‹ Chrestomathie égyptienne (volume 2)Chapitre 75 sur 98 · SP · texte numérisé non relu

SP

hâtt sotem- sen tu sen en sen Un her à fie '-« an er ta

Voici que ils entendirent cela ; ils fermèrent Un sur ses quatre côtés. Ils ne laissaient

père per-u pas sortir les sortants ;

du er taA âk àk-u

ils ne laissaient pas entrer les entrants.

heb en sen er Ils envoyèrent pour

sma en hon en snten /ab Amen meri Pian)(i ta àn^, em ha{ prévenir S. M. le roi Pianklii-Meriamen du carnage

neb àr-ten tout qu'ils

stucî \^ fzi!!

senem ne^t-u neb en hon-f hân hon-f )(âr* her-s ma

avaient fait par les forces de S. M. Voici que S. M. fut en fureur de cela comme une

àbi

an du er tu-t

panthère : Si ils laissent

en sen sep sept em men/i-u na to

subsister le reste des soldats de la basse

Xeb Egypte;

Pl\t!l>M

er tU't per per(i) dm sen er s-iat utui-f

(si) ils laissent sortir un sortant d*en(re eux pour dire son expédition.

* Afte, Copte S^C^TE ^^ quatuor». La planche de M. Mariette porte le pluriel III , mais sur le monument il y a réellement illl.

* 'j(âr «fétre en fureur u. Cf. le copte dr)Ep4bEpetrhébreu n"|n ffiratusest».

Ce mot est quelquefois déterminé par le singe. Cf. Dûmichen, Hi»L ln»ck, 9, i5.

' An du, tournure conditionnelle. Cf.

le copte EHE* M* Laulh a traduit h tort par Tinterrogatif.

STELE DU ROI PiANKHI-MËRIAMEN.

tem er tu-t mer sen er sak sen ân)^ ' et ne tuent pas eux dans leur carnage, par ma vie,

•Aê^l

mer-a

Rà

par mon amour (pour) Ra,

àu-à er ;^i*f

je descendrai

hesu-à tef-à àmen

et la faveur de mon père A mon ,

\iï] VUil (25)

.ir AMMMA ^..^ JIL I

uhan-à je renverserai ce qu il

ies-d

moi-même.

A^îÇ?

dr-nef tu-d y^i-J yera * er yfet heh

a fait. Je ferai retirer lui du combat .à jamais.

\7tn

5^fe^

dr her sa dr-d dr-u na tepAer uten-d

Lorsque^ j'aurai accompli les cérémonies du commencement de Tannée j'offrirai

en tef Amen em heb-fnefer dr-f X^'f ^fi^ *"*

à mon père Amon dans sa fêle bonne, où il fait sa sortie bonne du commencement

^^^^ I Jr^^.i.wJ^ Aa ■ ^.-••^ 1 AMM^ I A "WW m I

tep-ter utu-f-d em hotep er maa Amen etn heb nefer na

de Tannée^; il me renverra en paix pourvoir Amon dans la fêle bonne do

* An^'d, formule de serment. Cf.

5>n5>Cl} frjuramentumi».

* Tu-â x^'f X^^* G®'** ^®^^ ^"^ • "fj® le douterai du combat, n

^ Piankhi veut dire ici qu'il célébrera

à Barkal la fSte du commencement de

Tannée, avant de partir pour rejoindre son

armée.

* Les textes font connaître cinq fêtes principales du dieu Amon. L'inscription

de Piankhi parle ici des deux premières.

La première se nommait \£| '^^ trftte du commencement de Tannée f»; elle se célébrait naturellement le i" du mois de Tkoth, On voit ici que Piankhi veut célébrer cette fête à Barkal , avant de partir pour rejoindre son armée. La seconde portait le nom de '^^ ^ ^ ^ C^ . Piankhi annonce qu'il viendra la célébrer à Thèbes ; en effet, à la ligne 99, nous verrons qu'il

r.A p* A iw^j^i (^«) E

heb dp «- )(â-d ttu em sem-f

la panë^yrie de Ap; je ferai apparaître lui dans son image

er dp-res à Ap du midi

\± i rm^

IT^mSikf

em hebi'f nefer tta heb dp kareh em heb tnen etn Vas

dans sa fête bonne de la panëgyrie de Ap, la nuit dans la fête établie à Thèbes,

^\ of p*^i>

/iciî dr-nef râ em sep tep s-^â-d su ^^porj

fêle que fît le dieu Ha dans le commencement; je ferai sortir lui vers sa demeui%

hotep her nesa ^-J et reposer sur son trône,

ran-

hau s-âk

ma

On

Heter àbol 3 m hru a

dans le jour de i'enlrëe du dieu , moiit d'Alkyr, jour d'

Tu-d tep Je ferai goûter

to /eb tep iik-u-d hân

a la basse bgyple, goûter mes ongles. Voici que

tnenfi-u les soldats

If» tt

het

(qui) étaient restés en

kam * sofetn p-X^^ ^^ ^ bon-f er sen Egypte entendirent la fureur que Ht S. M. sur eux.

quitte Barkal pour se diriger vei-s Tbèbes.

Le roi dit qu'il fera sortir processionnellement le dieu et donne la date du a atbvr comme jour de la rentrée du dieu dans son temple; la date du commencement de cette fête est fixée au 1 9 paophi par le calendrier de Medinet-Abou. (J. de Bougé.)

' Nesa, X «v trône. 1 II faut faire attention de ne pas confondre les (rois si-

gnes suivants, dont la lecture est différente : Q, qui représente la lettre k; ZD, qui est la syllabe x^» ^^ S^ hiérolypbe du trône, dont la phonétique est

nesa.

' Kemi, Le caractère qui sert à désigner rÉgypte a dans cette stèle la forme suivante mÊà , et quelquefob àfl; on dirait fempreinte du pied de Thomme en entier ou seulement à moitié dessinée. Ce ne

STELE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN.

Îa^im.^ I I i-«=^*Y" ' ^ ® V— Il I IT-F* ■

Aâii «eA xerau er Uab Pamata-t ^ ta sen su ma kap ^

Voici que ils combattirent vers Uab, h Oxyrynchus; ils prirent eiie comme un orage

raj

♦ 'tfl

en mu hab-sen )(er hon-f ânhotep àb^-fher-s hdn

iVeaxi. Ils envoyèi*ent vei*s S. M. : il ne calma pas son cœur pour cela. Voici que

fel.

VISÎ

mî I I

sen /erau er ta-tehni * uer nexf-u * kini'Sen su

ils combattirent versTatehni (d'une grande victoire?); ils trouvèrent elle (la ville)

em menfi'U em ken neb na to )(eb hàn

de soldats , de vaillant tout de la basse Egypte. Voici que

weh-ta • remplie

serait donc pas la queue du crocodile, comme on Ta cru jusqu'à ce jour. Sur certains monuments de la Xii' dynastie, on reconnaît encore mieux 1(^ dessin du pied de l'homme. Quel peut être le symbolisme de ce signe? Le verbe kam signitie quelquefois : rrla durée du temps, l'espace du temps, n Le pas de Thomme serait le type de la mesure du temps; ce n'est la qu'une conjecture.

.* Pamaâii, M. Brugscli a dëjà identifie celle ville avecTlF-M.2jiE «Oxyrynchus is.

Le texte de Piankhi la met en rapport avec le xi\* nome, celui de Uab, que d'autres documents font également reconnaître pour le nome Oxyrynchite.

' Kap (r orage 1). Cf. DHITE ffuubesr.

M. Lauth traduit h tort : tr comme une

gorgée d'eau , » et rapproche kap de D0~ HE frsorbillum».

^ Ab. Lp nrur «^ se lit tantôt àh et

tantôt kaù; il est difficile de dire quel phonétique il faut ici adopter; pour les sentiments de courage , c'est généralement kali qui est employé.

^ Ta-tehni, Nom du tner (grand canal) du XXI* nome , ) JE^ £ atef-pehu ; ici , il s'agit d'une forteresse voisine de Memphis, d'où le canal prit probablement son nom. Le nom signifie «rie front*. Cf.

"'TE^ItE* Le déterminatif parait un bloc de pierre (à moins que cela ne soit le bassin :>«:, comme dans le nom du canal ).

(J. de Rougé.)

^ Uer nexi'U, M. Lauth traduit : «rbien fortifiée.» H a peut-être raison. Cf. Méiattges d'arch, t. II, p. 999, oii M. Maspero prend Ta-^ehni-ur-nexia pour le nom complet de la ville, et l'identifie avec Tehneh , en face de Minieh, ( J. de Rougé. )

* Meh-ta. Ta est en général la marcpm du participe actif.

Ti'ZZ\

hWll

àr^ [an)^ en maseb ers fui fait uue colonne de pousser contre elle

s-yanen saus ar

pour renverser ses murailles. On fit

ÎVM^li^

)(ai (fà-t àtn sert an re;^ tennu

un carnage grand parmi eux ; on ne connaît pas le nombre ,

hnâ sien sar

avec le HLs du prince

ina-Vw!^!

'UJI

entnâ*

des Masuas

TafnexJi'ta hàn habsen en hon-f hers an hotep

Tafnekht. Voici que ils envoyèrent à S. M. pour cela; ne s'a-

hàn sen ;(eraif er Ha-bennu ^

Voici qu'ils combattirent vers Habennu.

àb-f ers puisa pas son cœur pour cela.

è^p ^^^î ri

un ;^en-«* àk menfi-u na hon-f ers hàn hebsen en

Elle ouvrit : entrèrent les soldais de S. M. dans elle. Voici qu ils envoyèrent vers

* Dans sa copie, M. Devëria a inlerprêté ainsi |, le signe très-détruit sur le monument; cest évidemment un bélier pour battre les murailles en brèche. Les empreintes semblent plulAt donner la

forme suivante |, C'est peut-être \ sen rrun mât, une colonne». Le déterminalif du mol est celui des objets en bois.

' -^1 j Ma. Les Ma fat, population libyenne, furent, selon un papyrus, amenés en Egypte par un Amenemhé; les Màiuai, qui sont de même origine, n'apparafssent que sous la XIX* dynastie. Une partie des princes de la basse Egypte

éteient de la race des Ma; le nom étant en abrégé, il est difficile de dire s'il faut lire mafai ou maiuai. Ces races se caractérisent par la double plume \7 de leur coiffure. Cf. les stèles du Sérapëum de celte époque.

' Ha-bennu est, d'après les listes géographiques, le chef-lieu du xviii* nome de la haute Egypte, celui de ^ ^,qai éUit sur la rive orientele du fleuve; peutêtre Hippùnon, (J. de Rougé.)

* Vn x^-^s mol à mol : «rouvrir dans elle».

STÈLE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN,

Il —^ 4. n '— - • Ml III

hon^f an hotep âb-f er-ê {àbot) î sa hru g di pu

S. M. ne s'apaisa pas son cœur pour cela. Le mois de Thoth, jour 9 \ venue faite

iwik

fsj-psr-fl^ei^

àren hon-f em ;^i<; er Uas heles*- nef hebi àmen em

par S. M. en descendant vers Thèbes. H accomplit la fête d*Amon dans

>z;lwM (««)

hebi àp-l nà pu àr m hon-f em

la panëgyrie d'Ap. Vint ensuite S. M. en

m mil

nte Un per de Hermopolis. Sortit

y ut er tima

descendaot vei*s la ville

hon-f S. M.

em de

sem la cabine

nte

uaa

de la barque;

^y w ik pxp^:i:r 1 ^^i^rr; "*

nahah em sernsem-u tes em em uri-i-u sef-t

mit le joug sur les chevaux ; monta sur son char. La terreur

JL rt^i"

honf er pehu

de S. M. jusqu'au fond

Sati'U àb-neb x^ *te^-/ hàn hon-f

de TAsie; tout cœur dans sa crainte. Voici que S. M.

' Le 9 de Thoth, c'est le jour du départ de Piankhi pour TÉgypte. M. Lauth propose de corriger et de mettre le mois d'>l/A^r; il n'y a pas de raison pour cela.

PiaDkhi part de Barkal le 9 de Thoth et reste à Thèbes jusqu'à la fin des fêles de Ap.

* Hetes, M. Brugsch l'identifie avec

raison avec le mot hetei, déterminé par |, qui signifie crterminer, accomplir».

' Seni , cabiue de la barque. M. Brugsdi rapproche à tort, à mon avis, ce mot de ^^t^ (r second étage». L'assimilation copte

CnH trarca» , qu'il donne aussi, est préférable.

per em /aâ er mes-

sortit en se précipitant vers l'en-

tet-u-f^ [iMnfi'U-/) xflr

nemi (de ses soldais). Se mil en fu

ilîJMT ±!^=Err.ii^:r\

er-s ma àbi an au mcn * en xi^a-4en nen ufefa '

reur contre eux comme une panthère. Si continuant vos combats, retardant

\Xli)^ IHT^^S

AA1!*)è

dpu'à an 1er keles* pehi-u tutu sent-à

mes ordres, si donc vous complétez la rébellion, je donnerai ma tendeur

)kt

^HX

em ta /ab h la basse Egypte.

âr-en-sen xe/et ka-t il lit à eux une défaite longue ,

kesen em ki àr-t-f désastreuse en frappant; il (il

' Meslet'uf. Il est diflScile de dire si ^ est déterminatif du mot tnestet, ou s'il faut traduire : (rTennemi de ses soldats, n

* Le monument porte bien ^;^^ ce qui est évidemment une faute du graveur pour

' Utefa frretardem. On ne trouve pas en copte de mot exactement correspondant. H y a 0'<tU!^E^ «rdétrnire, nuire n, qui est plutôt un radical voisin que le même. On rencontre aussi ^O- O'V^T «rmorari», qui peut aussi se comparer; 1/se change souvent en voyelle et le nr final est ajouté à chaque instant.

Le sens tr retarder j» pour le mot ufe/a est garanti par des exemples : ainsi au Pap, d'Orbiney, lorsque Batu trouve sa bellesœur occupée à sa coiffure^ il lui dit :

cr Donne-moi vite des grains, mon frère m'ai tend pour achever de semer; ne me

donne pas de retardât j^ \ \ ^ ^ ,J|^ j^%* 1 1 em tai-l utefa-u, M. Chabas a

lu ici usefa Ç |' *^ — vèlre paresseux», qui s'emploie avec le même déterminatif; %t, espèce de sarcelle, est ici déterminatif phonétique de la syllabe yâ. Dans le tombeau du prêtre Aï {Denhn. III, io5), un personnage veut causer avec celui aut vient de recevoir une bourse : ..^^ ^ ,J^ ^ frne me retarde pas, lui est-il répondu , il faut que j'aille où le maître m envoies. (Pour les négations j^****" et J^i— ■ \ \ ^^ de ces deux exemples, cf.

la discussion que M. Naville vt^nt de faire à ce sujet, Zeitschrift , 1875, p. 168.

J. de Rougé.)

* Ter ketes. M. Lauth traduit : » avant la fin de Tannée (?) » Iletes, c est «r pei'sévérer en finissant n, et non pas fr cesser».

Voyez 1. 39.

STÈLE DU ROI PIANKHI-MERIAMEN.

aav«

nof dm * er

h lui une lente au

ament res Sesun sud-ouest d'Hermopolis;

kua^

ers

il Tassiëgeait

<<^fjPvLPj:nri^

nuL {rà)neb dr-t tereri^ er hebes sebti tes bak*

chaque jour. Il fil des aggeres pour couvrir la muraille. Il posa des échelles

P'iiit:*! TA

ÎV

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