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Pins la science de l'électricité i«i captive : il voit dans le fluide merveilleux une source de phénomènes à exploiter, n concentre désormais son attention el nr cette que
tion si complexe des applications électrique L ne
suffisent plus à sou activité »it, trop souvent pour Qté,
il demande aux heures de la nuit leur calme el leur sile pour continuer ou achever an travail commencé.
La réalisation d'un problème encore incomplet dans sa solution vient, sur ers entrefaites, s'imposer à lui. Une horl régulatrice donnée doit marquer les heures sur plusieurs cadrans à la fois, placés à des distances diverses et dans diverses positions. Notre jeune électricien se met à l'œuvre de nouveau. Le fonctionnement des différents cadran- ne l'embarrasse pas, mais «les phénomènes contradictoires et inexpliqués se produisent dans la distribution de l'électricité, et la science n'a pu encore résoudre ce cas difficile. Il résulte de là que la régularité absolue des récepteurs ne peut être assurée.
Notre intrépide praticien ne se laisse pas démonter, et dans un effort d'intelligence qui tient du génie, il invente un double contact, qui permet à l'horloge directrice de régler automatiquement la marche des cadrans récepteurs. Cette découverte, presque merveilleuse, est brevetée en France et à l'étranger; elle est complétée par la construction de récepteurs , dont le système de mécanisme imaginé par Louis Bouchet porte son nom. Ce nom passera à la postérité, et l'exemple de cet homme sera une preuve de ce que peut l'intelligence unie à un travail persévérant. D'autres profiteront de cette découverte pour faire de nouveaux pas dans cette voie, et produire ces merveilles de l'électricité qui étonnent tous ceux qui ne sont pas initiés à ses secrets.
Mais si la mort n'était pas venue si tôt, après trente-cinq ans seulement, arrêter cet intrépide chercheur, combien d'autres inventions et perfectionnements n'eùt-il pas produits!
Si ootre jeune inventeur fut un travailleur infatigable , un ouvrier heureux dans son art, il fut aussi un chrétien fidèle el résolu; et, dans sa conviction profond.' et sa piété sincère, n«>us devons trouver une source de celte somme prodigieuse de travail, fournie dans une vie si promptement achevée.
On le voit prendre part aux manifestations de la foi catholique dans ces pèlerinages à Lourdes, devenus si nombreux; dans cette association des Conférences de Saint-Vincent de Paul dont il demande à être membre actif. Louis Bouchet y est reçu, et aussitôt ses confrères peuvent apprécier combien est précieuse leur nouvelle recrue.
La nature ardente et la foi vive du nouveau chevalier de la charité en font un modèle dont le zèle réchaulîe et enflamme les cœurs qui ont le bonheur de l'approcher. Sa charité est inépuisable et ingénieuse, et il est au comble du bonheur quand il a pu soulager une misère, consoler une douleur.
Un pauvre vient lui dire un jour qu'il manque totalement de pain, et qu'il ne sait où s'adresser pour se le procurer.
— Voici cinq francs, dit Louis Bouchet, n'en parlez à personne, et revenez me trouver si vous avez encore besoin.
L'ouvrier donnait à son frère l'ouvrier. Un autre jour, un malheureux lui apporte sa montre en disant :
— Estimez-la moi, j'ai un besoin absolu d'argent; ne me donneriez-vous que quinze francs, je vous la laisserais.
— Mon cher ami, reprend-il, vous vous repentiriez de votre décision ; voici vingt francs , je garde votre montre en dépôt et je suis persuadé que d'ici peu vous viendrez la chercher.
Au bout de huit mois, cet homme revenait apportant les vingt francs avancés, reprenait sa montre et remerciait M. Bouchet de son délicat procédé.
Ainsi notre inventeur n'était pas riche, mais il trouvait dans son désir de faire le bien, le moyen de donner beaucoup.