amphibologie se rencontre par- ' A la place de Finteijection \ ^ d,
fois dans les textes quand la particule du Quelques manuscrits portent ^ T ^ 3) a été omise. 3L« ànet{net) ha^ rr hommage à toi I n
, etc., nâ, neky nef y etc. et nous avons constaté qu*ils n'entraînaient pas nécessairement le prétérit et laissaient au second aoriste Tindétermi nation du temps. II' en est de même quand Yn est attaché au substantif sujet; il se comporte alors comme un simple abrégé de \ an :
utu en hon-f àri kat em àbtu en mer àbtu, Jassit rex Geri opus in Abydo ad irrigandum Abydum '.
Divers temps composés admettent la même formule, ainsi qu on le remarquera plus loin dans les exemples qui leur servent d'explication. Dans le monument cité plus haut, le roi^ Toutmès III dit:
àu-uah en hon-à hotep nuter, J*ai augmenté l'offrande sacrée.
273. II n'était pas nécessaire que la phrase commençât par le verbe pour que les particules \ , a**^*^, eussent leur emploi devant le sujet. Toutmès III s'exprime ainsi :
àêle àn-hon-à sfefa keb-u tep-ter-u em xjBr-t renpe-L
Voici que j*ai approvisionné les fttes des commencements des saisons pour chaque
année '.
' Louvre. Statue de Pi^aantU \^» àtte amenait ordinairement le sujet
» DetJcm. 111 . 3o, I. i6. j^^^^j j^ ^^^ ^ ^ présence de \ '-»
' Leps. Denkm. III, 3o. Inscription 1» .
des fondations de Toutmès III k Kamak. *» °'<^'°'' P»" «^^ t»"' °^'^^ = M' • I
hH-à -Ma Majesté,» c'est un type pro- "T" 'l" ^Z*" """ '"""*"" Irè^i-uàlée
.1 , . f .• ] dans les récits,
nominal personnel au roi. La particule
Au Réctl des deuxfrères^ pendant qu'on coupait les deux perséas merveilleux, le texte ajoute :
j^icri
n cnll I 1.1 I I J\ en per~âa â, t ê, her hâ.
Le Pharaon (vie, bonhenr, santé) se tenait là.
On peut, dans ces phrases, supposer l'ellipse du verbe auxiliaire un; mais dans les exemples suivants, la locution est complète et la particule an sert évidemment à mettre en relief le sujet placé en tète de la phrase, de manière à produire une locution emphatique. Les généraux de Pian)(i-Meriamen lui adressent les éloges suivants^ :
■ j^ Il ^WnnM^
I Ammm)A ^l^t Ul I i i
an ken-k ta en-na x^P^*' Ta valeur nous donne un glaive.
La nuance qu'on a voulu atteindre sera bien rendue par : er c'est ta valeur qui nous donne, etc.Ti et dans le même discours :
1^^^^^^^^^^^^ ^^^^^^^^^w ^^^^^^^'^fc»» ■ • ■
an ranrk àr-f en'-na xppék.
C'est ton nom qui fait pour nous un glaive * I
Outre les substantifs et les pronoms, le sujet peut être tout un membre de phrase; nous rencontrerons dans l'étude des temps complexes des exemples qui nous donneront l'occasion d'étudier ces
* Inscription de Pianyi^Meriamen, est nécessaire de modiGer la règle que
1. 1 & , 1 5. Le second exemple est précieux M. Brugsch pose au n* 36 & de sa gram-
par le redoublement du sujet dans àr-f, maire hiéroglyphique; cet auteur prétend
ce qui démontre qu'il n'est pas possible que le sujet avec ^JL^ an se trouve h la
de songer ici au passif. fin de la proposition.
' Tous ces exemples montrent qu'il
tournures, dont nous avons comparé le principe au a^ Js^ux^ ^1 de la langue arabe K
274. Le complément direct du verbe ne donne lieu à aucune remarque quand il s'agit d'un substantif. Nous avons déjà exposé, à la section des aiBxes pronominaux, les principales règles de leur emploi^ comme compléments directs ou indirects; il nous suffira d'ajouter ici quelques remarques sur le choix et le jeu des affixes, compléments des verbes.
Nous avons dit que Taffixe de la i'* personne prenait souvent la voyelle % u comme liaison, ce qui peut éviter des équivoques; la phrase suivante en montre un exemple intéressant'; c'est le roi Mer-enrftah qui parle :
meri-uà rel-u ma meri-à-se-^î),
I^es hommes m'aiment comme je les aime.
On trouve également dans le discours de Séti I^'à Abydos (1. 4/i) :
s-àa - nud neb er-ter fesef.
Le Seigneur universel lui-même m'a agrandi.
Ces deux exemples suffisent pour montrer la place relative de Taffixe-régime et du sujet-substantif; en pareil cas, la qualité d'affixe l'emporte et l'affixe personnel, quoique régime, précède toujours le substantif. Il en est ainsi, à plus forte raison, quand l'affixe est le sujet. L'affixe-régime indirect précède aussi le substantif-sujet;
* Voyez ci-après, n' 988, la phrase : * Voyez le n* 193.
tfit x^-Â b^ «w àJÙ ff de servir le roi était ^ Inscription de Mer-en-ptah. ( Voyez
luou devoir.» Duemichen, Monum, hist IV, 71.)
en vertu du même principe , on dira : !Jbd[ 1 ^^ f ta nefsuten « le roi a donné à lui. n Très-souvent alors on prend la formule du second aoriste : '^'"^ 1 j /a-en nefmim (r le roi lui a donné. •»
La réunion de l'affixe-sujet de la 2® personne ^ir^ fc avec faffixerégime \^u^^^ compose un affixe-complexe ^"^V»^ ^^> qu i po urrait quelquefois être confondu avec la 1 ** personne : 8 Ç H ç, ^^ft hiirknà (ttu m'as frappé i) et ^ ^ ^^1 rek-kuà (rje sais 15 ont la même forme apparente*
L'amphibologie pourrait donc avoir lieu dans la rencontre de ces deux affixes : ainsi ^ j^ ^^ ^ «^ solemreh-m pourrait signiGer, suivant les cas, «rtu m'as entendu n et trj'ai entendu."» C'est sans doute pour parer à toute équivoque qu'on employait parfois un pronom plus développé pour le régime. Bâta dit à son frère, dans ses reproches * :
au an sotetih^k ru-à her âif.
Et tu ne m'as pas entendu en paroles.
275. Quant à la formule ^ ^^1 hm^ elle était aussi applicable au régime indirect, pour la i** personne^, après la 2^ personne-sujet; Bâta dit à son frère aîné : cr Je vais me changer en un taureau sacré, etc. 't^
emtuk hetnse^ kuâ her peseta
Mot h mot : Toi , tu t'assiéras à moi sur le dos.
276. On remarque dans les textes soignés qu'on évitait, en gé*
^ P<^. d'Orbiney, VII, A. natif est fautif; il faudrait r^lièrement
* C'est le cas de notre pronom «me.» t à la place de » Pap. d'Orbiney, XIV, 6. Le dëtermi-
néral, de placer Immédiatement en contact deux affixes personnels, l'un sujet, l'autre régime, sauf les pronoms-régimes 4^ et a**»'*--^, qui étaient d'une nature particulière. Parfois on se servait pour le sujet d'un pronom absolu ^ :
entuk à-Ma^ un.
ttTu les as amenés» à la place de aÙL-k-un.yi
emtuf her àùù-u,
ffU les amenait D à la place de aùd-f-u*.
Le régime, de son côté, pouvait emprunter un des types pronominaux, tels que ^ i tot-fy i ru-f, ^i i i ha-f, etc.*
C'est la méthode qui a prévalu dans le copte, où tous les pronoms-régimes sont accolés à l'un de ces supports.
277. L'afBxe-régime est aussi souvent augmenté d'un support ç tUy qui provient manifestement de l'auxiliaire ^ u^' , ^, etc. mais qui n'a plus dans cette position qu'une valeur euphonique : ^???C > ^ J èep-nef-tuà craccepit me.i» On comprend
avec quelle facilité la voyelle finale a pu tomber, en sorte que le "T copte, affixe-régime de la i" personne, est resté seul, x-qcgcUTTT craccepit meiï répondrait pour la finale ^k -^^
Avec les autres personnes, la formule ^^ fw-fc, ^^^^ tuf^ etc. donne de même la clef des affixes tK, nrq, qui ne subsistent plus
^ Duemichen, Monum> hùL IV, /13. ' Voyez ci-dessus, n* 1 8 s. Les Arabes
Inscription de i(ferefip/aA.( Pourra initial, usent d'un artifice analogue lorsqu'ils
voyez ci-après, n* 3o5.) donnent un support h Taflixe-régirae.
* Pap, d'Orbiney, II, t.
dans le copie que pour certains verbes ^ ec^^^itK «r portât te,?) Eq- JULEpx>T-K tr amat te , v est égal à I ^ '^•^ ^S ^ àuf-meri^u-k. Dans la langue antique, tuày iuhy ^u/" s'emploient surtout après un ' atlixe-sujet et comme séparation euphonique; exemples^ :
s-uta-f-iuk em seben s-âa'f'tuk etn sau-t.
Sanat te in vitta (seben) ^ magnificat te in veste (saut).
sàn-hF-k reme-s-tule em Tatu.
Ta sœur te pleure dans la ville de Tatii.
Cet aQixe se plaçait quelquefois aussi immédiatement après le radical dans un temps composé :
au-ten kam-tuf uta.
Vous trouvez lui sain (intact).
C'est alors exactement la forme au-f-men-tu-k ^ que nous avons comparée au copte EC^iULEpXTK.
278. Dans le style des papyrus, le pronom mi u était trèsusité pour l'affixe-régime de la S*" personne pluriel; mais il est quelquefois réduit à la marque du pluriel i. La variété du pronom un, que nous avons reconnu comme sujet, servait plus souvent d'affixe-régime; dans le récit de la victoire de Mer-en-^htah , il est
' Cf. Peyron, Grammaire copte, i53, ben et saut sont les noms des deux par-
t56. ties des linges sacres. — ' Pap. Boulaq,
* Pap. Boulaq, y/Il, 4. Formules pour XIII, 5. Allocution à Osiris. — * Pap,
les cërëmonics de rembaumeraent. Se- Abbott, IV, a. Cif. Cfaabas.
dit du chef des Rebu : (tCest un misérable, exécré de ses propres soldats ^ Ti
ntuk d-dtorun er fa sma.
Tu les as fait venir pour le faire tuer (par eux?).
279. Nous avons déjà constaté la nature particulière des pronoms 1 V ^u et M seUy qui permettait de les employer soit comme aOixes, soit comme pronoms absolus (n^ ^7^)« i % ^' quand il est sujet, doit précéder le verbe; comme régime, au contraire, il est placé à la suite. D'après cet usage constant, il y a une nuance à distinguer dans lanalyse des deux phrases suivantes, appliquées au soleil dans Thymne d'une stèle du musée de Berlin.
I 099^9^99\ J J g ^9^^W99W\ ^^^■■iVl ^^^^^^teBB
àmom-êu an rex, temrf.
Lorsqu'il s'ëveille, il donne dans ses rayons la vie aux hommes; et, lorsqu'il se cache,
on ne connaît pas sa voie '.
Su est ici construit avec un participe dans le sens de Tabialif absolu du latin; dans le second verset, le mot à mot est (t cachant
SOL-n
. On a remarqué que le pluriel I , dans son rôle de
^ Voyez Duemichen, iter. àt% Mon. #em signifie aussi crie naos «ou cria châsse»
IV, &3. du dieu : c'est peut-être la retraite incoD-
' Essai sur la slèle n* i353 de la col- nue du soleil pendant la nuit que Tauteur
lection Passalacqua, Berlin, 18&9. ^ a voulu designer ici.
sujet, prend souvent la variante M ; l'orthographe ordinaire M n'est cependant pas exclue de cette valeur; on lit, par exemple, dans le Papyrus ^Orbiney (II, i) :
se{ti)mu nti sen-àbu.
Les herbes qa'ils aimaient.
Une exception beaucoup plus rare pour ce pronom pluriel est la forme 0^=^ ^^ quon lit cependant dans des textes excellents. En voici un exemple tiré des annales de Toutmès III :
nan timâ-u er-ta^set ker mu^.
Les villes placées sur la mer (pour : les villes de la cAte).
Cette variété ne peut être considérée comme un pluriel féminin, car i^ifcl/l tima et villes) est masculin. G est un nouveau cas de cette addition d'un t euphonique , que nous avons déjà observée à diverses reprises.
281. Je rencontre dans un texte fort correct la forme exceptionnelle /•^'-^ 1 Ç enm pour l'accusatif du pronom su. Il est question du retour à Thèbes de Toutmès III victorieux* :
sep^nsu famu na uat-t her neham.
Les générations de Thèbes le reçoivent dans Tall^presse.
~ Lepsius, Denkmàler, III, Sa, I. 97. — - ' Brugsch, Monuments, XXII, 7.
DU VERBE RiPLÉGHI.
282. Le pronom 1 % ra avait encore un rôle prédominant dans le verbe réfléchi ; mais il pouvait y être remplacé par le pronom ^^ Us; tes-à cr moi-même, t) tes^h «toi-même, etc. ■»; quelquefois aussi le sens réfléchi est encore fortiGé par la jonction des deux pronoms. Le papyrus Harris nous fournit ici deux excellents exemples; il s'agit de Tessence du dieu créateur * :
ïeta-tu er-ret nuteru.
AbsGondens se hominibus (et) diis.
i^ figure seul à son tour dans la célèbre formule W -ZT^ Xeper tesrf, que M. Birch a si habilement traduite le dieu « existant par lui-même. T) La légende des hymnes du soleil et celle du papyrus Harris, qui développent la même idée par la génération éternelle que produit l'acte divin, se servent de la combinaison su-tesp.
nutery nuter, utet-su teê-f,
Diea devenant diea (en) s'engendrant lui-même^.
La variante du second nuler dans cette légende est |^ ^11 S
nuteri, forme incontestable du participe^.
* Pap. Harris, 111, I. 3 et L i. s U ne faut pas perdre de vue que J ^
Hymne adressé à Amon par le roi Ram- ^ ^ ^.^ ^^^ ^^^ ^^ ^^^^ j,^
verbe, il signifie simplement alors «rlui- Dans rhymne du mvsée de Berlin , ^^^ Yoyez rinscr. de Piankhi. I. io4 :
cité ci-dessus, n* 379. Le soleil est qualifié ^
Ami nuteri meê-su ùs-fra neb, tr Enfant uà «r lui-même se tint debout, le prince
divin qui se donne la naissance à lui- seal7> (en face du dieu).
même chaque jour, n * On ne sait pas au juste le sens du
Le participe du verbe réfléchi était fort usité, en voici une autre formule :
w Jr T -^ w 4* I I I
Xan-ui-su haù-ten.
Le cœur vous a nianqaë. Mot à mot : Avili soi, votre cœur '.
C'est le reproche que Ramsès II adresse à ses soldats après son abandon; le participe a pris ici la finale ut.
Au parfait- aoriste, la formule du réfléchi devient 1 m
nef-su; exemple : m * % jk i er-t-â-nef su her ya-
t-f em-iely etc. ttil se mit sur le ventre en disant, etc. t) pour «ril se prosterna t> devant le dieu ^.
283. La combinaison des afiixes ^ir» 1(^ -h-su semble, au premier abord, renfermer nécessairement la a* personne du singulier avec l'affixe-régime IÇ su, et tel est souvent le véritable sens; cependant je suis porté à croire que cette formule caractérise quelquefois la 2*^ personne du verbe réfléchi , et je signale à Tattention des phrases assez nombreuses construites sur le modèle des suivantes :
jàr miti aa-4u àa hotepu^su cm )(ennu * rà-aen.
Si fjat sic, senex longaevus requiesces (te) in sepulchris eorum '.
C'est la sanction que le scribe \n% donne à ses préceptes.
verbe wdery qui forme le radical du mot participe remplace, dans une allocution,
nuier «rdieu.» G^est une idée analogue à la seconde personne de Taoriste et même
crdeveniri» ou «rse renouveler, 9 car nuteri Timpëratif. (Voyez ci-après, n* SSg.) est appliquée hTâme ressuscitéequi revêt ' Stèle du prince de Balditan, 1. 17.
sa forme immortelle. ^ Pap. Soniioç^ XVII, 16.
* Pentaour, teite de Kamak, I. Sg. Le
La phrase suivante ne paraît également s'expliquer naturellement que par la â^ personne du réfléchi ^ :
kamu-k-iu em nefer em tàr paik seruen ka-
hu au kame-k-9u er faàa.
Si lu t'es trouve bon au temps de ta prospérité, ie malheur venant, tu te trouveras
(bon) pour le supporter.
àm-ék ak'U em â&tu du kamu-k-su em tesàu-
tu emr-bahu kenken.
N'entre pas dans une réunion (quand) tu te trouves disposé à une querelle'.
Les combinaisons assez nombreuses quil nous reste à exposer
sont toutes obtenues à l'aide de verbes auxiliaires et de particules r ce sont de petites locutions complexes dont on doit logiquement classer les règles dans la syntaxe; mais, d'une part, leurs dérivations sont parvenues, dans le copte, à une agglutination plus parfaite et elles y ont formé divers temps de la conjugaison ; et, d'autre part, il nous a semblé que la méthode la plus pratique consisterait à réunir l'étude des diverses formes simples et composées, dans leurs applications, sous la rubrique des temps auxquels elles sont le plus habituellement afl'ectées.
* Pap. Boulaq , XXI , i . Remarquez êenr * Vap, Boulaq, XXI , 1 6. Dans em-tesau
sen (rres secundaen opposé à kabu, tr l'état la particule indique Tétat. de malheur ou de faiblesse. «
DES VERBES SERVANT D'AUXILIAIRE. (âlRB, FAIRE, DONNER, ETC.)
2Sà. ■ \ Pu «rètre, en copte tie ^ Dans la langue antique, ce verbe est ordinairement écrit a^ ou a p^ ' sous cette forme, il est invariable, et lorsqu'il est isolé, il sert particulièrement à caractériser une explication. Par exemple, au chapitre xvm du Rituel, il est question de nommer les dieux d'Héliopolis {ànu); le texte dit :
Tum pu su pu tefnut pu.
C'est Tum, cest Su, c'est Te/nu,
En pareil cas, pu se met toujours après le mot expliqué.
La leçon )&[ i^ P^ ^^^ beaucoup plus rare. Dans le récit des deux frères, Anpu cherchant le cœur de Bâta trouve enfin un fruit qu'il retourne :
as kati en paif sen seràu pa-{t),
Voiià (que) le cœur de son frère cadet ëtait (là) '•
Le verbe ■ % pu est usité dans plusieurs combinaisons verbales : on trouve, dans quelques cas, la forme secondaire ^11 put; elle est susceptible de se combiner avec les aOixes personnels : la variante 'ifc^^^ p^ se confond avec l'article ordinaire ou le possessif patUy paiky patf; nous le retrouverons sous cette forme à l'article du
' Voyez Ghampollion, Grammaire, uàbu pu un xer-hârt-êen er-men renpe-t uârt
u* 3Û3. ^f^ç j^ vfpovvàpxfnnas lepeïs éci>s tow
• Voyez Todtenbuch, xvm, 4. Gompa- typwrow érovs^ etc.
rez le décret de Canopus, '• ^= ^ ^ ^ Pap. d'Orhiney, XIII , 8. Dans les bas-
/Si' j^Me.Zirw SiO m temps le verbe p» s'écrit souvent: •'ç*.
nom verbal. Dans le copte, ce verbe n'est pas resté invariable; suivant une partie des modiGcations de l'article, HE est devenu au féminin T^E et au pluriel ns. Le démotique admettait déjà ces modifications ^ ; notre verbe y revêt les formes pu, tu, nu; rien de semblable n a encore été observé dans la langue des monuments hiéroglyphiques.
285. Le verbe ' dr, quelquefois abrégé en <=» r, correspond au copte EpE «rêtre^-n II était également très-peu flexible. Son rôle habituel consiste à commencer renonciation d'un fait; quand il s'agit d'une chose à expliquer, il a pour corrélatif le verbe pu; ainsi, dans l'exemple cité plus haut^, voici quel était le premier membre de la phrase :
àr ûih\ntysu âa-t àm-u ànu.
Sont les che& grands habitant Hâiopolis.
Et le texte continue : Tumpu^ Su pu, Tefnu pu cr c'est Tnm, c'est .§11, c'est Tejhu.'n Ici àr sert à introduire, ce dont pu aflirme l'explication!
Gomme initial d'un récit, 1 àr se combine parfois avec la
particule relative ^|[*^. ! àrnti cril est que, t) ou avec l'or-
thographe abrégée a**»^^*. ' àr ainsi employé est habituellement invariable; on en remarque une seule forme dérivée, sorte de participe pluriel, I aru (r(les choses qui) sont;?) quelquefois il se place à la fin du membre de phrase. Ahmès, chef des nautonniers,
' VoyezBrogsch, Gramm.(iém, p. laS. aussi elle lie le premier terme avec un
* Voyez Champoliion, Gramm, n*3&6. conséquent; nous verrons plus loin que,
' Todtenbuch, cb. xvui, k. dans les décrets de Rosette et de Canopus,
^ Cette formule initiale est quelque- elle caractérise les emuidéranti, fois simplement énonciative, mais souvent
rappelant les dons qu'il a reçus du roi en récompense de sa valeur, parle ainsi des esclaves qui lui ont été attribués :
hon-u hon-t'U er mati ôthi.
Mot h mot : Des esclaves et des servantes de même sont.
Les soldats de Toutmès III, après la bataille de Mageddo, sont représentés par le texte comme occupés à relever le butin :