I.— LES RELIGIONS ET LES RACES
appiryés snr des consuh^ des cavns ou gardes du corps^ desescadres? La liberté de religîon^régalilé des cultes, ont été accordées par le dernier édit du sultan^ mais une pareille prédication est-elle de la liberté religieuse, et ne peut-elle pas susciter dans tout l'Orient des désordres et une agitation profonde? Les missionnaires catholiques français ou italiens sont établis au tnilieu des populations catholiques franques comme à Péra, à Galata^ à Smyrne^ etd.^ etc., ou bien au sein des catholiques orientaux dans le Liban^ à Damas, à Alep, ou en Palestine, dans Ht terre sainte et dans la Mésopotamie. Les instructions de la cour de Rome aux mis* sionnairessont très-sages. Elles ne leurdéTendent pas de faire des prosélytes, cela ne serait pas possible, mais elles leur prescrivent de ne pas agréger les conrertis à TE* glise latine, et de les laisser dans le rit catholique oriental en tigueur à côté du rit schismatique'. Ainsi les («recs conrertis deviennent des catholiques grecs et non latins, il en est de même pour les arméniens, les jacobites, etc., qui deviennent arméniens catholiques etchal<^ déens. Les Druses deviennent maronites. Les musulmans seuls peuvent devenir latins, soit afin de pouvoir être protégés assez efflcacement, soit parce quil n'y a pas de population catholique indigène ausein delaquelle ils puissent entrer après avoir abjuré. Toutes ces mesures sont sages, et cependant on ne doit pas se le dissimuler, malgré la gloire qui revient à l'Eglise romaine pouMes
> Tai enlenda cependant des plaintes très- vives sur la guerre faîte maintenant en Syrie su maHage des prêtres syriens unis,
ooDTersioQS qu'elle a faites en Orient, et par la supériorité des clergés catholiques indigènes sur tous les clergés dissidents, on ne doit pas se dissimuler que ce fractionnement des populations chrétiennes ne les ait affaiblies au point de vue politique. Leur aflTaiblissement s'augmentera encore si les nombreuses sectes du protestantisme tiennent, appuyées sur le bras séculier comme elles Vont été jusqu'ici^ prêcher FETangile parmi les nombreuses populations de l'Orient. Les missionnaires protestants évitent les populations catholiques et ne s'établissent qu'au sein de celles qui ne sont pas chrétiennes, comme je l'ai dit, tels que les Druses et les Ansariés, ou parmi les dissidents nesloriens, arméniens, jacobites^ grecs, etc., etc. La Porte Ottomane s'est très-peu émue en général de cette activité déployée par les milices de la foi chrétienne, parmi lesquelles la Russie brillait par son absence. Il y a, en effet, un couvent russe aux environs de Jérusalem, mais personne n'a vu un missionnaire russe évangélisant en Orient Depuis longtemps le élergé russe n'a aucune expansion au dehors, et les missionnaires de cette Eglise sont des consuls, des officiers, des négociants, le clergé grec en masse, puissamment aidés par la détestable administration des provinces turques. La Russie n'a pas encore cherché à épurer le christianisme en Orient et à répandre sa vive lumière sur les populations du rit grec. Elle n'avait besoin que de leur dévouement, et il lui était acquis, profond, aveugle, sans bornes ; il était inutile de se mettre en frais