On a remarqué que le pluriel M , dans son rôle de
^ Voyez Duemichen, Ree. des Mon, «em signifie aussi (rie naos i» ou «r la chAsse»
IV, /i3. du dieu : c'est peut-être la retraite incon-
* Essai sur la slèle n* i353 de la col- nue du soleil pendant la nuit que Tauteur
lection Passalacqoa, Beriin, 18&9. ^ a voulu désigner ici.
sujet, prend souvent la variaiite II ; Torthographe ordinaire m n'est cependant pas exclue de cette valeur; on lit, par exemple, dans le Papyrus d^Orbinetf (II, i) :
se{ti)mu nti sen-âbu.
Les herbes qu*ils aimaient.
Une exception beaucoup plus rare pour ce pronom pluriel est la forme 0^=^ set^ quon lit cependant dans des textes excellents. En voici un exemple tiré des annales de Toutmès III :
non timd-u er-ta-^et her mu^.
Les villes placées sur la mer (pour : les villes de la oAte).
Cette variété ne peut être considérée comme un pluriel féminin, car ^»« y I ttma (r ville d est masculin. G est un nouveau cas de cette addition dun t euphonique, que nous avons déjà observée à diverses reprises.
281. Je rencontre dans un texte fort correct la forme exceptionnelle >*^«**A 1 (^ ensu pour l'accusatif du pronom su. Il est question du retour à Thèbes de Toutmès III victorieux^ :
iep-nsu tami m uoi-t her neham.
Les gënëralions de Thèbes le reçoivent dans Tall^^resse.
' Lepsius, Denkmàler, III, Sa, i. aj. — ^ Brugsch, Monuments^ XXII, 7.
BU YBRBB RéPLÉGHl.
282. Le pronom 1^ «« avait encore un rôle prédominant dans le verbe réfléchi; mais il pouvait y être remplacé par le pronom ^^ tes; ies-à «r moi-même, t) t^^k «r toi-même, etc. ■»; quelquefois aussi le sens réfléchi est encore fortiûé par la jonction des deux pronoms. Le papyrus Harris nous fournit ici deux excellents exemples; il s'agit de l'essence du dieu créateur ^ :
ieta-su er-ret nuteru, Abscondens se bominibus (et) diis.
ir^ figure seul à son tour dans la célèbre formule Jf^-*^ X^^p^ às-ff que M. Birch a si habilement traduite le dieu «c existant par lui-même. *» La légende des hymnes du soleil et celle du papyrus Harris, qui développent la même idée par la génération éternelle que produit l'acte divin , se servent de la combinaison sthtesp.
nutetf nuter, utet-m tes-f.
Dieu devenant dieu (en) s'engendrant lui-même^.
La variante du second nuter dans cette légende estH^ ^lM nuteri, forme incontestable du participe*.
' Pap. Harris, III, I. 3 et 1. t. Ml ne faut pas perdre de vue que J ^
Hymne adressé à Amon par le roi Ram- ^ ,„ ^y. ^^ ^^^^ ^^ ^^^^^ j,^
verbe, il signifie simplement alors fflui- ' Dans l'hymne du musée de Berlin, même». Voyez l'inscr. de Pianky.Lioi : cité ci-dessus, n'^syg. Le soleil est qualifié -i-^ m & ■. -— ^
hun nuteri mes-su tès-fra neb, «r Enfant uâ «r lui-même se tint debout, le prince
divin qui se donne la naissance à lui- seul» (en face du dieu).
même chaque jour. D * On ne sait pas au juste le sens du
Le participe du verbe réfléchi était fort usité, en voici une autre formule :
w Jr T -^ w ^ I I I
Xjasi'ui'tu hati-ten.
Le cœar vous a manque. Mot à mot : Avili soi , votre cœur '.
Cest le reproche que Ramsès II adresse à ses soldats après son abandon; le participe a pris ici la finale ui.
Au parfait- aoriste, la formule du réfléchi devient Lw
nef-su; exemple : ^ ^1^ wi 1 ^"^-^^-^^^ h^ Xfl'
t'f emniei, etc. rîl se mit sur le ventre en disant, etc. w pour ail se prosterna d devant le dieu *.
283. La combinaison des affixes ^«^ IÇ -fc-w semble, au premier abord, renfermer nécessairement la 2* personne du singulier '^^ avec laffixe-régime 1(^ w, et tel est souvent le véritable sens; cependant je suis porté à croire que cette formule caractérise quelquefois la 2*^ personne du verbe réfléchi , et je signale à l'attention des phrases assez nombreuses construites sur le modèle des suivantes :
àr miti oaAu àa hotepu-k-su em xj^fwu râ-sen.
Si Oat sic, senex longœvus requiesces (te) in sepulchris eornm '.
C'est la sanction que le scribe Ani donne à ses préceptes.
verbe nuter, qui fqrme le radical du mot participe remplace, dans une allocution,
nuter «rdieu.^ C*est une idée analogue à la seconde personne de Taoriste et même
ff devenir» ou «rse rraouveler, « car nuteri Pimpëratif. (Voyez ci-après, n* SSg.) est appliquée àTAme ressuscitéequi revêt ' Stèle du prince de Bakhtan, 1. 17.
sa forme immortelle. ' Pop. Boulaq, XYII , 16.
' Pentaaur, texte de Kamak, i. 89. Le
La phrase suivante ne paraît également s'expliquer naturellement que par la 2*^ personne du réfléchi ^ :
kamu-k-su em ne/er em tàr paik sensen ka-
bu du kame-ksu er faàu.
Si tu t'es trouve bon au temps de ta prospérité, le malheur venant, tu te trouveras
(bon) pour le supporter.
àm-^k ak'U em ôHiu au kamu-k-su em tesàu-
V ^u^k ^^^fe^^ AvmmM^ AMMMA ^^^im^I
tu em-bahu kenken.
N'entre pas dans une réunion (quand) tu te trouves disposé & une querelle*.
Les combinaisons assez nombreuses qu'il nous reste à exposer sont toutes obtenues à l'aide de verbes auxiliaires et de particules : ce sont de petites locutions complexes dont on doit logiquement classer les règles dans la syntaxe; mais, d'une part, leurs dérivations sont parvenues, dans le copte, à une agglutination plus parfaite et elles y ont formé divers temps de la conjugaison; et, d'autre part, il nous a semblé que la méthode la plus pratique consisterait à réunir l'étude des diverses formes simples et composées, dans leurs applications, sous la rubrique des temps auxquels elles sont le plus habituellement afl'ectées.
' Pap. Bùulaq, XXI, i . Remarquez «en- ' Pap, Boulaq, XXI, 16. Dans em-tesau
sen erres secunds» opposé à kabu, ftVétai la particule indique Tétat. de malheur ou de faiblesse. «