‹ Chrestomathie égyptienne (volume 3)Chapitre 38 sur 84 · Les pronoms suivent en général les mêmes règles que les · texte numérisé non relu

Les pronoms suivent en général les mêmes règles que les

noms dans leurs rapports avec les autres parties du discours, et

les mêmes particules sont usitées pour les cas obliques. Au nomi-

natif nous avons trouvé les formules j ô änuk, N e KR etui, à.

* Lepsius, 1. 44. Les très-lésères lacunes de ces deux passages sont faciles à suppléer.

? Impliquant, comme tous les pronoms personnels absolus, l’idée du verbe étre. Il en est de même de ñ, ete. dans toutes les branches des langues sémitiques.

* Champollion, Grammaire, p. 288, P UE:

traduit cette phrase: « Fais qu’il vienne vers toi.» Il a confondu ici mak avec l'impé-

ratif A A en

(Voyez un autre exemple de mak-su au

am-ma-l: «donne, fais.»

récit dé la campagne de Tutmès IIT, Denkmäler, M, 31,1. 33.)

* Comparez Champollion, Grammaire n* 228 et suivants.

DES PRONOMS. | 67 N= x mak-uà, pour la 1 personne, lorsqu elle commence

W phrase: les ty pesÊ UE hä-tuà, + di häti-à , mn": ru-à,

me": tut-à, L]. Sr sont plutôt usités, soit Er LEA soit dans le second ED d'une phrase; c’est ce qu'on peutobserver dans les exemples que nous venons de discuter. Les autres personnes se servent de tous les tvpes pronominaux pour le nominatif.

Nous avons remarqué que les pronoms su et sen se prenaient d’une manière absolue et sans support comme sujets du verbe. Ajoutons enfin que la particule ESS variante DES ân, 1ndique le nominatif avec les suflixes comme avec les substantifs: ÉnRe < AE NS un än-à «je fus,» Tu än-f «il fut,» etc.

Le génitif du pronom se traduit par laflixe simple ou par Farticle possessif; exemple : & D se-k «ton fils, » ou XI a

pak-se.

Le datif est rendu par les particules mm en, = er, & yer, etc. Gomme complément indirect du verbe, il se place après l'aflixe personnel; exemple : SI Ê ta-f nef «il donne à lui. »

L’accusatif n'emploie pas les formes absolues dnuk, emtuà, ete. On se sert des aflixes personnels pour les compléments directs des verbes. Il est seulement à remarquer que l’affixe de la 1°° personne prend habituellement comme complément du verbe la forme

LS S AY uä; exemple : N ï RAS: em Ses-uà «pour me

servir.» Cette addition distingue le pronom régime du pronom

sujet; ji NS Ses-à signilierait «je sers;» 1l y a toutefois des

textes où cette utile distinction n'apparait pas. Le pronom personnel et sa variante < sont très-usités à

l s ] ==> MAMMA De x accusatif; exemple : CM er-{a-nef su her nesa-tef

«(Le dieu Ra) l’a mis sur son Maine

1 ÿ 4 f È CF À .

\ù su est très-fréquemment usité trouve même pour le neutre «ceci, cela.» pour la personne royale, mais il n’est (Comparez Champollion, Grammaire, nullement restreint à cet usage, on le n° 2992.)

On remarquera aussi les types T7 ru et Ÿ ati à l'accusatif des pronoms au lieu du simple aflixe personnel !.

Le locatif et l'ablatif joignent les aflixes à toutes les prépositions que nous avons citées pour les substantifs, et c'est surtout dans ces

cas que les types particuliers xat, tu, QER rat, deviennent plus fréquents. L ‘ablatit donne ne à Sr qui mérite d'être étudiée : au lieu de mettre la préposition en rapport direct avec le substantif qui est son complément logique, on la relègue à la fin du membre de phrase, en rappelant la personne par un aflixe. Ainsi, au lieu de dire «Chapitre de ne pas enlever à

l'homme son cœur dans l'enfer, + le texte du Æatuel funéraire porte ? :

ST 2 . Dee S" = 6 FrrrrerÀ, 2 rm 12 D” 2 « pm FE A 7 af Cit ER N— Ru en tem er-ta nehemu RE en sa mäf em xer-t nuter.

Mot à mot : Chapitre de ne pas faire être enlevé le cœur de l'individu, de lui, en enfer.

Celte tournure, dont nous trouverons limitation à l'article du relatif, a la plus grande analogie avec la construction sémitique des

mêmes pronoms.

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