Le type mak, écrit indifféremment
nn j + | N ou N et D 4 D
NZ LUE se rapproche beaucoup de ka dans ses usages D.
orammaticaux. Le sens du radical nous parait « l’existence,» se mo-
difiant soit comme « cause, » soit comme «action conservatrice, pro-
tectrice de l'existence. » Dans la lévende du soleil :
EAN à en à F2
nuke ra
maäk-su tes-f.
Je suis le dieu Ra, existant par lui-même *.
RS | nn ° . N remplace manifestement le verbe ordinaire de la légende, à: «|
xeper «exister et donner l'existence.» Mak remplace aussi, dans
ce sens, le verbe «être,» É. un, au commencement d'une propo-
. . AA À , . . L sition, y jouant alors comme un le rôle d'une conjonction ; exemple‘
24 "TT à
= Ne nn
mälea
rà her tat
em dyu-t nte pe-t.
Ra dit dans le ciel ( littéralement : étant Ra à dire dans l'horizon du ciel).
La forme du participe
mäk-tu sert au même usage
que la forme absolue mal; Ramsès [l dit à son père Séti IS :
CNRS le 2.
mäle-tu ak-tà
! Statue naophore du Vatican.
? Todtenbuch, 1, 29.
* Cercueil de Hotep-her-s, au musée du Vatican, Nous sommes
obligé, pour faire comprendre ce type,
et passim.
em hurt S$es-k ra.
Étant entré dans le ciel,
tu suis le dieu Ra.
d'anticiper sur le chapitre des verbes substantifs, servant d’auxiliaires.
* Grande inscription d'Abydos, publiée et expliquée par M. Maspéro, |. 104.
° Ibid. 1. 89.
Ce participe ma&k-tu fournit un substantif, ordinairement au pluriel, qui signifie «les qualités, les attributs de l'être, » les détails, pour ainsi dire, de l’essence dont l’ensemble est indiqué par le mot |} ka. Cest ainsi que le chapitre 101 du Rtuel funéraire
: L : En in ÉOE est consacré aux mäâklu uäa en ra . LAN © Fe Ma ill! pme | ou «qualités dela barque du soleil.» Le texte est consacré tout entier aux définitions mystiques des parties de ce navire. (est dans
DD
ce sens que le grand dieu est qualifié neb mal-
mil (ul; comme créateur, 1l est maître de toutes les conditions secondaires ou «attributs» de l'être produit par son action.
Dans la condition du défunt justifié et transformé, on trouve
beaucoup de mentions analogues à la suivante :
LIT L min 1 du-f àr-f r-u
Il fait (revêt) toutes les formes des vivants, ce sont les attributs du dieu grand.
neb en äny-u mal-tu “pu” nle nuler &a.
L'absorption en la, divinité apparait sous diverses formes ana- :
logues?.
Passant au sens transilif, mak signifie «conserver, protéger l'existence; » dans la lécende officielle de Ramsès If, les mots = HE " F ;, 5 : ‘ mäk Bame-t sont traduits par Hermapion ës 8@uraËer der 26) Passe 1 R AëyuTlo *.
L'action conservatrice est bien indiquée par la légende suivante, qui est fréquente sur les canopes. Les déesses protectrices des en-
trailles y disent :
Le)
ci-après, n° 198, aux pronoms relatifs.) * Voyez Lepsius, Todtenbuch, 64, 30.
* Livre des souffles, $ 4, manuscrit du Louvre , et passim. Par suite de cette liai-
son d'idées, que nous avons signalée à Fe orre
propos de Ka, entre l'existence et la nour-
ït É . ] 1 Nan 4 al
riture qui la conserve, A élu
se trouve aussi dans le sens de «vivres. »
(V. Papyrus Anastast, 1v, 17. 5. V. cetexte
* Le sens s'étend aux idées de «veiller, faire attention,» qui paraissent en rapport avec 8FK2&SD0SK «considerare. »
(Voyez Chabas, Études, Glossaire ; au mot mäk, n° 466 et 467.)
INPI UN
ari-à male-à her ämset nt äm.
Je fais ma protection sur Amset qui est dans (ce vase).
Si nous avons réussi à bien expliquer le type mäk, on comprenpuq YI > I
dra facilement son rôle quand il forme le sujet de la phrase avec
l'addition d’un aflixe personnel; il y remplace soit une des expres-
sions du verbe étre comme eo 4 un, tu, etc., soit un pronom MAMA
Put pan = re ordinaire comme 2 , N entuf, emtuà. Voici des exemples pour
diverses personnes, Sét Ie" dit à son fils fiamsès IT :
WI Do IN —=
Ÿ EE OR (= mak-u her tet en Rä em hat merer.
Je dis au dieu Ra avec un cœur plein d'amour.
Batu, repoussant les avances honteuses de sa belle-sœur, lui
parle ainsi :
LREÏIMRPNIE Sr ee |
yxer mäk-tut ma-û em Seyeru mul.
Or, tu es avec moi dans le caractère d’une mère. (Je te considère comme ma mère”.)
Les campagnes de Tutmès LI nous donneront des exemples pour
le pluriel; ses FRE lui disent dans le conseil * :
NIMES ISSN
mäk-na em $Sesu hen-k em bu neb tau (hen-k) àm.
Nous suivrons ta Majesté dans tout lieu où elle ira.
Le roi lui-même, parlant de ses soldats et des ennemis, met ainsi
* Voyez Maspéro, Inscriplion. d’Aby- exemple, la forme m&k-tu avec les allixes ; dos, |. 109, etc. ce fait s'observe avec toutes les per- ? Histoire des deux frères, Hi, 9. On sonnes. trouve quelquefois, conime dans cet * Lepsius, Denkmäler, UT, 37, L 48.
en opposition les deux expressions personnelles äm-ten et mak-sen"
« Vous» ef «eux:
yen LE Ta vs Van SIA Ye
äm-ten Ses-tu hen-à
mäla-sen em
na (n) xeru
il 5
butu
CRT
Vous êtes les serviteurs de mon autorité, eux sont des criminels (que) déteste le dieu Ra.
Il est aisé de voir que dâns tous ces passages le sens personnel
est seul applicable ? et qu'on ne peut y introduire les idées de « con-
server ou veiller» comme ci-dessus. Ajoutons pour terminer ce qui
concerne mäk que le pronom A" s’ÿ adjoint également’; exemple :
nt VE ON
maäle-su
Il vient vers toi,
xer-k Fa.
à dieu Ra!
Nous retrouverons ce mot important aux chapitres des verbes et
des conjonctions.