MILNE-EDWARDS
MILNB-EDWARD8 I
M. Milne-Edwards était an savant chrétien, an catholique. Il l'a prouvé maintes fois dans ses leçons et i
il l'a prouvé surtout dans les dernier in tant de a vie, où il a demandé les secours de la religion avec une pieuse confiance, regrettant d'avoir donné tant d'années à la science et si [><Mi à la foi. « Mais appuyé sur Dieu même, dit Hip. V\ leau, il <mii une espérance que la mort ne détruira pa Malade depuis plusieurs mois, en proie à des crises nerveuses et i des ôtouffements douloureux, M. Milne-Edwards ne pouvait être soulagé que momentanéinciii. Les soins des médecins lui devinrent inutiles, et sa forte constitution lui a seule permis de prolonger sa vie jusqu'à l'âge de quatre-vingt cinq nus.
Une des découvertes les plus importantes et qui fournit au savant l'occasion d'affirmer ses convictions chrétiennes, fut l'étude du fameux Bathybius, que certains naturalistes, librespenseurs, voulaient donner comme l'origine de toute vie animale.
« Quelques naturalistes, dit M. Milne-Edwards, frappés de la puissance des manifestations de la vie dans les abîmes de l'Océan, avaient pensé que le berceau de la matière animée s'y trouvait caché. Ils avaient cru le découvrir, et leur imagination avait assigné un rôle des plus importants à une sorte de gelée molle et assez semblable à du blanc d'œuf, que les dragues ramassent parfois sur le limon des grandes profondeurs.
» A leurs yeux, cette gelée était de la matière vivante en voie d'organisation spontanée ; c'était un intermédiaire entre les corps inertes et les corps inanimés ; c'était une ébauche grossière qui, plus tard, à la suite de transformations graduelles, devait produire des épreuves plus parfaites. Ils lui avaient donné un nom, celui de Bathybius, et une place dans leurs classifications à côté des Monères.
» A bord du Travailleur, on s'était promis de ne rien négliger pour trouver et étudier le Bathybius. La recherche n'a pas été difficile. Souvent, au milieu de la vase, nous avons
vu cette substance énigmatique ; nous l'avons soumise à l'examen du microscope, et nous avons dû reconnaître qu'elle ne méritait pas l'honneur qui lui avait été fait et les pages éloquentes qui lui furent consacrées. Le Bathybius n'est qu'un amas de mucosités que les éponges et certains zoophyl laissent échapper quand leurs tissus sont froissés par le contact trop rude des engins de pêche. Le Bathybius, qui a beaucoup trop occupé le monde savant, doit donc descendre de son piédestal et rentrer dans le néant. »
Il en est donc du Bathybius comme du système de la génération spontanée que certains savants voulaient opposer aux croyances catholiques. M. Pasteur et avec lui d'autres savants de premier ordre ont prouvé d'une manière irréfutable que la génération spontanée était une énormité scientifiqne, comme M. Mil ne-Edwards a démontré clairement que le fameux Bathijbius n'était qu'une substance organique insensible et dépourvue de la vie animale. Double défaite que les demisavants avoueront avec peine, parce qu'elle ruine les fondements de leur impiété.