‹ Chrétiens illustres au XIXe siècleChapitre 11 sur 44 · LOUIS DOUCHE! I · texte numérisé non relu

LOUIS DOUCHE! I

o Tout l<' monde l'aime, dit an de ami . tou l'e liment el la tristesse est générale quand on apprend que la maladie dont il souffre depuis plusieurs mois esl mortelle.

On sait qu'il esl frappé à mort, mais • foi vire veut obtenir un prodige de la bonté de Dieu. Cette grâce il ne la demande pas pour lui, mais pour son épouse el ses chers petits enfa auxquels sa présence ici-bas es! encore si nécessaii

Les soins les plus dévoués l'entourent, on prie de tous côtés, mais I»4 mal fait d<vs progrès effrayants.

Le malade se prépare «loue au dernier passage, il reçoit les sacrements dans les sentiments de la pins rive contrition.

« Mon sacrifice est fait, dit-il à «'('111! qui lui apprend que son mal esl sans remède, je suis dans les bras de Dieu, que sa volonté soit faite »it non la mienne. »

Cependant les souffrances deviennent terribles, et pas une plainte ne s'échappe de ses lèvres brûlantes et desséchées.

« Mon Dieu, encore, encore des souffrances, s'écrie— t-il , et quand une crise paraît s'apaiser, il en désire une autre pour avoir le bonheur de souffrir pour Dieu et mériter davantage. »

Dans un autre moment, ses douleurs lui donnant un instant de calme, il se tourne vers les personnes qui le veillent, et le visage radieux, il laisse échapper cette sublime exclamation :

— Oh! si vous saviez comme il est bon de souffrir pour Jésus !

Et comme son confesseur lui disait :

— Allons, cher ami, soyez sans crainte, vous êtes armé; bientôt vous irez vous reposer en Dieu.

— Je suis armé, répond le malade, alors, mon Dieu, oh! venez !

Voilà à quels sentiments admirables la foi sait élever les âmes et les prépare à entrer calmes et joyeuses dans cette éternité, redoutée des mauvais chrétiens.

Ce fut dans ces belles dispositions que la mort vint le ravir

li LITTÉRATEURS, SAVANTS ET ARTISTES

à l'affection des siens, nu moment où I»' pieux malade murmurait ces dernières paroles :

« Merci d'être venu, ô mon Dieu; désormais j'1 suis assuré

d'être à vous pour toujours. »

Puissenl les exemples d'une telle vie et d'une pareille mort fortifier dans leur foi ceux qui ont le bonheur de croire.

BRIZEUX (Auguste)

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