‹ Chrestomathie égyptienneChapitre 21 sur 28 · Avec le causatif, la prohibition prend les formes : Ik · texte numérisé non relu

Avec le causatif, la prohibition prend les formes : Ik

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em-iaty em-tat-t, et

^il

em-er-ia-t;

c'est une locution équivalente à crnolili^ ou (rnon sine!)»

Batd, recommandant à son frère de chercher son cœur pendant sept ans, s'il le faut, ajoute^ :

etihtai fit haii-k.

Ne laisse pas rebuter ton cœur!

La maxime suivante réunit les deux formules prohibitives' :

àm-li Noii

senti em-sa sehime etn tai-l

ambulare posl muliereni, non sine

?i-kMCP.rîr:

(ms[t) liàti-k,

rapere illam cor Inum.

' Lepsius, Denkm, Ilf , io5. U^fa signifie «rretarder;» le dëterminatif a le distingue nettement, dans ce texte, de j^ I' * — JV^ ^ ^^ use/a, avec lequel il pourrait être confondu dans la lecture des rass. hiératiques, car il a aussi quelquefois Toiseau funeste 'it-' . Dans le Récit des deua^ frères, Bâta , pressé de rapporter des

semences aux champs, dit de niéifie h sa beUe-sœur : V^l^^^ Jl^V <^ TTî ^"^ t^^ ^^^fi ftnenie retarde pas»

{Pap, d'Orbiney, X, 3). Cest donc à tort qu'on a lu use/a à cet endroit.

' Pap.dVrbiney, VIII, 5.

^ Pap. de Boulaq , XXII, 6.

Avec le groupe j ' er-ta-t le sens paraît le même :

em er-Ui'i àb-k na dbu.

N'abandonne pas ton cœur aux arausemenls.

401. La finale tu, indice du passif et du pronom vague ccon^ s'introduisait dans le prohibitif à l'aide de l'auxiliaire .«>^ll -» âritu. Dans le traité conclu par Ramsès II avec le prince de Kkel, on lit une clause qui garantit le pardon au transfuge livré par l'un des deux partis ^ :

em-fai àrt-tu se-hà paif betau er-f.

Mot h mot : Qu il ne soit pas fait élever sa faute contre lui.

La même relation grammaticale est exprimée de nouveau, à la ligne 36, d'une manière très-différente : on s'est servi du pronom absolu vague jk ^ emlutu ^on;yi cfelui-ci, étant initial , a amené la négation tem * :

emtutu tem sehà beta neb er<^.

Mot à mot : Que Ton n'élève pas faute aucune contre lui.

Ce passage prouve bien, par l'identité des clauses, que le sens prohibitif appartenait aussi à la négation tem ^y^; mais son usage était moins fréquent, parce qu'en général elle ne se plaçait pas en tête de la phrase.

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