I.-LES RELIGIONS ET LES RACES
qu'un grand nombre des plus illustres familles des Principautés, les Bessarabes, lesGbika^etc, soient d'origine étrangère et Tiennent de la Serbie, de la Bulgarie, de TAlbanie, de TAsie Mineure, des îles, du Lazislan, cependant la population moldo-valaque forme aujourd'hui un tout homogène ayant les rapports les plus intimes de langue, de religion, de coutumes, de traits avec les Transylvains, les Bessarabes et les Bukovins, et composent une nationalité de près de huit millions d'habitante \ s'étendant des bords du Dniester à ceux de la j Tbeiss. La Yalachie et la Moldavie sont des principautés l autonomes, ayant leurs lois, leur administration inté- 1 rieure,leurs droits et leurs privilèges dans leurs rapports I avec la Sublime Porte, à laquelle elles sont réunies depuis des siècles, et dont la suzeraineté a été jusqu'ici leur principal égide pour sauvegarder leur nationalité. Bien que la Bukovine ait été enlevée à la Porte ottomane par TAutriche, et la Bessarabie cédée par le gouvernement ottoman à la Russie, ces populations sont du rit grec oriental et reconnaissent la suprématie spirituelle du patriarche de Constantinople, mais elles n'ont aucun rapport politique avec les Hellènes, bien que les mariages soient fréquents entre les Grecs et les femmes de la Moldo-Yalachie, dont les dots ont rendu un peu
Dans les Priocîpaulés 4,200,000
Dans Tempire d'Autriche 2,500,000
La Bussie 700,000
Au Sud du Daunbe 800,000
ToUl 8,200,000
d'éclat à beaucoup de familles illustres^ mais pauvres, qui de Constantinople ou d'autres parties de Tempire ottoman se sont transportées sur le sol de la Grèce devenue libre. Les populations moldo-valaques, en revendiquant leur origine latine, en se rapprochant de rOccident par leurs goûLs, leurs études, leurs sympathies, tout en restant dans le rit grec oriental, ont été pour la Porte Ottomane comme pour l'Autriche une barrière utile contre les dangers d'un développement gigantesque du slavisme. Les Roumains sont, en effet, placés au cœur de l'Europe orientale comme un obstacle puissant créé par la race et la langue entre les Slaves du Nord et les Slaves du Midi. La Porte Ottomane a un grand intérêt au maintien de ces provinces dans l'orbite de sa suzeraineté, mais aussi elle doit s'abstenir de vouloir empiéter sur leurs privilèges et leurs droits intérieurs et ne plus donner, comme elle Ta fait tant de fois pour des raisons indignes, son appui à des boyards ou à des princes qui étaient les ennemis de leur pays et de la Porte elle-même.
Les Roumains ne sont animés d'aucun sentiment hostile contre la Turquie et les hommes sages et modérés ne veulent que le développement moral et matériel de leur pays sous l'égide de la Porte.
Les Bulgares comptent, ainsi que nous l'avons déjà dit, près de quatre millions d'âmes également du rit grec. Il y a en Bulgarie dix-sept couvents, dont quinze d'hommes et deux de femmes. Ces couvents ne possèdent aucun revenu flxe et sont dans une situation maté*