‹ Chrestomathie française du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 80 sur 151 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Oui!

AMAURY

N'écoutez pas cet homme,

RAGE^iHARDT

Prends garde, toi qu'on nomme

'166 CHUESÏO.MATHIE FRANr.AISK

A.MAUlîY

Que peux-tu? quelles preuves as-lu?

Pour attaquer mon fils, sa gloire, sa vertu i

KAGEPîHARDT

Je ne l'attaque pas, je le défends, te dis-jel

AMAURY

Contre qui ?

RAGENHARDT

Contre toi .

LE DUC NAYME

Parle donc, je l'exige.

AMAURY

Non ! ne l'écoutez pas : il ment, il va ineiilir. Mais j'épargnai sa vie, et c'est mon repentir.

RAGENHARDT

Ton repentir, dis-tu ? Tu n'en as donc pas d'autre ? — Cet homme dont la main ose toucher la vôtre, Je connais son passé, je connais sou vrai nom, Et je vais vous le dire à tous.

AMAURY

Tu mens. Saxon, Tu mens !

RAGENHARDT

Eh bien, je vais devant l'empereur même, Je vais donner la preuve, oui, la preuve suprême, Oui, je le prouverai, cet homme que voici Se nomme...

AMAURY, bas, en allant jusqu'à lui.

Tais-toi l pas devant lui 1 pas icit

RAGENHARDT

Je suis plus généreux que toi, comte, j'espère,

Car c'est devant son fils que tu tuas mon père!

Je voudrais épargner Gérald, je ne le puis :

Les ombres des martyrs viendraient troubler mes nuits !

HENRI DK BORNIEU kGl

Je peux faire du moi us, et cela doit suffire, Qu'il apprenne par toi ce que je venais dire ! Parle donc à ton fils, toi-même, si tu veux.

AMAUHY

C'est bieu... Keste, Gérald.

Aux assistauts.

Qu'on nous laisse tous deux !

BERTHE

Dieu! qu'est-ce donc ? Sur nous je sens comme un orage 1

GEOFFROY, au duc Nayme, montrant Aniaury.

Voyez quelle pâleur a couvert son visage l

LE DUC NAYME

Oui.

GEOFFROY, à Ragenhardt.

Qui donc es-lu, toi qu'à nos yeux élonnés...

RAGEI>aiARDT

Je VOUS l'ai dit : je suis la justice ! Venez.

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