PEN NS
hebes (et) vestes
hauu.
nudo.
Le datif de direction ou du but de l’action se sert également de
la particule n; exemple :
tat-f n-sen «il leur
dit.» Cependant les ee présentent . une grande variété;
| 1 AM e 7 ES MM useb-sen x er nuler-sen « ils Le RE I TI
répondent à leur dieu.» Le choix dépend des verbes qui précèdent
exemple :
et des nuances de la direction.
146. Le locatif se divise également en nuances bien tranchées qui amènent une grande variété de particules. La direction vers un lieu précis est indiquée par = er, en copte! €; exemple : ÈZK CR —||€ Sr Sep-nà (ua-tu) er sebex-tu «J'ai pris les chemins vers les AND ”
® ou | d her, ha, qui signifie au sens propre «sur,» indique « Sa Majesté ha retennu lur-t « dans la région du Re-
<< la direction d’une manière plus 9 oénérale ; exemple :
alla n @ = ê ® se
Jr LI > LA ; tennu ane ” Beaucoup d'autres nuances analogues seront étu-
diées au chapitre des prépositions; citons seulement encore ici
à Gi et la forme pleine LS TN äm « dans, dedans; » oi
ak: m ro « (un copeau) entra dans la bouche?.
! La lettre r s’est adoucie en e, comme
pen toute la grammaire. Comparez . dans d’autres finales ; l'orthographe ptolé-
1€ 2 äuf transcrit eG.
maïque, pour la même particule, devient 1e du, exactement égal au cople E; car à n’est que l'aspiration et l’u vague paraît correspondre à la prononciation e dans
* Histoire des deux frères, p. 18, 1. 5 :
«Pendant que les charpentiers abattaient les deux perséas, un copeau vola et entra dans la bouche de la princesse. »
147. L’accusatif n’a rien qui le distingue dans le cas du complément direct des verbes transitifs.
La particule ou == », indiquant l’état, a un très-large domaine; elle régit les compléments du verbe étre, ainsi que nous l’expliquerons; elle est, dans ce cas, représentée en copte par Îa particule 222#0, qui se joint seulement aux pronoms après le verbe être; exemple : US = | À äu-à em Serà « J'étais enfant !. »
Le vocatif n’est aflecté d'aucune autre particule que les interjections; on peut seulement y signaler l'emploi fréquent de l'article simple ou démonstratif?, usage que la langue copte a conservé.
148. L'ablatif (latin) réunit des sens variés; la plupart correspondent à la particule m AN ou —, formes pleines LT +.
am.
L'ablatif locatif se servait de m, soit dans le sens de la station, DÉRDIe : NX em pif pa «(Elle demeurait) dans sa maison 5, » soit dans le sens de la sortie, exemple : = à , pere em ro «sortir de la bouche.»
Les ablatifs instrumental et causatif se rendent également par m ou äm; exemple : LAA Nes Wral LAC : ska em heb «la bourer avec la charrue.»
Ïl en est de même pour la matière; exemple : = à
Ru gl Ru uerri-t em hat nub «un char en argent ns en or; =
el! n xaker àäm yxesbel «ornement de lapis-lazuli. »
Enfin, la manière et la modification; exemple : &I
: Ra 2 n 20% ta bame-t em heb-u « (Le roi) a mis l'Egypte en fêtes. » * Inscription du tombeau d'Ahmes, * Voyez ci-après, n° 160. chef des nautonniers, 1. 4, mot à mot : : * Histoire des deux frères, p. 9, 1. 9.
«à l’état d'enfant. » DAT DS DANE. HUE
149. Le copte possède un article indéfini, dont le singulier est 0%, abrégé évident de 0%& «un.» Nous n'avons remarqué rien de semblable dans les premiers monuments de la langue égyptienne; mais on trouve souvent, dans Île langage du second empire, un
- so 4 L] V4 0 x emploi du pronom vague 1 uw& «un» qui équivaut exactement à l'article indéfini de la langue copte : ua se combine alors très-
CALE Lee avec la particule de RRER ww 1; ‘exemples : fs
PS MMA D, vä-n-sefent «un DANS: » pero | ua-n sa lai
«un enfant mâle, en uä-n mu äa «un grand cours d’eau !. » On voit naitre GE GET cette locution l'article copte 0%, qui, dans l'écriture démotique, se distingue déjà du pronom vague uà par un sigle plus abrégé ?.
L'article indéfini pluriel est, en copte, Szw, ses, ET : rien d’analogue n'a été remarqué dans les textes pharaoniques.
150. L'article défini * existait depuis une très-haute antiquité, mais il était rarement employé, en sorte que l’on peut considérer l'abondance des articles comme un premier critérium à appliquer pour apprécier l’âge relatif des textes égyptiens.
L'article masculin se compose de la lettre.p à laquelle s’ajou- taient diverses voyelles vagues. La forme la plus ancienne est
p; avec la voyelle, VAN pa, ou par lorthographe pléonastique
DAT on trouve évalement AN pai et pal ou XX"
à. Les formes &, # \ sont évcalement pharaoniques. Les divers 5 Î q
® Histoire des deux frères, p. 6,1. 6; 5 La forme —— indiquée par Cham- D 0 ebtpn0.L 0: pollion est au contraire de très-basse * Voyez Brupgsch, Grammaire, n° 168, époque ; dans les exemples de noms comet dans son Tableau général, n° 129. posés qu’il cite, le signe — estpris pour * Cette forme peut provenir de sal ee her «le supérieur, » ainsi qu'il la luiha-n «un nombre de ..... » même reconnu. (Voyez Champollion, è Comparez Champollion, Grammaire, Grammaire, n° 163.)
n® 154 et suivants.
articles masculins du copte nt, TE, mt, it ont conservé fidèlement la prononciation égyptienne.
L'article féminin est -N ta, les formes | LX IL sont plus rares et plus récentes. Cet article était encore moins usité que le masculin dans la haute antiquité; le genre était simplement indi-
qué par le à final. Ainsi que nous l'avons fait remarquer, la forme antique sans article s'était conservée dans la prononciation des noms propres féminins, même après l'introduction de l'article dans l'orthographe écrite. C’est ainsi qu'on prononçait « Senisis » le nom
. 1 æ s “ . = écrit déjà AN À L°J ta-se-t-n-às (la fille d'Isis). Les formes coptes +, 0, %E, ‘Ÿ sont identiques avec les anciennes.
Mie \ pr :
L'article pluriel est Y “pour les deux genres. On trouve in-
ANA MAMA MAMA différemment les variantes (US est plus rare; »mm seul
se trouve surtout à à l'époque saïte. La na AN SA s'introduit vers s la XIX° dynastie. Le copte le transcrit exactement par NE, til.
151. Nous avons vu tout à l'heure la particule de jonction sm n complétant l’article indéfini wa; la même combinaison a produit l'article pluriel de la forme na-n dont l'usage est en
exemple : % M tt AN JAN na-n Sauabu « les perséas!. :
Cet article pluriel est DR remplacé par le groupe 1] PAM, AAA, nen ou ses variantes nn EU exemple : LT nen nuler-u
«les dieux?.» Le copte à Paie vé la forme identique ten,
? Histoire des deux frères, p. 18, 1. 2. * L'existence de cet article pluriel an- Se tique nan, nen, me fait croire que Pevron
* La position de l , avant le subs- T OR NE e — Lo a eu tort de considérer l'emploi de KE
tantif, doit empêcher de le confondre ici comme fautif pour l'article pluriel du avec l’article démonstratif qui se place copte. (Voyez Peyron, Grammaire copie, toujours après. p. 31.)