AORISTE PRÉSENT
295. Les formes, pour la i"* personne du verbe ^ re/^ (f connaître, savoir, m au temps le plus simple, sont :
rej(j'à ffJe sais.^)
@ m S^K re^u ou re^uà (t Je sais, r, ^ p ^" ^ p I ^^'^ ^^ rej(;'km a Je sais.»
La notion du temps y reste presque tout à fait indéterminée^.
Ce temps simple est quelquefois renforcé par l'addition du verbe ■ % |m (T être, 7) qui se place immédiatement après. Je ne considère pas celte locution comme un temps composé ; ■ % semble rester
* Pap. d'OrUney, XIII, 3. sonnes: il nous a paru inutile de répëler
' Voyez cî-dessus, n" 26a, le para- le paradigme entier pour chaque nouvelle digme de •*■*" \ \ àri pour les autres per- forme.
indépendant et, sans rien changer au sens, il apporte simplement un supplément d'affirmation à la proposition. C'est ainsi que, pour louer la valeur du roi, un papyrus de Berlin emploie cette tournure, dans plusieurs phrases du modèle suivant :
res-f pu hat-f er (semer-u).
Il se i^jouit lorsqu'il alleint les ennemis ^
296. Le premier type composé est tiré du verbe Iç au. L'affixe personnel s'y joint de diverses façons et peut même y être redoublé :
au'^-rej(^
àure^-^
aur-a-re^-a
signifient également : tr Je sais, je connais, ft
a ^M^ àU'à-rexrf^
C'est l'idée abstraite de la connaissance jointe à la notion de l'existence, à laquelle elle s'attache comme mode.
Ce temps a persisté dans le démotique ^, où son paradigme doit être lu : âw-i, aix-fc, àu-f, àu-s, àu-n, àu-tetiy àu-u. Le copte l'a aussi exactement conservé dans le présent de la forme EJ, EK , EC^, etc.' En effet, le groupe Iç se compose d'une aspiration I à vague, et d'une motion Ç ti dont la prononciation brève était e, et c'est avec cette valeur qu'il a passé dans la langue copte. C'est ce que constate la transcription grecque è^ovi^à^ pour le nom propre
' Pap, Berlin, Saneka, 1. 60. moins usitée que celle du numéro sui-
* Comparez Brugsch, Gramm. dm. \ani^\ ^\ tutu.
a83. La forme pour le pronom indéter- * Deuxième présent de M. Peyron,
miné ^ <5 <» àu-tu rey «ron sailli est Gramm. copte, f. Sb.
I ^ •*. ^ ^^i àuf àn^, qui se prononçait évidemment efonkhK Comme en copte, celte forme servait aussi au participe présent.
Quant à la forme la plus brève du verbe copte, le i®*" présent de M. Pey^on^ sauf la i"* personne en '^, qui dérive d'une autre forme antique, M. Schwarlze, a bien vu qu'elle n'était qu'un affaiblissement de la forme ex , EK , ec^ , etc. que nous venons de rapprocher du temps composé I ^ ^ àuf-rer^ cril sait-n ou cr sachant. D Peyron trouvait la marche linguistique de ces deux présents fort irrégulièrè : elle est, en effet, empruntée aux paradigmes d'autres temps composés pour plusieurs de ses formes : la i"^ personne '^j la 2^ du féminin te et EpE, et la 3*personne EpE: c'est ce que démontrera l'étude successive des formes correspondantes. La 3® personne du pluriel CE^UEpE est égale à R ^^ ^S seiimer; le pronom sen avait la propriété d'être sujet absolu et pouvait se placer seul avant le verbe; il a passé ici au rôle de simple préfixe.