DOM BOSCO
le mettant souvent à l'épreuve, et le trouvant loujoui cali souriant, plein de foi el d'ardeur.
honi Bosco, voyant dès le principe >ître le nombi
enfants, acheta une maison au prix de 30,000 fran payables au comptant, avec un dédit de 100,000 francs, il avait 2 francs dans sa poche. Mais Dieu lui envoya la somme
essaire, et il paya de suite. Bientôt on le chargea de truire une église dans un des quartiers pauvres de la capitale du Piémont. Ce sanctuaire, sous le vocable de Notre-Dame Auxiliatrice , fut terminé en deux ans et coûta 1,000,000. 850,000 francs furent recueillis avec des dons offerts par des malades guéris subitement par la sainte Vierge. Le prince Amédée de Savoie, futur roi d'Espagne et frère d'Humberl I , en scella la pierre angulaire.
Comme autrefois le curé d'Ars opérait des prodiges par l'intercession de sainte Pliilomène, Dom Bosco en faisait au nom de Marie Auxiliatrice.
Au reste, ce thaumaturge était doublé d'un homme d'esprit, ce qui ne gâtait rien dans ses entreprises. Les deux d'ailleurs ne Taisaient qu'un. Écoutons ce récit d'un de ses biographes.
Dom Bosco devait 4,000 francs aux ouvriers qui bâtissaient l'église dont nous avons parlé, à Turin. Il les fallait le soir même.
A grand'peine on a trouvé 1,000 francs. Il s'agit d'avoir les trois autres.
Dom Bosco se met à table à midi.
— Après-dîner, j'irai, dit-il, chercher ces 3,000 francs. Effectivement, le repas fini, Dom Bosco allait sortir,
lorsqu'un domestique en livrée l'accoste, le priant de venir voir son maître.
Le maître habitait un hôtel somptueux, mais il était au lit depuis trois ans.
— Guérissez-moi, dit le malade, et alors je ferai quelque offrande pour vos œuvres.
— Cela tombe à merveille; nous avons besoin de 3,000 francs.
— 3,000 francs! Vous plaisantez, mon Père.
— C'est Irop, n'en parlons pa>.
Et, s'asseyant, Dom Bosco entame tranquillement one question politique.
— Mais, mon Père, c'est de ma guérison qu'il s'agit, non de politique, interrompit l'avare?
— Je vous ai indiqué un moyen, mais vous ne voulez pas plaire a la sainte Vierge.
— Mais aussi 3,000! Y pensez-vous ?
— Je n'insiste pas, reprend le prêtre.
Et il se met à parler de la pluie et du beau temps.
— Enfin, obtenez-moi un peu de répit, et je ne vous oublierai pas à la fin de l'année, reprit le malade.
— À la fin de l'année ! Mais c'est ce soir qu'il faut à Marie Auxiliatrice 3,000 francs.
— Ce soir! ce soir! On n'a pas 3,000 francs comme ça chez soi ; il faut aller à la Banque.
— Eh bien ! allez à la Banque.
— Vous n'y pensez pas! Voilà trois ans que je ne suis pas sorti de mon lit, c'est impossible.
— Rien n'est impossible à Dieu et à Marie Auxiliatrice, interrompit sévèrement Dom Bosco.
Et ce disant, il réunit toutes les personnes de la maison et les fait prier pour le malade. Après quoi, il ordonne qu'on apporte les vêtements de leur maître. Il n'y en avait plus ; on va en acheter. Sur ces entrefaites, le médecin survient, qui s'interpose et crie à la folie. Mais le malade se lève, va à la Banque, revient et donne les 3,000 francs.
— Merci, lui dit le confiant serviteur de la Sainte Vierge : vous avez fait sortir l'argent de la Banque, et Notre-Dame Auxiliatrice vous a fait sortir du lit (1).
(1) Dom Bosco à Paris, par un ancien magistrat.