‹ Chrétiens et TurcsChapitre 68 sur 119 · III.-LES TURCS EN VALACHIE · texte numérisé non relu

III.-LES TURCS EN VALACHIE

lementaires pour demander Vaman. Omer-Pacha le leur accorda après quelques moments d'hésitation» et entra le même soir, au bruit du canon^ dans le fort de Yranduki qu'il occupa ainsi que les maisons abandonnéesy où furent déposés les blessés. Une petite garnison, retirée sur un rocher imprenable attendît la nuit, et à la faveur de Tobscurité , disparut malgré la vigilance des sentinelles, sans laisser de traces de sa fuite.

Le lendemain, Omer-Pacha fut informé que la plupart des fuyards de Vranduk avaient pris un sentier détourné à travers les montagnes pour se rendre à Tousla, que les insurgés n'étaient guère disposés à se battre contre lui, et que Muslabi-Pacha et Mahmoud- Pacha était seuls résolus à lutter jusqu'à la dernière extrémiié. Omer-Pacha comprit qu'il ne fallait laisser aucun repos aux fugitifs. Il atteignit les insurgés près de Catarsko, les repoussa sur Dervent, les battit de nouveau et marcha sur Tousla, où Mustahi, disait-on, voulait encore résister; mais à Tousla même on irouva la population décidée à se soumettre, et Omer-Pacha put retourner à Serajevo, où, au début des opérations, s'était manifestée une agitation qui avait fait place, dès la prise de Vranduk, à un morne abattement. Dans rUerzégovine aussi, la nouvelle des victoires d'Omer- Pacha avait délivré un de ses lieu tenants, Ibrahim-Pacha, assiégé par un corps de rebelles, et l'avantage restait ainsi aux Turcs sur tous les points.

Ce fut le 4 décembre i850 qu'Omer-Pacha fit sa rentrée à Serigevo. Il y trouva Tadministration civile et

militaire dans le plus triste désordre. En attendant Tarr rivée de Haîreddin-Pacha^ successeur d'Hafiz-Pacha, le commandant en chef restait chargé de la surveillaoee des affaires civiles. Le mejUs^ ppoQtant de son absence^ avait agi selon son bon plaisir. Ûmer-Pacha reçut des plaintes contre les abus nombreux commis surtout à regard des chrétiens qui avaient compté sur la loyauté du commandant en chef. Le général, qui attendait de jour en jour le nouveau gouverneur, qui ne voulait pas non plus se faire un ennemi du mejlis, employa des palliatifs qui j on peut bien se l'imaginer, n'offraient aucune garantie pour l'avenir. Il destitua quelques employés prévaricateurs et en nomma provisoirement d'autres. Les désordres militaires parurent le toucher davantage. Omer-Pacha se fit donner des éclaircissements sur la conduite d*Abdi-Pacha, qui avait mal secondé ses opérations pendant sa cam[>agne contre Muslahi^ et il fut assez heureux pour se procurer la preuve qu'une correspondance intime et suivie existait entre Abdi-Pacha, Ali-Pacha-Stolatchovitz et les insurgés de la Craîne. Omer-Pacha renvoya Abdi-Pacha et Ali-Beyi un de ses officiers, devant un conseil de guerre, après les avoir tous deux destitués provisoirement de leurs fonctions, il attendit ensuite les décisions du cabinet de Constantinopie i leur égard. De leur c6té> Abdi* Pacba et Ali-Bey ne restèrent poipt inactifs, he miaislère de la guerre maintint Abdi-Pacha dans son*grade de férik (général de division), en le déplaçant simplement de la Bosnie pour l'envoyer à MonasMr. Ali-Bey

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