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créé des intelligences auprès de ton le pouvoii . d< mxiliaires dans tous les burbaux, el dan ilon de coin
plices. Vinsi, sons sa tutelle, le quartier avait fail un i |(> bien être; el si, à l'extérieur, les m laienl lai
les chambres basses et petites comme il j avail quarante dans l'intérieur, du moins, la paille d'autrefois s'était chai en matelas, la chaufferette en poêle, les haillons en vêtements : les petites Biles savaient mieux lire, les garçons faisaient leur première communion, le nouveau né ne manquait pas de berceau, la mariée de robe neuve el le mort de linceul (1
La sainte Religieuse faisait l'école de la charité, <it à ce école venaient se présenter des hommes aussi distingués par l'intelligence que par la position sociale. Sui tous elle régnait par l'influence de sa haute piété, à tous elle enseignait l'exercice de la charité et leur apprenait les leçons des saints. Éc tons l'un d'eux, celui qui tout à l'heure nous la faisait si bien connaître, faire le récit touchant de la première visite qu'il s'était hasardé à lui rendre, pour se mettre à sa disposition :
«Je m'acheminai vers le triste quartier de Saint-Médard , non sans un certain battement de cœur, excité par la curiosité et aussi par la nouveauté du monde que j'allais voir et la tristesse des spectacles qui m'attendaient. Il me semblait que j'allais entrer comme dans une grande salle d'hôpital, assistera toute espèce d'opérations, et rester stupéfait et tremblant devant de si grands maux et de si affreuses misères. A dater du Panthéon, la route n'était pas brillante, et j'eus quelque peine à découvrir, dans un angle de la rue Mouffetard, la toute petite rue de l'Épée-de-Bois. Je dus, en y entrant, traverser le marché des Patriarches, où je ne vis pour marchands que des chiffonniers, et pour marchandises que des guenilles, et j'arrivai, en société de deux ou trois pauvres, à la maison de secours, que, depuis plus de vingt ans, desservait et habitait, en qualité de Supérieure, la sœur Rosalie. Tout était nouveau pour moi, le
(1) Annales de la Charité, (1S45).
quartier, le bureau de bienfaisance, et aussi la vie et les fonctions des Sœurs de Charité. On n'apprenait pas tout cela au collège; je ne m'en occupais guère en faisant mon droit, et je m'étais jusque-là surtout attaché à la grandeur théorique de la
religion; j'avais plus parlé qu'agi.
» La Sœur Rosalie me reçut presque aussi bien que si j'avais été un pauvre. Mais elle était habituée à voir venir à elle ces vocations d'apôtres et de diacres que la curiosité inspirait plutôt que la foi, et qui ensuite se retiraient à la vue peu attrayante de la misère. Elle eut la mauvaise pensée, comme elle me l'avoua plus tard en riant, que je pourrais bien être un de ces amateurs. Elle résolut donc de me soumettre, dès le premier jour, à une sérieuse épreuve; et me remettant quelques bons de bouillon, de viande et de cotrets, elle me donna une Sœur pour diriger mes pas, m'indiqua trois ou quatre ménages des environs, et me chargea de les voir, de les servir et surtout de les consoler. Je devais, au retour, lui rendre compte de mes courses et de mes observations. »
Voici donc Armand de Melun se faisant l'humble disciple de la servante des pauvres, parti pour une excursion de charité sous l'égide de la bonne Sœur, « à la voix énergique et au cœur d'or. » C'est ainsi que l'humble religieuse formait ses disciples.
« J'ai rencontré dans ma vie, ajoute de Melun, beaucoup de Religieux et de Religieuses dignes de leur profession et dévoués au bien; mais personne n'a été pour moi ce qu'a été la bonne Sœur Rosalie. Personne ne m'a enseigné avec autant de profondeur et de simplicité la science délicate de parler aux malheureux le langage qu'ils ont besoin d'entendre, de panser une blessure sans la faire saigner, d'être indulgent sans faiblesse et ferme sans rigueur. Personne ne m'a initié comme elle à l'art de faire sortir, de chaque bonne volonté, tout ce qu'elle peut produire au service de la charité. Personne enfin ne m'a fait éprouver à ce degré l'immense joie de voir une âme grande et