AAA MAMA
man PA LR QUE L entus elle,» copte sah. KWTOC.
ons on ææ æ
PLURIEL
MAMA ° > 17° pers. AV äunen?) «nous,» copte sahidique ZNON.
MMA
2° pers. 4 Se entuten «vous,» copte sahidique NFEUTTI. a -/}
5° RÉROCTE
ee pm entusen «ils, elles,»
MER Ÿ: entuu «ils, elles,» copte sahidique KTOD"%K. a ]
Ce premier tvpe du pronom s’emplovait de deux facons : pre- P ÿI P po) Ë
mièrement il remplaçait le verbe étre d'une manière tout à fait con-
forme à la tournure sémitique : | ë YR änuk « je” pour «Je ET
suis,» Ce entuk «tu» pour «tu es;» exemples : À ë XF ESPN Sn
! Forme abrégée & YR nuk. Le personnage varie suivant la qualité de celui qui parle : Î “dieux ou N£ erol,» etc.
NI «femme ou déesse,» etc. Nous nous bornons à mettre en regard de l’ésyptien la forme copte sahidique, qui est la plus rapprochée.
? La forme vs donnée par Champollion, Gramanaire, n° 218, ne repose (que sur un exemple mal expliqué. Notre
conjecture s'appuie sur la transcription du sigle démotique correspondant. Voyez Brugsch, Grammaire démotique, n° 210.
$ Je n’ai pas rencontré d'exemples pour entuu; mais, d’une part, l'existence du démotique entuu (Voyez Brugsch, Grammaire démotique, n° 211), et de l'autre, la forme emtuu du type suivant afirment l'existence de cette forme entuu, qui a produit le copte WTOOY. |
Or —
À | Le nuk pal sen Serau «Je suis ton jeune frère !,»
| x Le Î ie LN = entuf p-ba en la xa-t aa-t «il est
âme du grand corps?.» La seconde personne du pluriel se re-
LA
marque dans le dialogue de Ramsès IT avec les espions du prince . . PAAAARAA) a de yet; le roi les interroge en ces termes : b À © entuten . 7: Ë æ& AAA | ms âx « qui êtes-vous ??»
Ces pronoms servaient également de sujets pour les verbes, sur : ee REA MMA MA tout dans les textes d’une moindre antiquité; exemple : = M ur HUIT Ne POESS 4 =—{ enlusen yenen nuler pen aa « ils font naviguer men 1 1 am mien ce dieu grand *.» Cet exemple et plusieurs autres analogues appar-
tiennent aux textes de la XX° ue on y rencontre aussi les va-
riantes écrites avec SN comme NES À —- entuf, entesen.
179. Le second type est composé avec la particule & , = em (indiquant souvent l’état), modifiée également par la finale ou & tu °: emtu vaut ainsi exactement «étant, » et on le trouve quelsee en ce sens lié à un substantif au lieu de laflixe. We e US emtu-à s'interprétera donc «étant moin pour « 1e » Nous croyons que ce lype était usité à toutes les personnes, conformément au ta-
bleau suivant où le (?) signalera les lacunes de nos observations. SINGULIER.
æ pas è 1" pers. \ YR ou ns emtud «1e, moi.
P Q Se 2° pers. m. à a ( emtuk «tu, toi;
f à SA emtut? ).
3° pers. m. à æ emtuf «il, lui; Km
$ AN = emtus?) «elle. »
! Histoire des deux frères, p. 7, L hi. * Voy. Champollion, Gramm. n° »11. * Rectifiez ainsi l'exemple cité dans la 4 Jbid. n° 213. Grammaire de Champollion, n° 208. * Cette finale fu indique le participe.
PLURIEL
1'° pers. NT Pr
2° pers. À :: res emtuten + VOUS.»
emtuna « nous. ”
æ € 4 3° pers. h prima œ emtusen «ils, elles,»
et F4 S emtuu.
L'Histoire des deux frères me fournit un exemple des trois personnes du singulier réunies dans là même phrase ! : Batu parle ainsi à son frère aîné du talisman de son cœur qu'il doit cacher dans
une fleur :
Net IRIRE- pp à EN € RL Ù Emtuä her uah-f se tata ta hurere Ego ponam eum a summo flore A ER 4 © An XL ue, DR EE rie à pa-às xer àr Sat-tu pa-às emtuf hat (cedri?); quod si exscindatur (cedrus?) ille cadet ZT — NÉE) EF ee mn uuten emtuk üi-t er uxax-f.
in terram. Tu venies ut quæras eum.
La 3° personne du singulier est extrêmement usitée; il faut re-
marquer aussi les formes emtuna ( 1% personne du pluriel 2) et em-
* Histoire des deux frères, p. 8,1. 4. reste singulier. Dans la traduction, nous
Nous avions pris l'arbre nommé 4$ pour un mimosa, à cause de cette mention de la fleur. Les recherches de MM. Chabas et de Horrack ont rendu très-probable l'attribution du mot &s au cèdre. Le choix de cet arbre pour mentionner une fleur
avons supposé un sujet masculin au lieu de «cor» pour suivre exactement l'égyptien.
* Grande inscription du Ramesséum , réponse des espions à Ramsès IT.
DES PRONOMS. 3 tuu (3° personne du pluriel ?), qui manquent au tableau du premier . Li l : :
type. Cette dernière | se trouve dès la XIX° dynastie. a Les exemples traduits ci-dessus montrent que ces pronoms servaient, comme les précédents, soit à remplacer le verbe étre, soit
à fournir des sujets aux verbes-ordinaires.
180. Le troisième type résulte du cumul des deux particules em et entu. La distinction originelle des deux particules résulte de l'orthographe : em-en n'y sont jamais réunis en une seule syllabe se men. Nous n'avons encore rencontré que la 2° et la 3° personne du singulier masculin : ementuk, ementuf. D'après les exemples que nous avons recueillis, l'usage de ce pronom semblerait un peu plus emphatique que celui des précédents; exemples? :
ni PS MANN, EE mp $ À
ementuk neb next C'est toi (qui es) le Seigneur de la victoire!
Batu dit à sa belle-sœur, en parlant de son mari* :
LHKRAEFRTESS
er a-aa er-à ementu se-yeperu-t.
Oril est plus grand que moi (mon aîné), c’est lui qui me fait vivre.
La troisième personne du pluriel était aussi usitée sous la forme
prraren à ; ; de re à a, ementu*, qui recevait les variantes phonétiques ordinaires.
181. On rencontre encore, mais bien plus rarement, la particule
em, dans le sens de Fm d'état *, servant de support aux aflixes per-
! Grand traité de Ramsès Il avec le * Iistoire des deux frères, p. 3, 1. 10. prince de Ghet; clauses finales d’extra- * Voyez Devéria, Papyrus judiciaire de dition. Burn abs quil asc
* Lepsius, Denkm. WT, 211. Discours * Voyez ci-dessus, n° 147.
de Ramsès au dieu Amon.
sonnels; elle prend alors la forme pleine N äm. Les pronoms absolus ainsi composés peuvent devenir le sujet d’une phrase, et. il faut se garder de les confondre avec lablatif ou le locatif des pronoms, de la forme àm-f, äm-sen, ete. Toutmès [IT, parlant à ses
capitaines, dans le conseil de guerre, leur dit :
LÀ. ven Ÿ AK:
LS pren äm-ien em Ses-tu hon-ü.
Vous êtes mes serviteurs (mot à mot : vous êtes pour suivre ma Majesté).
182. Les Égyptiens paraissent avoir eu une disposition d'esprit toute spéciale qui les engageait à particulariser et à localiser, pour ainsi dire, l’action ou le sentiment que nous attribuons ordinairement dans le discours à la personne entière et indivise. C’est ainsi qu'ils mettent successivement en jeu le corps, l'âme, l’ensemble des membres et telle ou telle partie de l'homme ?. Les substantits ainsi choisis deviennent autant de types pronominaux, auxquels viennent se joindre les aflixes personnels. Le copte a conservé plusieurs de ces types et il s'en sert spécialement pour tous les cas obliques des pronoms personnels. Nous examinerons successivement ces substantifs pronominaux *.
û RUR hä-tu ou û nb ha-u. Gomme substantif, ce mot désigne les membres spécialement dans leur partie charnue, apparente. Aussi est-ce le terme propre pour désigner la personne physique. L’Histoire des deux frères dit de la femme faite pour Batu par le dieu Num * :
* Voyez Lepsius, Denkmäler, IT, 31, son âme, son corps, son ombre, etc, sous 1. 44. divers aspects.
? C'est par suite de cette disposition à * Comparez Brugsch, Grammaire dedistinguer que, dans les textes funéraires , motique, p. 103: des substantifs pronola personne du mort est représentée par minaux. une foule d'expressions qui varient, sui- ! Histoire des deux frères, p. 9, 1.-8.
vant qu'on veut considérer spécialement