‹ Chrétiens illustres au XIXe siècleChapitre 31 sur 44 · PHYSICIEN, SECRÉTAIRE DE L 'ACADÉMIE DES SCIENCES · texte numérisé non relu

PHYSICIEN, SECRÉTAIRE DE L 'ACADÉMIE DES SCIENCES

« La première partie de ma vie a été uniquement consacrée à la science ; je veux consacrer le reste de mes jours à prêcher le Dieu de la science. » (J. Jamin.)

Même devant une bibliothèque où seraient réunies les œuvres de Guvier, d'Ampère, de Cauchy, de Jean-Baptiste Dumas, de Chevreul et de Pasteur, la presse matérialiste ne continuerait pas moins d'affirmer l'incompatibilité de la science et de la foi. Il semble que, pour certaine école, ce soit un dogme moderne contenu dans la doctrine révolutionnaire, dogme sans démonstration et sans autorité, dont les preuves contraires sont accumulées dans ces pages. En voici une preuve nouvelle et récente dans la vie et la mort d'un grand savant, M. Jules Jamin, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, chargé spécialement des sciences physiques et naturelles, décédé en 188G.

Jules Jamin était né à Termes (Ardennes), en 1813. A vingt-cinq ans, il entrait à l'École normale, où trois ans après il était reçu au concours d'agrégation physique. D'abord professeur au Collège Bourbon, il fut ensuite chargé du cours de physique à l'École polytechnique. En 1863, il était nommé professeur à la Faculté des Sciences à Paris, et en 18G8, M. Jamin remplaçait Pouillet à l'Académie des Sciences, qui le désignait, à la mort de M. Jean-Baptiste Dumas, pour remplacer cet illustre savant comme secrétaire perpétuel.

Il a publié un Cours de physique en trois volumes et fourni de nombreux mémoires scientiliques aux sociétés savantes, à la Revue des Deux- Mondes et à l'Académie des Sciences.

Jules Jamin fut un de ces savants, comme Chevreul et

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Jules JAMIN

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