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an peru ba-usen *.
Leurs âmes ne sortent pas.
Cette liberté permettait de diviser spécialement la force de la négation sur le substantif ou sur le verbe. Avec l'aOixe, le verbe
suit immédiatement la négation : > *^^ ^l I an-
maa-sen «fils ne voient pas. -n Mais, dans les derniers temps, lesaffixes avaient également marqué ici leur tendance à rejoindre les auxiliaires : dans le Papytiis Rhindy la phrase hiéroglyphique :
I an (e-tu crils ne disent pas,^) correspond au démotique an-
u-te qui conduit directement au copte î^E'^î^^e (&"Î^)- Le second aoriste du modèle 1 ^ ^S an txU-nef était aussi très-
usité.
371. L'introduction des auxiliaires donne ici lieu à quelques observations : le verbe ■ % quitte sa place ordinaire et vient s'accoler à la négation ; exemple :
^ Dans le groupe ainsi compose ^ , le a est lrès-pi*obal)lement explétif et sans valeur phonc^ticpie.
dn pu se àr-t àr-t nek ier rà tr-men
II n'y a pas de fils (qui) ail Tait (ce que) tu as Tait, depuis Ra jusqu'à (noire lemps)^
372. Lorsque Ion rencontre Tauxiliaire 1 % àu^ il faut distinguer soigneusement la place qu'occupent les deux éléments ] ^^^ et I % : quand ce dernier n'a que la valeur conjonctionnelle , il précède la négation; c'est le contraire, s'il occupe une place logique dans un temps composé. Plusieurs phrases tirées du Rédt des deux frèreSy aideront à saisir cette distinction. Dans l'allocution de Bala figure le reproche suivant : rr Qu'est-ce que ton action de me poursuivre pour m'assassiner?^
âu-àn- 90tem-ek ru-à her tut,
Sans avoir ëcoulë mes paroles '.
Mais nous aurons la construction inverse dans le cas de l'aoriste, du conditionnel et du futur. La conclusion des reproches de Bala se formule ainsi :
pa-un àihâthà" hâ em às-t àu-k àm-s{t).
Ceci élanl, je ne reste pas dans une demeure dans laquelle tu es '.
Plus loin. Bâta dit à sa femme : crNe sors pas! de peur que le fleuve ne te saisisse. *»
* Voyez Marielte, Abydas. Grand récit Pap. d'Orbiney, VII, â. Analysez crëtant de Ramsès II,]. 6L Pour le veri» ■^, (que) lu ne m'as écoute en parole." voyez n* agô, ci-dessus. * Ibid. VIII, 3. L aoriste a ici le sens
* Ainsi que nous Tavons fait remar- du futur, quer ^ ^ âti est ici Tanalogue du ei arabe.
Xet* àn-àu-d- rex^-d nehemurl wâ-f.
Car je ne saurais pas le sauver de lui \
373. Le futur, avec l'insertion de «=>, exige aussi absolument cette construction : dans le même récit la princesse veut faire tuer son mari, sous la forme du taureau sacré, en se disant :
^^ «^ ^£Xm^^^ ^N^MRMM^ ^NMAMP^^ I ^^^ff^^^i> t^^^f^^^^^ ^^^ ^^^^^^^^ III
pa-un dn-àwf- er-dr4 nek-tu.
Cela étant, il ne fera plus d'affaires fâcheuses'.
figure souvent dans la négation de l'infinitif : d'après les observations de M. Lepage-Renouf, celte tournure absolue se prôte à rendre divers temps; elle servait à nier, par pléonasme, le défaut opposé à la qualité qu'on affirmait. C'est ainsi que û jS
ân-^r (rnon mutus:^ s'ajoute à «ril parle. -n C'est évidemment ici un participe tr n'étant pas muet, u Quelquefois aussi il faut traduire par la négation de l'infinitif \c3a I^^^ àn-uieb «rsans répon-
dre^, tî
Quoique cettenégationsoitsurtout initiale, elle figure néanmoins quelquefois dans un terme conséquent; celui-ci peut alors être relié à son antécédent par la combinaison I m , étudiée ci-dessus. On trouve même ^^^^^^ affectant un infinitif régi par un aulre verbe*. Toutmès III défend ainsi, à ses soldats, de perdre leur temps au lieu de poursuivre les vaincus :
* Pap. d'Orhiney, X, i. Le condition- vantageux. — ^ Voyez Lepage-Renouf, nel est ici la nuance nécessaire. /. /. p. 6.
* Ihid, XVI, 5 : «e.'-r, seul , est souvent * ^°^\ est l>l"s "siïé dans celte popris en mauvaise part; mais ^^...^J sition.
*=• nek-t nefer-t est quoique chose d'à-
DU VERBK. 113
.1 V3) r f* li: ! w n T iri -^ t
dste lia an àr {menfiu) en hofi-f er-ta àb-sen er hak
nan-xj^t-u en na-xer-iu
Voici qu'on ordonna que les soldats de sa Majesté ne donnassent pas leur cœur à pilier les choses des ennemis (analysez : Ne pas faire, les soldats, appliquer leur cœur, etc.).
37d. Le participe négatif doit aussi nous arrêter un instant ; on y remarquera une nouvelle trace de la valeur verbale de ^^-^^^ : en effet, outre la formule ordinaire, qui consiste à mettre cette particule devant le verbe nié, comme an kar, cité ci-dessus, on rencontre des cas où la négation a attiré la finale du participe, comme nous l'avons vu attirer les affixes personnels. Les éloges des défunts renferment des phrases du genre de la suivante :
mn-ti àn-tiit â-un.
^ Juste, nVlant pas violent*.
Le participe passif, qui se confond avec l'aoriste^, est construit sur les mêmes principes : le paradigme est ici 'J^ ^ ]^^ ^^^.^ ùn-ûrituf y ou bien ^T^î-^^ àn-tu-àrif crnon factus iv la finale passive ayant rejoint la négation. Cette tendance est extrêmement ancienne dans la langue , comme on peut le voir par la locution ^ \^3^..w àn'tU'8oiem''f (\ui se rencontre déjà dans le Papijrm Prisse^. Les né-
* Ce même principe explique la rc- M. Brugsch, à qui ce phénomène d'almarque faite par Champoilion que -^^ traction n'a pas échappa, a ou tort de le reçoit parfois les martpies du pluriel. restreindre à la finale^ du passif, comme (Voyez Champoilion, Gramm, p. /i/j5.) le prouvent les exemples ci-dessus. (Voyez
* Voyez ci-dessns, n" 358-363. Brug-scb, Gramm. hicroffl. p. 60.) ^ Po]), Prisse, -V partie. XV 11, /i.
galions sont donc traitées quelquefois commede vraies racines verbales et nous montrerons, au chapitre des prépositions, que c'est là un phénomène très-général dans la langue égyptienne.
375. Un usage très-remarquable. du participe, celui qui consiste à le construire comme l'ablatif absolu du latin, se conciliait parfaitement avec la négation. Ptan^i meriàvinn, dans la sommation qu'il adresse à la ville de Memphis, se borne d'abord à réclamer un libre passage :
nî-^¥^!^s^@nji
dn Y^ufiu sem-à titen-à àb en ptah.
Non inlercepto itincre meo ofTeram dono deo Phtali.
Cette tournure remplace ici le conditionnel, elle convient aussi à diverses variétés du prétérit.
376. L'aoriste et le participe de la forme ][^ ^ * « s'appliquent aussi à des temps variés que le sens du discours aide à préciser. Ramsès II, en se vantant d'avoir achevé le temple de Séd /"", parle ainsi d'une statue* :
p^jp
sems er ta àn-mes-ntuf.
Sa slaliip ëlail par lerre, elle n'ëlait pas taiitëc (ou : nVlaiil pas taillëo).
Ailleurs, il devient un futur, répondant aux formes potentielles (. . . endus, . . . bilis). L'hymne de Toutmès III se sert plusieurs fois de ce participe ; le roi y est qualifié : cr Taureau au cœur ferme, aux cornes aiguës, 'i rnT^^ ^ ^n-Aa-nft//* tr qu'on ne peut apprc-
' Marietie, Monuments d'Ahydos, grand récit de Rains^s, 1. 3 a.
cher. -n Plus loin : rril est tel qu'un crocodile dans les eaux,Ti ^ m e àtinteken-ntuf rr qu'on ne peut pas conduire. r>
377. Nous avons dit que ^ [^^ se prèlait moins facileinent que les autres négations aux propositions dépendantes; cependant, outre la combinaison I m àti an, cette négation suit quelquefois <=> r rrpour que;^ elle joue alore exactement le rôle de y j^^r^ %* tem; exemples : à rinfinitif actif , **§*C^c.^^ ^'' ân-âk meh sa rrpour que le chagrin n'entre pas^; au pasî^if :
er àn-sen- ut han en àr heb peu hei^s.
Afin qne ne soit pns Iransfd^r*^ le jour de faire celle fHe, pour cela*.
378. Le conditionnel d'exception crnisi^ se formait avec T^ an augmenté de la particule lll^^. Le chapitre cxxv du Rituel funéraire offre une série d'exemples frappants pour cette tournure. A l'entrée du défunt dans la salle de la justice, chaque partie de la porte contribue à son tour à l'interrogatoire qu'on lui fait subir; toutes les questions sont conçues sur le modèle suivant :
2 A J\ '^^>' JJC MtV^*^ I AMMMA il ^» V JHL) ^^r^ AMMMA JHL) .aEI
àn-ta-à âka-k erd an ro dn ds fat-nek rnn-d,
Je ne le laisserai pas enlrer vers moi, (dit) la porte, à moins que lu ne dises mon
nom *.