DIALOGUE VII
Du Commerce .
Depuis quand êtes- vous dans le b^ls^^t^Jj
commerce , mon cher ami ?
Il n'y a pas long-temps . l'ai beaucoup perdu à la révolution , et j'ai cru devoir embrasser cet état pour rétablir mes finances.
Ëh bien, comment vont les affaires?
Pas trop bien. Le numéraire est fort rare; l'intérêt de l'argent s'élève jusqu'à trois pour cen^t par mois: cela est exorbitant!
Les riches capitalistes, qui ont des fonds à placer, gagnent beaucoup dans ce moment.
Cela est vrai, il n'y a pas d'entreprise qui rapporte autant.
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Mais quelquefois aussi ils éprouvent des faillites, et perdent les intérêts et le capital.
Oh! ils ne courent pas ces risques: ils ne prêtent que sur nantissement .
C'était dans le temps du papiermonnaie qu'on pnuvait faire de grands profits .
Tout le monde alors se mêlait de spéculations ; mais aussi bien des gens s'y sont ruinés .
Ceux qui jouaient à la baisse, étaient presque 5ùrs de gagner; tandis que ceux qui spéculaient dans l'espoir d'une hausse perdaient ^constamment •
Comment vous en étes-veus tiré, vous qui aviez entrepris des fournitures pour l'armée?
Je n'y ai pas trouvé mon compte;
tous les fournisseurs n'ont pas fait fortune.
Mais vous faites à présent de grandes affaires . Vous ne vendez qu' en gros, n'est-ce pas?
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Je vends aussi en détail, mais je ne fais presque rien. Les fonds ne rentrent pas, personne ne paye, et puis le timbre et les droits d'entrée mangent presque tout les bénéfices .
Avez-vous un associé?
Non, je travaille avec trois coinmis seulement.
N'avez-vous pas aussi un commis voyageur ?
Oui, mais il a été pris par les corsaires. Toutes les marchandises dont il avait fait emplette^ ont été capturées avec lui .
C'est une grande perte. ♦ ^^ «jL-^i- ^^k
Une perte irréparablel Je ne sais vIiA-J'Ur^&^ï;'--*^ V comment je pourrai me récupérer. ^ ^y t ^ ^\ U ^j
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DIALOGUE VIIL Pour introduire et recommander un ami .
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Pardon , Monsieur , si j'entre sans façon et sans me faire annoncer . Vos gens sont si occupés que , malgré le bruit que j'ai fait , ils ne m'ont pas entendu .
Monsieur, soyez le bien venu : il y a un siècle que je n'ai eu l'avantage de vous voir ,
J'ai été long -temps indisposé, c'est ce qui m ' a privé du plaisir de vous faire ma visite. Je viens aujourd'hui pour vous présenter'Monsieur C... ; il est de mes amis, et digne d'être des vôtres.
Vous le connaissez peul-être de ré putation .
Oui Monsieur, j'ai entendu parler de lui d'une manière trèsavantageuse. Monsieur C... ,je suis extrêmement flatté de l'honneur de faire votre connaissance .
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Vous me faites trop d'honneur, Stj^-^^i^t'ç
Monsieur .
Depuis quand êtes- vous dans ce pays ?
Depuis avant hier . Mon intention est de me fixer soit ici , soit dans une autre ville de l'Orient .
Monsieur a-t-il déjà quelque emploi ?
Non , Monsieur ; mais comme il en a un en vue , et que vous pourriez lui être de quelque utilité , je viens vous prier de lui accorder votre protection.
Soyez assuré que je ferai tout ce que je pourrai pour vos amis, et surtout pour Uïi homme d'uii mérite aussi distingué que Monsieur.
(Test à ces sentiments que je reconnais mon estimable ami, et je compte bien sur sa parole.
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