‹ Chrestomathie française du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 32 sur 151 · LA MUSK · texte numérisé non relu

LA MUSK

Poète, prends ton luth et me donne un baiser ;

La fleur de l'églantier sent ses bourgeons éclore.

Le printemps naît ce soir; les vents vont s'embraser;

Et la bergeronnette, en attendant l'aurore,

Aux premiers buissons verts commence à se poser.

Poète, prends ton luth et me donne un baiser.

LE POÈTE

Comme il fait noir dans la vallée 1 J'ai cru qu'une forme voilée Flottait là-bas sur la forêt.

Elle sortait de la prairie ; Son pied rasait l'herbe fleurie ; C'est une étrange rêverie ; Elle s'efface et disparaît.

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