‹ Chrestomathie française du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 127 sur 151 · JEAN-JACQUES PORCHAT · texte numérisé non relu

JEAN-JACQUES PORCHAT

Cassa l'édit de sou grand-père, Rançon de coupables amours :

Pour ceux qui fuyaient le martyre En vain la pitié l'implora, Mais notre Suisse osa leur dire :

Plus de Jura !

Enfin croula le trône antique Sous l'effort de quatre-vingt-neuf, Et notre vieille république Comme vous désira du neuf. Coiffé du chapeau démocrate, Le grand homme alors se montra ; Des deux côtés il mit la patte :

Plus de Jura !

La liberté nous fut rendue :

Dirai-je au prix de quels revers ?

A ma lyre un peu détendue Il ne faut pas de si grands airs.

Mais du Nord vienne quelque orage, Suisses, Français, elle dira :

Voici pour tous assez d'ouvrage.

Plus de Jura !

Pour orner notre Académie, Poète, vous passez les monts :

Voilà de notre illustre amie Les envoyés que nous aimons.

Avec vous de noises falottes Et du blocus même on rira, Car vous avez mis dans vos notes :

Plus de Jura !

Œuvres à lire de J.-J. Porchat (Georges Bridel, éditeur, Lausanne) : Glanures d'Esope; Poésies vaudoises ; Souvenirs poétiques (1828-18(Î4). — Criticjues à consulter: J. Hornung, J.-J. Porchat et la poésie vaudoise (1864) ; A. Vulliet, Les poètes vaudois contemporains (1870) ; Philippe Godet, Histoire littéraire de la Sni.tsi' française; Virgile Rossel, Histoire littéraire de la Suisse romande.

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