LE CARÊME
lui-même, en s'y abandonnant avec délices, commençait à en soiiffi'ir. Ces téte-à-tète prolongés suspendaient les agitations de son àme, mais les heures de solitude les lui rendaient, le ramenaient à ses scrupules et à ses doutes sur l'épreuve qu'il subissait.
De son coté, M™^ de Wédel s'affligeait de ne pas voir la foi de Christian se décider ; elle s'inquiétait de la situation où elle s'était placée vis-à-vis de lui et de l'entreprise hardie qu'elle avait osé tenter. Son trouble redoubla aux approches de la semaine sainte et de la fête de Pâques ; elle comprit que le moment était venu de se recueillir davantage. Suivant donc le conseil du père Géronimo, elle voulut faire une retraite de quelques jours dans un couvent.
Pendant ce temps, Christian multiplia ses visites chez la baronne, qui murmurait un peu de l'abandon momentané de sa nièce et s'en prenait au catholicisme. Lui défendait alors les sentiments de M""" de Wédel; il était si heureux de s'occuper d'elle!...