‹ Chrestomathie franc̜aise du XIXe siècleChapitre 150 sur 176 · EUGÈNE RAMBERT · texte numérisé non relu

EUGÈNE RAMBERT

ye à Clarens en 1830, mort à Lausanne en 1880.

L'admirable auteur des Alpes suisses, dont nous avons montré Fimportance comme prosateur dans le premier volume de cet ouvrage, fut aussi uji poète de valeur, une nature inspirée, qui exprima en vers de nobles sentiments et de beaux symboles. Imprégné de littérature française, Rambert doit sa forme parfois un peu laborieuse à la fois aux classiques et aux romantiques, mais par le fond il est essentiellement original. Sa poésie ost nationale dans le sens élevé du mot, sans aucune' des banalités provinciales qui déparent certains poètes helvétiques. Esprit vigoureux et sain, âme sensible et délicate, le peintre des Alpes représente, comme poète, ce qu'il y a de meilleur dans le caractère vaudois.

Notre Rhin '.

Le Rhin que vous chantez dans vos vers fratricides, Ce Rhin, fantôme impur, vieille divinité,

* Extrait des Poésies. Ecrit en 1869. après une soirée oii l'on avait lu le Rhin allemand de Becker, commençant par ces mots : //*■ ne l'auront pas le Rhin allemand, et la réponse d'Alfred de Musset, qui débute par ce vers : yous f avons eu, votre Rhin allemand.

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