I I II I 1^ A
àmmâ- $otem en-na neb-na ne'/t.
Que notre seigneur victorieux nous écoute !
Dans le Récil des deux frères ^ la princesse dit au roi :
àmmâ" âreku nd en nuler em fut,
Jure par ]e dieu à moi, en disant, etc.
Les deux formes abrégées àmâ et àm se lisent dans le récit du voyage du prêtre de Khons'^ : le prince de Bakiitan, parlant de la maladie de sa fdle, dit au roi :
* Pap, d'Orbiney, If, û. Ilatrà, qui est ie copte ^i^TpEE**^ rgeraelli,»
^OTp «rconjungere.9 peuts^appiiquer ici à des bœiiTs ou à des chevaux indiflereniment.
' Denkm, 111, ){-j, ). 5.
' Pap. d'Orbiney, XVI, 6. Cf. ibid. XI, 5et6;X, 4;XVm, i, etc.
* Stèle du prince de Bakhian, I. 9 et !&. Itex^ )(et, sujet complexe, mot a mot vrun sachant les choses, d
72 CHHESTOMATIIIE ECiYPTIEXNK.
àtnâ-{t) ulu hon-k ^^XrX^ ^^ mnas.
Que ta Majesté envoie tin savant pour la v.oir.
A sa seconde visite, le même prince demande an roi rintervcnfion d'nn dieu en personne :
àm-ulu hon-f er-tâ àn-tu nut€i\
Que sa Majcslë ordonne qu'on lasse amener )e dieu.
Ici l'emploi de la 3*^ personne est encore à noter comme une forme |)lus respectueuse.
325. Nous remarquons, dans le même récit, une manière encore plus adoucie de présenter la demande, et nous pensons qu'elle a réellement la valeur du conditionnel : elle résulte des auxiliaires I % du et 1 àr réunis. Ainsi le roi prie Khons nofre hotep d'intercéder aupi'ès de Khons pe ari-seyeru (deux personnifications de la même divinité), afin qu'il le décide à faire le voyage de Bakiitan:
àu-^r-tu-k her-k er xims.
Cette tournure équivaut à : crSi tu voulais placer ton visage vers Khons (pour lui demander), v
Une antre formule, de même valeur, est tirée du participe; nous l'étudierons plus loin, ainsi que les formules où l'optatif n'est
' Celte forme fli/i, abrëgëe du prdcatif * Stèle du prince de Bakhtan, I. lâ.
àmmà, est rare; il fantpi-endre garde de (Pour J^wr indiquant le conditionnel,
la confondre avec le proliibilif dm, ((ui vovoz ci après n" 3t27.) s'écrit de même. (Voyez ci-aprèr< n" 390.)
indiqué que par le sens du discoui*s et reuchaiuemeul des menibres de phrase.
326. ChampoHion [Grammaire^ n** 280) donne, pour le subjonctif Irois formules qui démontrent elles-mêmes la non -existence d'un mode caractérisé par des flexions particulières. Les deux premières : '•"'^ -ff^ . .^^ • • torseti sep-à sennu
n I II V— I JML M **0^ JTl, II' ^ là -<:^>-
(r ils m'accordent (que) je reçoive des pains,?) cl^'^j^ll-'^
'^^■^ ma-at tnaa-^ick tef-k (t viens (que) tu voies ton père,^ ne sont autre chose que les deux premiers aoristes; l'état subjonctif n'y résulte que de la dépendance établie par le sens, pour le second membre de la phrase par rapport au premier.
La forme que ChampoHion nomme présent du subjonctif montre encore les aoristes sans aucun changement : seulement le verbe dépendant est joint au premier par une particule qui est «=> er ou n, indiquant le but de l'action :
âi-ui * se-d en maa-k.
Viens! mon lils, pour (que) tu voies.
Ce n a passé dans le copte et y a formé un temps mieux défiui-, en s'agglutinant avec les affixes et avec le verbe dépendant : le memphitique et quelques personnes du sahidique empruntent l'initiale w/; m. hT«K, h^EU, etc. s. ÏÏ^t^k, mû, etc. à la particule antique plus complète ^"^ nte, qui est l'expression favorite de l'idée générale de relation^. Nous reviendrons sur le subjonctif en étu-
* Celte forme d1inp<5ralif \\esi autre où la particule rlëcèle clairement lorigine
chose qu'un participe avec la terminaison du temps, par la facultë qu elle a conser-
wi. (Voyez ci-après n" 338.) vëc d'être 8<5parëe du verbe par le sujet
' Voyez les XIV* et XV* temps de substantif.
M. Peyron {Gmm. copte , p. 90 et loG), ^ M. Bru[jscb cite dans sa Grammaire
diant les inodiGcations déterminées par les diverses particules conjonctives et par renchaînement des phrases.
Dans les récits, quand l'ordre des faits exige le prétérit antérieur dépendant, que nous rendons par le plus-que-parfait du subjonctif, on se sert ordinairement du temps composé avec l^^/ifi et <=»^ an (voyez ci-dessus, n** 297) <=»-«-'^>- per pu â/t rrcum cxisset. 7)
Nous avons dit aussi qu'on pouvait considérer comme appartenant au subjonctif les cas où l'aoriste est gouverné par une particule :
un ànf her semi-nef.
Mol à mol : 11 fui qu'il s en alla.
iMais aucune de ces circonstances n'amène une vraie modification de la conjugaison.