‹ Chrestomathie égyptienne (volume 3)Chapitre 36 sur 84 · ITS · texte numérisé non relu

ITS

{a uab-u âs ret-lisen.

Il remit les prêtres à leurs F2 oi : à la place de leurs pieds).

189. Outre ces pronoms empruntés au corps ou à ses parties, on demandait aussi souvent l'indication de la personne à une qualité abstraite. C’est de ce genre de considération que l’on a tiré l'expres-

; ï 7 | Sion | hen-f dont Champollion a parfaitement rendu le tour ER . 1 . J , 2 orammatical en traduisant : « Sa majesté.» C'est une expression personnelle, royale et divine, fournie par le radical Su | hen qui signifie probablement «l'autorité,» car, au sens passif, IR hen est «un esclave.» C'est visiblement le même mot que le copte eut signifiant «imperare» et encore « obedire.» On remarque 2 : À PS i , aussi quelquefois l'expression plus compliquée | ba-u hen-

Une ve DS CODE ete dec

«les esprits du roi.» Sans pouvoir bien définir la nuance qu elle

* Stèle de Péanyi-meriamun, v°, 1. 21.

impliquait, il est certain qu'elle s'applique toujours à la personne

mème du pharaon.

190. C'était encore une disposition d'esprit toute spéciale qui portait à introduire la personne conçue d'une manière abstraite et sous un ensemble de qualités qu'on supposait quelquefois résumées dans le nom propre de l'individu. La Bible nous atteste l’importance attachée aux noms divins et à ceux des hommes; aussi, trouvons-nous le mot mA ran «nom» employé pour la personne dans Îles textes religieux. Osiris est invoqué au Fituel funéraire par une litanie de tous ses noms mystiques; il en est de même de la série des noms des parties du navire solaire et de la salle du jugement de l'âme. Les dieux eux-mêmes se chargeaient de rédiger le premier cartouche du pharaon et la devise de l'étendard royal. Les noms ainsi obtenus, et qui contenaient toujours des idées religieuses, étaient censés définir la personne et composaient un type

sacré. Le substantif qui représente ces idées est le mot Li la aupmenté quelquefois de signes de vénération : Ga Î ou Li Quel-

quefois même il est déterminé par le cartouche du nom fs 1ES} En effet, au Papyrus bilingue Rhind, le démotique, qui ne connaît plus cette expression dans son vrai sens sacré, traduit id Î ka par ran «le nom !.» Nous croyons que le mot qui se rapprocherait le plus de l'idée égyptienne serait celui d'essence. » Nous le comparons au radical copte memphitique Ru, X&, sahidique Kz, Ke «constituere, ponere » et 'XH, KKH « manere, esse,» d'où vient probablement le memphitique 21 «substantia.» Par une confusion souvent reproduite entre la substance, la vie et les vivres, ka passe quelquefois au sens de « pains, vivres, offrandes , »avecle déterminatif

=, SC A 4e ordinairement alors mis au pluriel.

- Voyez Brugsch, Papyrus Rlind, 6, dans son Mémoire sur la coupe d’or, du 8; 7,10, etc. On doit une large et belle Louvre.

étude des emplois du mot ARE M. Birch,

Dans le sens personnel, avec les suflixes, l'idée d'essence explique souvent très-bien la nuance qu'on a voulu rendre par le choix de

È exemple : Le dieu Su un fils sur le trône de son père.»

à EU LRU SE e «| hotep kau-f em kau rà «sa per-

sonne (ou son essence) ) se as à celle de Ra.» Le ka ou aie personnelle e est pr écisément ce qui devait être

maintenu pour les élus dans l’'Amenti :

TD Je LINVULE — tit NN HO

OR Men ämenit er Saü neheh.

Pour que mon essence demeure dans l’Amenti jusqu’à l'éternité ?.

AIR pee à. Y RER

Ka-k men-lu em-ûsu neleru.

Ton essence demeure dans les séjours divins °.

L'em ploi purement personnel de Li}. ka apparait clairement dans

une foule de locutions‘ :

ri Rs ER O | Las L 1 LI ] MMA äa-lu . en-kak-k ämon ra.

Adorations à toi Amon-ra °!

D | MMA ACTE = S =] Î| { à JE 1 ri IA An — = Blu | Km D.

är-t em xetu ab-nef xeper em mereretuneb ka-f.

(Le roi Tutmès IIT) est fait tout ce qu'il veut, arrivent toutes les choses qu'il désire”:

1 Voy. Chabas, Papyrus magi 6 . ART OY. 1aDas apPUYTUS IMNAPIQUE , T , à 5 ÿ a CT «Les cérémonies usitées cri

> Papyrus Harris, hymne de Ram-

sès IL, au dieu Amon. en ka-sen, pour eux.» (Voyez Chabas, * Livre des souffles, $ h, manuscrit du Papyrus Harris, p. 28, et Inscription.de Louvre. Rosette, p. 46, 49.) 4 M. Chabas traduit très-exactement le 5 Rosellim, M. D. C. xxxvi.

passage de l'inscription de Rosette, [. 7: ° Lepsius, Denkmäler, NX, 30,6, L 21.

| L utu ka-k «ton ordre !.»

LR

D 4) neb mer ka-à àm «tout lieu où je Ts être (dedans) ?

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