Un certam nombre de substantifs masculins prennent, en
copte, le suflixe «; exemple : KO SEB «atteler deux chevaux au MMA X
char» (en égyptien EURE,
Rec «joug.» Cette forme n'était pas usitée dans la langue antique;
naheb, mème sens), comparé à KzsSpeut-être néanmoins peut-on trouver un cas analogue dans Y$ âtef « père, » comparé au copte sur (radical àt). On remarque
étude remarquable de Veit Valentin intitulée Die Bildung des coptischen Nomens, Gütüngen, 1866.
bien un certain nombre de mots qui paraissent composés par addition de k= f à un radical plus simple, mais cette addition n’est pas alors restreinte, au substantif!.
L'addition d’un c final, dans certains substantifs féminms, est corrélative à la précédente; exemple : S2%$8EC «tuerie,» de SXTB «tuer.» L'origine de ces additions est claire, ce sont les
suffixes &, GC, caractérisant la 3° personne du singulier.
119. Le © final se remarque aussi, en copte, dans un petit nombre de mots masculins; exemple : n-znC «le nombre,» de QU « compter. » Il provient probablement, en pareil cas, du suffixe antique pour le neutre qui est le féminin —#— s, ayant sou-
vent pour variante Île pronom commun aux deux genres su.
Cette finale apparait dans le substantif [ | ( : \ Î latasu? «chef» CS
comparé à | | @ tata vtête » (en copte AUX). Ce su final
a souvent —#— s pour variante, ce qu'explique le vague de la
voyelle.
120. Une autre classe de noms se forme, en copte, par l’addition d'un t final, vocalisé de diverses façons : %, %t, Ÿ, HT, 0%. Ces deux dernières finales sont de véritables formes de par- ticipes; exemple : S&AHT «oiseau (volant), » de EA « voler. » Les formes +, 4e, Ÿ ont probablement la même origine, dissimulée par l'abréviation.
Du radical —@ ha «commencement,» en copte S2, SH tirent les formes __@" ha-t « devant, commencement, » et les mots coples SO%ENTE «commencement,» SOSIT, SONT «premier, première. » AU
Dans la langue antique, on trouve quelquefois aussi un à t
* Certains noms propres terminés par ? Pour le rôle non phonétique de ë «= f sont des composés qui seront expli- dans ce mot, voyez le n° 106, ci-dessus, qués plus loin. Voyez n° 137. première seclion.
DU SUBSTANTIF. o
ajouté au radical, comme dans 2 A exet « énumération, comput, » = À, A comparé à @ rex «connaître;» mais plus souvent encore Îles lune D) .
finales eŸ tu, ut, sont ajoutées après le radical et mème
après le déterminatif, de manière qu’on n’y peut méconnaître la finale des participes.
Dans le démotique, ce t final s'écrit également après le déter-
minatif et se détache ainsi du radical.
121. Le copte possède aussi une classe de substantifs composés par l'addition de divers préfixes : |
1° ZN, EN; exemple : ENYUTY « marchand; » c’est l'addition au radical Qui «commercer » de la particule attributive mem en, copte w. Cette forme ne paraît avoir été usitée anciennement que pour les adjectifs.
2° La particule PEU « celui qui fait, l'agent; » son addition pour former des substantifs est également récente. Son origine se trace par la locution démotique p-rem-auf « l'homme qui .....1!» dont elle doit être la contraction.
3° Le préfixe cz indique, en copte, un nom de métier : C&- OiK «boulanger,» de DiK «pain.» Je crois que ce préfixe cz à pour origine le mot antique & se «un homme, un individu. » Tous ces substantifs désignent plus ou moins expressément des quadificatifs; la langue antique ne distinguait ces sortes de noms par aucune addition; les noms de métier s'y présentent, comme les autres, sous la forme simple du radical, ou avec l'addition de fr
final.
122. Le préfixe privatif 8% produit en copte des substantifs et des adjectifs négatifs tels que ZTENUT «sans père, » ZTANE « innombrable. » La langue éoyptienne faisait usage d’un composé semblable. La particule 2" ne paraît pas autre chose que la négation
* Voyez Brugsch, Grammaire démotique, n° 153.
égypuenne 7 , Variante Te TR änth, dont la nasale est tombée. Elle ot formait des noms ue r comme LA © = ànûh ker «sans
fraude. »
123. La langue copte forme des substantifs à signification abstraite avec les initiales æseuz et 61. La première, en sahidique 22EW+, en memphitique 22e", semble visiblement composée de N m, particule ancienne indiquant «l'état,» et du relatif ni — NTE, ET: METORI « l'injustice » se décompose facile ment en 2, E%, OX1 «étant, ce qui, injuste.»
L'origine du 6 sahidique, 1 memphitique, est plus obscure; cette initiale existe déjà dans le démotique, où elle est rendue par deux sigles? que M. Brugsch croit dérivées du signe À {, tut « parole,» ce qui donnerait une origine assez satisfaisante à cette particule abstractive. Si cette vue se confirme, l'addition du mot antique LY | lut devant un autre substantif pourra être considérée comme entrainant l'idée d’abstraction.
Le substantif abstrait ne revêt ordinairement aucune forme particulière dans la langue ancienne; on peut seulement remarquer qu'il est très-souvent du genre féminin.