‹ Chrestomathie égyptienne (volume 3)Chapitre 21 sur 84 · PRONOMS PERSONNELS · texte numérisé non relu

PRONOMS PERSONNELS

__ 169. La détermination des trois personnes que distingue la orammaire réside, en égyptien comme en copte, dans un système . d'affixes tout à fait conformes, pris en bloc, à ceux du cycle sémitique, quoique l'emploi en soit réglé un peu différemment. On doit remarquer que, dans l'égyptien, ces marques personnelles étaient essentiellement postfixes. En copte, elles sont au contraire souvent devenues prélixes pour la conjugaison; nous chercherons à reconnaître les causes de ce changement et à en suivre les traces. Les marques personnelles varient au singulier avec le genre pour la 2° et la 5° personne; le pluriel est commun. Sauf un trèspetit nombre d’exceptions, leurs formes restent les mêmes pour la signification possessive, pour la conjugaison des verbes et pour leur emploi comme complément direct. Ces règles constituent la physionomie particulière de la langue égyptienne par rapport aux aflixes pronominaux.

. 170. La 1°° personne offre deux types; l'expression ordinaire est une des voyelles vagues Ÿ w, À à; très-souvent elle est rendue ‘idéographiquement par l’image de la personne qui parle : MS

! Histoire des deux frères, p. 15, 1. 6.

«homme,» \ «femme, » K «dieu,» etc. quelquefois l'image est remplacée par un simple trait ] ou par le groupe li ; ces voyelles répondent aux aflixes coptes 1, Z, de même valeur !.

Le second type est la lettre «mn k, vocalisée k@, ku, kuä. On

/ à. à. à. = pr

trouve les groupes Q MS L" x£- € l QE à à mY$ et même sn seul, malgré la confusion qui peut en résulter avec la 2° personne.

Remarque. — La forme ku, kua semble emphatique; nous lavions d’abord considérée comme résultant de l'addition d’une particule en” avant l'aflixe; mais il paraît préférable de reconnaître 1e1 à k une valeur personnelle. Elle se retrouve dans l'éthiopien et elle apparait égalèment dans la finale du pronom absolu änuk comparé aux autres pronoms personnels ?.

171. La 2° personne est caractérisée par sn , en copte K, au masculin. Le féminin est == ou = t; celui-ci ne subsiste en copte que dans le préfixe du présent, tt; ailleurs, ce nest plus qu'une simple voyelle : sahidique E, memphitique 1, e. Peut-être cette forme, où la finale t s’est oblitérée, appartenait-elle déjà à la langue parlée du temps de la XIX° dynastie, car, dans les papyrus, la 2° personne du féminin est souvent écrite \ comme la 1°, ce qui indiquerait une simple voyelle ?.

172. La 3° personne est, pour le masculin x /; tf apparaît dès la XX° dynastie; la fioure 4) f est de basse époque. Le copte est identique avec cet aflixe.

* La langue berbère, qui présente des notre sm, et réduit comme lui à un seul analogies grammaticales très-intéres- emploi, à savoir la 1° personne des verbes. santes avec l'égyptien, se sert ici des af- *J faut cependant observer que le sigle fixes , u, tu. démotique correspondant semble provenir

* Le berbère possède également pour dut. Voyez Brugsch, Grammaire démola 3" personne l'afixe $, très-voisin de tique, n° 158.

Une seconde forme, d’un usage restreint comme aflixe, est le

pronom |

su, sur lequel nous reviendrons plus loin et pour le-

quel le vague des voyelles amène les variantes K st et L s1.

Le féminin est représenté par

les groupes |] :

s, en copte C. Souvent on lit

— augmentés de la marque du féminin; quel-

: A 5 ë . nr 2e , , quefois même on écrivait |] , avec les deux formes de ls réu- Æà

nies; nous transcrivons s(t) parce que nous doutons beaucoup que

Ce { æ final ait été réellement prononcé; il est certain que les formes

RAF TRE PT 4 a 2 L ou —#— et [ à 1 L s'échangent sans difficulté.

FERA RE pluriel est commun aux deux genres :

17° personne I | N na, très-rarement mm seul aux temps pha-

raoniques; 1l répond au copte En, à, 2.

nn ==) La °° personne est ten écrit pan, OÙ

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