‹ Chrestomathie égyptienne (volume 3)Chapitre 4 sur 84 · DU GENRE · texte numérisé non relu

DU GENRE

124. Le masculin est la forme typique du nom, le féminin apparaît comme dérivé du premier. En copte, le féminin se compose soit par l'addition de Y ou &, soit par allongement de la voyelle finale. -

Beaucoup de substantifs féminins montrent les finales 1, €,

* Remarquez la chute de la nasale, teuse ; M. Brugsch a lu d'abord wut et

comme dans le passage den UK « int à ZT. xer; il a remarqué ensuite que la pre-

mière forme répon stable LATE RONA EAST ] [ AT orme répondait incontestablement 4 au cople XXE, dans le sens de parole.

de l'inscription de Rosette est Q, 4. La Voyez Brugsch, Grammaire démotique,

lecture me semble encore un peu dou- n° 191.

comme "+-NZQE (memph. ztyr.«la moitié,» de Œuiy «diviser »). La langue antique possédait certainement cette formation du féminin ; exemple : : = © muteri « déesse » comparé à a K «dieu.» La faculté ÉCRIRE dans l'écriture les voyelles, ana finales, nous dérobera encore souvent l'existence de cette terminaison.

Par l'allongement de la voyelle finale, ordinairement le € du substantif copte masculin devient K et lo devient tu. Je ne doute pas que cette différence n'ait également existé anciennement; mais

le vague des voyelles ne permet pas de le constater.

125. Dans l'écriture antique, le genre du substantif est signalé par des marques spéciales !, surtout quand il est écrit par un caractère idéographique : 1 indique alors le masculin et « le féminin. Avec plus d'intensité et pour se rapprocher de Fidée de sexe, le féminin reçoit le groupe % en ajoutant l'œuf; exemples : &: se «fils, » [a se-l « fille.» La combinaison « 1 appartiént ordinairement au féminin, mais ce n'est pas un indice certain; il arrive souvent qu'on à mis les deux explétifs 1 à pour arriver au carré du dessin et sans se préoccuper de la confusion qui peut en résul-

ter; exemple : M pe-$e «le bassin. » |

126. Le =, marque du féminin, est probablement relié avec l'article = la. C'est une question douteuse encore pour nous que celle de savoir si ce à { final était prononcé, et dans quels cas. L'analogie des finales sémitiques en n-, n engagerait à le considérer comme réellement phonétique. Gependant Îles transcriptions grecques prouvent que ce æ n'était pas prononcé dans la juxtaposition de deux mots; exemple : oemiois, transcription de [N DA M se-(t)-n-1s. Dans les mots démotiques, lorsqu'un substantil possède la finale 4, elle s'écrit indépendamment du signe du

* Comparez Champollion, Grammaire, n° 76 et suiv.

féminin correspondant à !; celui-ci ne suflisait done pas pour amener la prononciation d'un t final. On ne voit pas non plus que le cople ait une forme féminine spéciale en . .. Ars En transerivant par { la marque du substantif féminin, nous devons donc avertir que la prononciation effective de cette lettre nous parait ordinairement très-douteuse,

Le genre neutre n'existe pas en égyptien pour les substantifs. Le féminin remplit son rôle, ainsi que dans le copte, pour l'emploi

abstrait des pronoms.

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