Nous avons parlé d'une troisième méthode, qui consisle
rait dans la négation ordinaire, difFérenciée simplement par le ton de la parole: Si je dis à quelqu'un : Vous n'avez pas fermé la porte? l'accentuation pourra faire, de cette phrase, une négation simple, une exclamation ou une interrogation. Les notions générales de la grammaire donnent à penser que ces tournures se présentent dans la plupart des langues; mais la théorie ne suffit pas, si raisonnable qu'elle soit, il faudrait prouver, par les textes, que telle locution a été réellement usitée en égyptien. Nous ne pourrons citer ici que très-peu d'exemples et aucun n'est d'un caractère incontestable.
T^ se rencontre au Papyrus Anaslasi dans les conditions suivantes : le maître parle à son disciple d'un sentier difficile (au morai), il conclut ainsi : ^ i^ an rey-ek su trne le sais-tu
pa5 ' ? n
Quant à la négation ^œ» V , on a cité souvent la phrase du Papyrus Anastasi n° 2, adressée au scribe :
tem-ek- fat tnesta.
Ne portes-tu pas Ja palette?
Ce sens paraît bien naturel, malheureusement le texte est très-corrompu dans le duplicata du Papyrus Saïlier^.
La stèle de Xemines, au musée du Louvre, contient la phrase suivante, dans l'hymne à Osiris^ :