‹ Chrestomthie du vieux français;Chapitre 26 sur 110 · SYNTAXE · texte numérisé non relu

SYNTAXE

La syntaxe française en ce qui concerne les documents des XIII^, XIV®, XV® et même XVI® siècles, est réduite à ses éléments les plus simples, et se borne le plus souvent à l'accord du verbe avec son sujet. Une latitude très -grande, dans la manière de disposer les divers membres de la phrase, donnait lieu à des inversions et à des ellipses que l'on ne se permet plus aujourd'hui. Du reste ce que l'on avait à dire ne demandait pas grands frais d'imaginative en fait de constructions grammaticales, car les récits, soit réels, soit fictifs, qui sont le premier canevas de la littérature française, n'étaient pas de nature à faire naître la science des termes transitoires et des autres combinaisons du langage, science qui à tout prendre, n'est autre que la logique. C'est aux écrivains de la réformation, à Calvin particulièrement, que le français est redevable de sa syntaxe, c'est à dater de cette époque et de cet écrivain que le langage a dû se plier à toutes les formes possibles du raisonnement, et déployer pour l'expression de la pensée pure, toutes les ressources qu'il pouvait avoir en lui.

L'on trouvera dans les extraits qui composent cette chrestomathie suffisamment de matériaux pour étudier d'une façon très - complète les procédés du vieux langage; nous n'entrerons donc pas ici dans de plus longs détails.

Les deux fragments qui suivent sont destinés à servir d'application aux remarques contenues dans cet abrégé.

L'ORDENE DE CHEVALERIE.

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