‹ Christiane comedie en quatre actes, en proseChapitre 126 sur 128 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Vos prières ne sont pour moi que des outrages.

ROBERT

Vous me voyez suppliant, à vos genoux. Vous comprenez bien que je suis prêt à tout pour lui épargner une souffrance, que je ne reculerai devant rien ; vous devinez bien comment je l’aime !

MAUBRAY

Elle m’appartient, et rien au monde ne peut faire qu’elle ne m’appartienne pas.

ROBERT

Eh bien, je la veux!. — Je veux qu’elle soit heureuse, je veux qu’elle vive! Elle vivra. Je sais bien que je lui ferai , tout oublier à force de tendresse. — Je vous demandais d’avoir pitié d’elle. — Est-ce de la pitié qu’il lui faut? Je l’ai vue tout à l’heure, ici, chez moi. Elle a pleuré, et je suis resté calme et je n’ai été qu’un indifférent. — Et je vous implore et je vous supplie! — Pourquoi donc? Est-ce qu’un autre que moi saurait aimer ma fille? Je la veux! Ne me parlez pas de vos droits. Est-ce que je les reconnais? Est-ce que vous viendrez me la disputer, quand je lui dirai :

Tu es à moi! tu es ma fille!

Vous oseriez !.. . (christinne, attirée par le bruit, entre vivement par la porte de la bibliothèque, et aea yeux a'arrètent aven étonnement anr Haubray et aiir Robert.)

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