‹ Chrestomathie égyptienne (volume 3)Chapitre 39 sur 84 · INT Ü · texte numérisé non relu

INT Ü

Erta-nef su her xa-tef.

[Il se mit sur son ventre; pour : il se prosterna. Comme pronom personnel renforcé, le type | #, EE que

* Voyez ci-dessus, n° 185, 186. appliquées au datif dans les titres des * Voyez Todtenbuch, tite da cha- chapitres xxI, XX, XXI, xxw, xxv et pitre xxx. Comparez les mèmes formules XAX.

nous avons étudié ', répond au copte Stwua «lui-même.» Mais

l'égyptien antique avait encore ici d'autres locutions que le cople

ne connait plus.

re qui répond à notre mot mème,» se joint à

tous les Alhiges personnels. Voici un exemple pour la 1° personne :

LEE Op

net-(nut}nà fes-à”.

ai-nà

Val

Je suis venu, je rends hommage moi-même.

On trouve ég galement

même,» et

tes-ek «toi-même, » +) tes-ef «1 ui-

Mn (2S-SEN € EUX - mêmes,» ainsi que la variante

+ | N tes-u. Le papyrus judiciaire de Turin indique ainsi l'exécura QT

tion de la sentence capitale sur les condamnés : i

CN

=) âu-f met-nef les-ef «il est mort lui-même:» ct ailleurs :

DS ques

auf met-nef her lesf «ii est ne, par

mêne » Au pluriel la formule est À, \ Lu LR œ

äu-u met-un lesu « 11S sont morts eux-mêmes “. »

* Voyez n° 183.

? C'est à M. Samuel Birch qu'on doit la découverte de cette importante loculon,

* Voyez Toditenbuch, 31, 6.

* Th. Devéria, Papyrus judiciaire de Turin. En réfléchissant à cette formule et surtout à la variante #et-nef her tes-f, on pourrait croire à une sorte de suicide des condamnés. Mais on voit ‘au contraire, dans le jugement, qu'on leur donnait la mort. Je pense qu'il faut entendre que par leur crime ils se sont condamnés euxmêmes à mort. Les exemples les plus curieux de ce pronom se trouvent dans les légendes du dieu suprème; au formulaire du chapitre xvu du fatuel funéraire, 1. 3.

on lit : +7 1 mi fn La ou

nuter &a geper fes-ef «Je suis le dieu grand, existant par lui-même.» Il est dit plus

loin du même personnage : LAS À b +) nck-f äm-f les-ef «(c'est celui qui) ee fait acte de la génération en soi, luimême; » = nels a produit le copte HOE1K SAPANTT ES ,» 1bid. |. 9. Nous avons cité déjà la lécende RG mak-su tes-f, où la même idée est appliquée au soleil. (V. n° 191.) On dit également de cet astre qu'il est

RAIN me 7

donnant la naissance à lui-même.» à son lever de chaque matin.

Ce pronom provient très-probablement du radical | |] te, tel «dire;» en copte %E, OC.

195. Une expression de valeur très-analogue, mais beaucoup plus rare dans les textes, se tire du radical" @ sep, qui signifie « acte» et aussi «fois» (vices), comme le copte com. Ramsès IT, dans un discours qu'il adresse à ses peuples après la victoire, s'exprime ainsi ? :

LE 4 RS X —#— CR AOL X | NF = SN

— | > pm = pm E © Sexeru-a her xeper än : uhai àr-nà sep-à.

Mes desseins s'accomplissent, on ne peut échapper à ce que je fais moi-même (mea vice).

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