DIALOGUE IX
De la Promenade.
N'est - ce pas qu'il fait beau *J>' '^l-' h^ W-^' /^* aujourd'hui ?
J'ai envie de me ptomener un peu. » ^ ^' j' -^r^j J
Allons prendre l'air. * e!^' ^^ b'JJ»
Allons faire un tour. » ^Jxi Jjâ; ^
Allons nous promener dans le v^^*j j^^' vi xr^ J^ parc; de là, si l'eau est calme, nousU^' ^i»*^ ^'-^^ ^Ul^li'jUU passerons la rivière, et nous irons ^ ^ i/^^ ^^j^^ J' ^;/j dan3 les prairies qui sont sur la rive opposée.
Bien volontiers.
Allons donc.
Votre parc est bien planté.
Les arbres sont bien venus, ils forment un berceau impénétrable aux rayons du soleil.
Nous sommes au bord de la rivière.
Reposons-nous ici sur ce banc de pierre .
Je suis déjà las.
^i'! wJUÎI
Ai'j «à» J.C. U» r-y^ p»
u-ut
Lsrîil
Je marche difficilement.
On respire ici un air embaumé.
Les fleurs des orangers et citronniers répandent une odeur suave.
Quel bel effet produisent les rayons du soleil couchant sur tout le paysage t
Le rossignol commence à se faire entendre.
Traversons la rivière.
Nous sommes dans la prairie ; quelle belle verdure !
L'œil se plaît à errer sur ces prés émaillés de fleurs.
Voyez plus loîn ces champs ensemencés et ces vignes.
Les blBs ont une belle apparence.
Il y a lieu d'espérer que la récolle sera belle.
Visitons le verger, le potager et le parterre .
Vos arbres fruitiers promettent beaucoup. Les fruits sont déjà noués.
♦ jy'j^. -^-i^' f[^j^^ » j* .1^ vâi)i ^\ J^i u
J^^^jJL \ tji u^ ^1»
» (V^) J^' *-»*JJJ C^l;^t
Voyez quelle est la fraîcheur de celte rose nouvellement épanouie.
Gueillons-la .
Ce serait dommage de la cueillir ; elle ne tarderait pas à se flétrir.
it ipii iZia/» L^&LS
Prenez du jasmin, du chèvre- J-*3'^jjjjy- LU ^ j^
feuille, des jacinthes et d'autres fleurs .
♦ jj^J^ ^ '-•^j fî/^'j
DULOGUEX.
De r Étude .
Il faut convenir que rien ne délasse plus agréablement Tesprit qu'une belle promenade, surtout quand on a passé la journée à l'étude*
Je trouve la promenade toujours agréable, quoique je ne me fatigue pas sur les livres .
Je suis surpris, Monsieur, que vous négligiez la lecture; car rien ne convient mieux et n'est plus utile à un homme de condition. Je ne croirais
lA
^ U .il
>.u>r y,ji
« ,^jjl
pas avoir bien passé la journée, si jejv^l^ J (CjyLchj\) "i^ \y\ ^J n'avais pas lu quelque chapitre d'un bon livre.
Et moi, Monsieur, je préfère l'exercice à rétude Je voudrais bien savoir quelle satisfaction on peut prendre d'avoir toujours les yeux sur un livre .
Je vous l'apprendrai, quand vous m'aurez dit Futilité que vous tirez de vos exercices.
Ils conservent ma santé, ils me rendent le corps souple et léger , et ils m'apprennent à me bien présenter dans une compagnie;ce qui est un grand point. Car vous savez, Monsieur, que Textérieur donne un grand avantage à la réputation .
J'en conviens; mais quand celte réputation n'est point soutenue par un esprit cultivé, en vérité, Monsieur, elle est de bien peu de durée . Et peut-on cultiver Tespritsans l'étude et sans la lecture ? L'esprit n'est-il pas
la partie essentielle de l'homme? Cela étant , les plaisirs de Tesprit son bien plus solides que ceux du corps .
Monsieur , il me faut des preuves pour me convaincre .
J ' y consens. L'étude nous préserve des railleries , auxquelles l'ignorance nous expose pour peu qu'on soit mêlé aux affaires du monde ; elle nous apprend à modérer nos passions, et par là nous rend capables d'entrer dans toutes les bonnes sociétés. Elle forme notre jugement, de manière que nous pouvons nous garantir du mal^ et pratiquer la vertu .
JaJl ^\li c^ir ^^y^\
l\ ^1 jJ
v?«^ ^^f' CU- *^^. 3V