‹ Christian, ou, L'année romaineChapitre 41 sur 53 · LA SEMAINE SAINTE. Î · texte numérisé non relu

LA SEMAINE SAINTE. Î

de l'autel tombe et montre le Christ s'élaiiçant du sépulcre; les gardes nobles relèvent la pointe de leurs épées, inclinées vers la terre, les suisses leurs hallebardes, les massiers leurs masses et les huissiers leurs verges. Les cloches de la ville, endormies depuis trente-six heures, se réveillent et envoient une immense et joyeuse volée ; les canons du fort Saint-Ange tonnent, les voix de la tribune lancent tout à la fois des notes triomphantes à travers lesquelles s'élèvent des accents doux et purs qui saisissent l'âme, mais ne la troublent pas. Ces voix sans accompagnement forment une mélodie qui porte la pensée presque aux sublimes rivages. Christian se laissait aller à cette impression, et quand, après Tépître, le sous-diacre apostolique s'approche du trône et prononce ces mots : » Très saint-père, je vous anr nonce une grandejbie :1e Christ est ressuscité. Alléluia! », quand V Alléluia fut répété par les exécutants , Christian s'écria à haute voix avec l'assistance tout entière : Alléluia^ Alléluia !

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