‹ Chrestomathie égyptienne (volume 3)Chapitre 7 sur 84 · MAMA EE · texte numérisé non relu

MAMA EE

riantes prouvent que le nom divin n’a souvent été écrit en tête du

nom sacré, comme dans

S Amenhotep (Amenophis),

nom propre que par un motif de préséance et qu'il faut, dans la prononciation, le remettre à la fin. C'est ainsi que le surnom spécial du grand Ramsès LOL L pren Meri-ämun doit être prononcé de cette manière, quoique les variantes donnent habituellement la priorité au nom d'Amon, ste : QU âmen mert.

= Das nas RAT met avant le nom divin :

re nas-yuns «l'attaché à Chons!.

— noms s'appliquaient aux deux sexes; combinaison avec

on! neferu «les grâces» parait réservée à des noms féminins,

exemple : oiit) Ra-neferu et, par inversion, Neferu-rà « grâces

du soleil,» et (155 | Neferu-sebek « grâces de Sebek,» noms

portés par deux reines égyptiennes ?. 2

* Comparez, pour ces noms, Cham- reclifiée dans la table même, où le n° 115 pollion, Grammaire, n° 131, et Brugsch, est consacré aux noms propres avec nes, Grammaire démotique, n° 115. C'est par et dans le tableau général au n° 192, où suite d’une inadvertance que dans ce nu- le même sigle correspond régulièrement à méro le sigle démotique initial est inter- LA nas, OÙ nesa.

prété par LR se «fils.» Cette erreur est ? La fille du roi Horus portait un nom

L’attachement au dieu est aussi marqué plus brièvement par la finale I i, qui forme des adjectifs dérivés d’un substantif, et des noms verbaux; exemples EE Ament «l’Amonien, » AU Seti « le dévoué à Set» (ou Typhon). Peut-être l'intention mythique de cette finale était-elle d'établir un rapport supposé de filiation !.

La forme composée avec l’article possessif pa, ta, très-usitée aux

basses époques, comme dans les noms pren Pa-

mont, IN TR \ Ta-isi « celui de Month, celle du » est rela-

tivement moderne.

135. Le nom choisi pour l'enfant témoigne souvent la reconnaissance des parents, qui le considèrent comme un don divin. La for-

mule initiale pe-tu «le don,» n'est pas très-ancienne; ee 5 Pe-tu-p-rà «le don du soleil?» est reproduit exactement

O ue é 1 dans le nom biblique YDND Putiphra. Dans les noms bilingues

gréco-égyptiens, cette initiale est transerite par æerv et were ou TET.

Une forme féminine, correspondant à la même idée, se tirait

1 är-ta-s « a donné elle; » exemple : R=- NL

Ma-t-ârtas « Ma-t (la mère) l’a donnée. »

de la finale =

136. Cest par suite de la même idée que les noms propres établissent souvent des rapports de filiation avec les dieux. La forme la plus récente est celle des initiales 9) sm p-se-n «le

fils de,» AN De ta-se-t-n «la fille de 3.» Les noms d’une AAA,

de forme analogue, = JR} D: qu'on

doit lire, par inversion du nom sacré, Netem-t-ma-t. I signifie «délices de Mauth.»

* Comparez les ethniques sémitiques par la finale z, et les finales os, tus.

* Les formes avec l'orthographe Æ,, dus pa, t&, citées par Champollion, sônf

des plus bas temps. (Voyez Champollion, Grammaire, n° 161.)

* Les Grecs, dans les noms bilingues, transcrivent le masculin par Ye» et le féminin par os»; mais celte dernière leçon est rare et plus récente. Les noms propres conservent souvent des formes archaïques ;

DU SUBSTANTIF. V3 plus ancienne époque sont écrits sans article et sans particule,

comme CNENR EN": Se-hathor «le fils d'Hathor. » ;

La rèole d'inversion que nous avons indiquée ci-dessus Ar plique iei très-souvent; exemple : ESA e \ Hathor-se-t, qu'on doit lire Se-t-hathor, ainsi que le prouvent les variantes.

Cette règle d’inversion s'étend à des noms plus compliqués, surtout dans les cartouches royaux, où il était de style de mettre un disque solaire au sommet; c’est ainsi que le célèbre cartouche doit être lu amy {| [ TT) @ Men-kau-ra'; toutefois cette inversion ne doit être adoptée dans la transcription que lorsque

les variantes l'ont clairement autorisée, car il est des noms

propres où le nom divin reste initial, quoique le sens semble y indiquer linversion.

La finale {IL mes «engendré, né,» ne donnait pas lieu à l'in-

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