‹ Chrétiens et TurcsChapitre 101 sur 119 · IV. -LA GUERRE SUR LE DANUBE · texte numérisé non relu

IV. -LA GUERRE SUR LE DANUBE

seil de personne^ le sultan nomma Omer^-Pacba strdarekraem (généralissime de toutes les armées ottomanes en Europe); et lui envoya^ sur sa cassette privée^ 60 raillions de piastres pour payer Tarriéré de ses troupes.

Aux approches du printemps de i85^, les Russes se préparèrent à exécuter le plan de campagne projeté pour rinvaslon de la Bulgarie. Le prince Paskiévitch fut désigné pour prendre en personne le commandement suprême. Tout le troisième corps d'infanterie, les réserves des troisième^ quatrième et cinquième corps d'armée^ les régiments de dragons et les remplaçants pour tous les régiments étaient arrivés sur le théâtre de la guerre. Depuis Ismaîl jusqu'à Kalafat, Farmée russe comptait cent trente-sept mille sept cent soixante-dix hommes d'infanterie^ trente- cinq mille hommes de cavalerie^ cinq cent vingt bouches à feu, avec dix mille cinq cent soixante-dix artilleurs. En tout^ avec les parcs de munitions^ les équipages de ponts, les employés des transports et de la chancellerie, le prince Gortchakof commandait le long du Danube une armée de cent quatre-vingt-onze mille neuf cent quarante -huit hommes, sous la direction suprême du prince de Varsovie.

D'après des ordres venus de Saint-Pétersbourg ^, la

i En doDDant ces ordres^ oa avait eu égard aux conseils d*an diplomate adjoint au consul général Khalckinski, vice-président du conseil administratif en Valachie, M. de Fonton, alors conseiller d'ambassade à Vienne, bien connu par une mission remplie en

plus grande partie des troupes russes qui se IrouTaient en petite Valacbie furent ramenées en deçà de i'Olto. On ne laissa devant Kalafat qu'un petit corps d'environ quinze mille hommes commandés par le général Làprandi. Toutes les forces russes, à l'exception de ce petit corps du général Liprandi, furent concentrées sur trois points :Kalaracbe,Braîla et IsmaîL De ces troispositionS; on menaçait les Turcs d'un passage du Danube. Cette difQcile opération commença le 22 mars sur deux des points indiqués. Le prince Gortcbakof^ qui se trouvait à Braila^ dirigea en personne le passage et l'attaque contre Matchine; le général Ouchakof fut chargé du passage d'Ismaîl à Toultcha. A six heures du matin, les Russes jetèrent les ponts au-dessus de Braîla> vis-à-vis de Gitschel et au-dessus de Matchine, sous la protection de deux bateaux à vapeur et de leurs chaloupes canonnières. Les fortifications de Matchine étaient en très-mauvais état; la garnison n'était que de trois mille hommes.Le passage ne pouvait donc pas éUre longtemps disputé aux Russes. Néanmoins des pertes si sensibles leur furent causées par les tirailleurs turcs et par une batterie placée devant Matchine, qu*ils ne

Serriey darant rannée 1833, à la satisfaction de sa cour, H par ses tendances à ménager TAutriche. M. de Fonton était retiiéi Tchorani, village de la petite Valacbie, d*o(i il suivait les érénements militaires et politiques, et d^ota il écrivit à son gouvernement sur la nécessité de faire repasser TOlto au gros des corps qui occupaient la petite Valachie, afin de ne pas causer de mécontentement ^ la cour de Vienne, qui voyait d*un mauvais œil tout ce qni pouvait agiter la Servie.

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