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Celui qui demande, obtient ; celui qui cherche

(1) Voir, à ce sujet, S. Justin, Apologétique, i, 18, passage^ cité plus loin dans la note 8.

NOTES COMPLÉMENTAIRES

« trouve; il sera ouvert à celui qui frappe. » — 13. « Si « donc vous, bien que vous soyez mauvais, savez « donner de bonnes choses à vos enfants, à combien « plus forte raison votre Père enverra- 1- il du ciel aa « bon esprit à ceux qui le lui demanderont. » ■<

Les traductions françaises portent le Saint-Esprit, C'est un contresens. Dans la Vulgate, traduction du grec en latin, il est dit Spiritiim boniim, mot à mot Esprit bon. La Vulgate ne parle nullement de TEsprit saint. Le texte grec primitif est encore plus précis, et il n'en saurait être autrement ; puis l'Esprit saint, comme troisième personne de la Trinité, n'a été imaginé qu'à la fin du deuxième siècle.

Il faut remarquer toutefois que, dans certains cas, la Bible parle de l'Esprit saint, mais toujours dans le sens d'Esprit familier, d'Esprit attaché à une personne. Ainsi, dans l'Ancien Testament (Daniel, xiir, 45) (i), il est dit : « Le Seigneur suscita l'Esprit saint « d'un jeune homme nommé Daniel. »

Au sujet du commerce des premiers chrétiens avec les Esprits, les passages suivants des Écritures méritent encore de retenir notre attention : Actes, XXI, 4 '

« Et ils dirent à Paul, sous Vinfluence de VEspril^ « qu'il ne montât pas à Jérusalem. »

Certaines traductions françaises portent Saint- Esprit.

(1) Dans certaines Bibles, ce chapitre figure à part soirs 1^ titre d'Hisîoire de Suzanne.

CHRISTIANISME ET SPIRITISME

I, Cor., xiv,3o,3i. II s'agit de l'ordre à établir daits les réunions des fidèles :

« Que si l'un de ceux qui sont assis (dans le temple) « a une révélation, que le premier se taise. Car vous « pouvez tous prophétiser l'un après l'autre, afin que « tous apprennent et que tous soient exhortés. »

Il résulte de cette instruction que prophétiser n'était autre chose que transmettre un enseignement ; c'est encore le rôle du médium parlant ou à incorporations.

Actes, xxiii, 6-9. Paul, s'adressant à une assemblée, disait :

« C'est à cause de l'espérance d'une autre vie et de « la résurrection des morts que l'on veut me condam- « ner... »

Il s'éleva un grand bruit, et quelques-uns des Pharisiens contestaient, en disant :

« Nous ne trouvons point de mal en cet homme? « Que savons-nous si un Esprit ou un ange ne lui a « point parlé ? »

Actes, XVI, 16, 17, 18. Paulavait été averti en songe de passer en Macédoine avec Timothée :

« Ils rencontrèrent une jeune servante qui, ayant un € esprit de Python, apportait un grand gain à ses « maîtres en devinant. Elle se mit à les suivre pen- « dant plusieurs jours, en criant : Ces hommes sont « des serviteurs du Très-Haut, qui vous annoncent la « voie du salut. »

NOTES COMPLÉMENTAIRES

L'expression « esprit de Python » désigne, dans le langage du temps, un mauvais esprit. Elle était employée par les Juifs orthodoxes, qui admettaient seulement le prophétisme officiel, reconnu, garanti par l'autorité sacerdotale, lorsque ses enseignements étaient conformes aux siens ; par contre, ils condamnaient le prophétisme populaire, pratiqué surtout par des femmes qui en tiraient parti, comme le font encore de nos jours certains médiums rétribués. Mais cette qualification « d'esprit de Python » était souvent arbitraire. Nous en trouvons la preuve dans ce fait que la voyante ou « pythonisse » d'Endor, qui servit d'intermédiaire à Saûl pour communiquer avec l'Esprit de Samuel, possédait, elle aussi, suivant l'expression biblique, un « esprit de Python ». Il n'est pas possible cependant de confondre l'Esprit du prophète Samuel avec des Esprits d'ordre inférieur. La scène décrite par la Bible est d'une imposante grandeur; elle présente tous les caractères d'une manifestation élevée (i).

Dans le cas de la jeune servante, cité plus haut au sujet de Paul, si l'on admet que les mauvais Esprits pouvaient prêcher l'Évangile à la suite des apôtres, il devenait difficile de distinguer la source des inspirations.

C'est à quoi on s'appliquait en toutes circonstances dans les assemblées des fidèles. Nous en trouvons l'affirmation dans un document célèbre, dont nous donnons ici l'analyse :

(1) Voir I, Sam., xxviii, 6 et suiv.

CHRISTIANISME ET SPIRITISME

La Didachè, petit traité découvert en 1878 dans la bibliothèque du patriarcat de Jérusalem, à Constantinople, composé probablement en Egypte entre les années 120 et 160, répand un jour nouveau sur l'organisation de rÉglise chrétienne au commencement du deuxième siècle, sur son culte et sa foi; il comprend plusieurs parties : la première, essentiellement morale, embrasse six chapitres destinés à Tinstruction des catéchumènes. Ce qui frappe surtout dans ce catéchisme, c'est l'absence complète de tout élément dogmatique. La deuxième partie traite du culte, c'est-à-dire du baptême, de la prière et de la communion ; la troisième renferme une liturgie et une discipline. Elle recommande l'observation du dimanche ; elle fournit des règles pour discerner les urais prophètes (lisez médiums) des faux; elle indique les conditions requises pour être évêque ou diacre, et se termine par un chapitre sur les choses finales et la Parousie ou retour du Christ.

Cet ouvrage présente un tableau de l'Église primitive bien différent de celui qu'on s'imagine habituellement (1). Les chrétiens d'alors connaissaient parfaitement les pratiques nécessaires pour entrer en relation avec les Esprits, et ils ne se faisaient pas faute d'y recourir. En voici deux exemples tout à fait remarquables :

Le pape saint Léon avait écrit à Flavien, évêque de Constantinople, une lettre célèbre sur l'hérésie

(1) Traduction française par Paul Sabatier, docteur en théologie. Paris, Fisclibacher, 1885.

NOTES COMPLÉMENTAIRES

-d'Eutychès et de Nestorius, mais, avant de l'expédier, il la déposa dans le tombeau de saint Pierre, qu'il avait fait ouvrir, et auprès duquel il se mit à prier et à jeûner pendant quatre jours, conjurant le prince des apôtres de corriger lui-même ce qui pourrait avoir échappé à sa faiblesse et à sa prudence, de contraire à la foi et aux intérêts de son Église. Au bout de quatre jours, le prince des apôtres lui apparut et lui dit : « J'ai lu et j'ai corrigé. » Le pape fait ouvrir le tombeau et trouve en effet Fécrit corrigé (i).

Mais voici mieux encore. Suivant Grégoire de Césarée (2) et après lui Nicéphore (3), un concile tout entier aurait évoqué les Esprits :

« Pendant que le concile tenait encore ses séances, et avant que les Pères aient pu en signer les décisions, deux pieux évêques, Chrysanthus et Mysonius, vinrent à mourir. Le concile, après avoir rendu sa sentence, regrettant vivement de n'avoir pu joindre leur vote à tous les autres, se porte en corps à leur tombeau, et l'un des Pères prenant la parole : « Très saints pasteurs, « dit-il, nous avons tous ensemble achevé notre car- < rière et combattu les combats du Seigneur; si notre « œuvre lui est agréable, veuillez nous le faire savoir en « y apposant votre signature. » Aussitôt la décision fut cachetée et déposée dans le tombeau, sur lequel on apposa le sceau du concile. Après avoir passé toute la

{!) Sophronius, chap. cxlvii.

(2) Dans Lipoman, t. VI. Discours sur le Synode de Nicée.

(3) Livre VIII, chap. xxni.

CHRISTIANISME ET SPIRITISME

nuit en prière, le lendemain, au point du jour, on brise les mêmes sceaux, et l'on trouve, au bas du manuscrit, les lignes suivantes revêtues des paraphes et des signatures des défunts consultés : « Nous Chry- « santhus et Mysonius, qui avons consenti, avec tous « les Pères, au premier et saint Concile Œcuménique, « quoique à présent dépouillés de nos corps, nous avons « pourtant souscrit, de notre propre main, à leur déci- « sion. » L'Église, ajoute Nicéphore, considéra cette manifestation comme un triomphe remarquable et positif sur ses ennemis (1). »

Ce sont là deux faits d'écriture directe, phénomène constaté aussi de nos jours (2).

De même que les Pharisiens accusaient certains prophètes d'être animés de « l'esprit de Python »,de même, parmi les prêtres catholiques de nos jours, il en est qui attribuent les manifestations spirites aux démons ou esprits infernaux : « Ce sont les démons » , dit l'archevêque de Toulouse, dans son mandement du carême, 1875, « puisqu'il n'est pas permis de « consulter les morts. Dieu leur refuse la faculté de « satisfaire à nos vaines curiosités. »

Il ne refusa cependant pas à Samuel, dans le cas rappelé plus haut, de satisfaire à la curiosité de Saûl à Endor.

Mais tous les prêtres catholiques ne partagent pas cette opinion. Au sein du clergé, des esprits péné-

(1) Voir Revue scientifique et morale du Spiritisme, février 1900.

(2) Voir LÉON Denis, Dans l'Invisible : Spiritisme et Mé~ diumnité, chap. xvni.

NOTES COMPLÉMENTAIRES 435

tranls ont compris l'importance des manifestations spirites et leur véritable caractère.

Le Père Lacordaire écrivait, le 20 juin i853, à Mme Svetchine, à propos des tables tournantes :

« Peut-être aussi, par cette divulgation, Dieu veut-il « proportionner le développement des forces spirituel- « les au développement des forces matérielles, afin que « l'homme n'oublie pas, en présence des merveilles de « la mécanique, qu'il y a deux mondes inclus l'un dans « l'autre, le monde des corps et le monde des esprits. »

Le Père P. Le Brun, de TOratoire, dans son ouvrage intitulé : /T/s/o/re des pratiques superstitieuses, t. VI, p. 358, s'exprime ainsi :

« Les âmes qui jouissent de la béatitude éternelle, « toutes abîmées dans la contemplation de la gloire de « Dieu, ne laissent pas de s'intéresser encore à ce qui « regarde les hommes dont elles ont éprouvé les mi- « sères ; et, comme elles sont parvenues au bonheur « des anges, tous les écrivains sacrés leur attribuent le « privilège de pouvoir, sous des corps aériens, se rendre « visibles à leurs frères qui sont encore sur la terre, pour « les consoler et leur apprendre les volontés divines. >

L'abbé Marouzeau écrivait à Allan Kardec :

« Montrez à l'homme qu'il est immortel. Rien ne « peut mieux vous seconder dans cette noble tâche que « la constatation des Esprits d'outre-tombe et leurs ma- « nifestations. Par là seulement, vous viendrez en aide « à la religion, en combattant à ses côtés les combats € de Dieu. »

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L'abbé Lecanu, dans son Histoire de Satan^ apprécie en ces termes le rôle moral du spiritisme :

« En suivant les maximes du Livre des Esprits y « d'Allan Kardec, il y a de quoi devenir un saint sur la « terre. »

Dans ses Lettres à Mlle Th. F., le P. Didon écrit ces paroles, au sujet d'une personne qui vient de mourir : « ... moi qui crois à l'action constante des « esprits et des morts sur nous, je crois volontiers « que cet être disparu vous garde et vous assiste « invisiblement (i). »

Et plus loin, nous lisons :

« Je crois à l'influence divine que les morts et les « saints exercent mystérieusement sur nous. Je vis en « communion profonde avec ces invisibles et j'expéri- « mente avec délices les bienfaits de leur secret voisi- € nage (2). »

Le docteur Joseph Lapponi, médecin de deux papes: Léon XIII et Pie X, relate dans son ouvrage : l Hypnotisme et le Spiritisme, de nombreux phénomènes spirites, dont il admet l'authenticité.

Ainsi, d'un côté, dans l'Église catholique, on condamne le spiritisme comme contraire aux lois de Dieu et de l'Église, et, de l'autre, on le considère comme un auxiliaire de la religion et on le qualifie de « combat de Dieu ». En présence de telles con-

(1) 4 octobre 1875.

(2) i août 1876.

NOTES COMPLÉMENTAIRES

Iradictions, grande doit être la perplexité des croyants.

Il en est de même au sein des Églises protestantes. Beaucoup de pasteurs, et non des moins éminents, viennent au spiritisme sans détours. Le pasteur Bénezechjde Montauban, nous écrivait en février iQoS, au sujet de phénomènes observés par lui-même :

« Je pressens que le spiritisme pourrait bien devenir « une religion positive, non pas à la manière des reli- « gions révélées, mais en qualité de religion établie sur < des faits d'expérience et pleinement d'accord avec le « rationalisme et la science. Chose étrange ! à notre « époque de matérialisme, où les Églises semblent sur le « point de se désorganiser et de se dissoudre, la pensée « religieuse nous revient par des savants, accompagnée « du merveilleux des temps anciens. Mais ce merveilleux « que je distingue du miracle, puisqu'il n'est qu'un na- « turel supérieur et rare, ne sera plus au service d'une « Église particulièrement honorée des faveurs de la « divinité ; il sera la propriété de l'humanité, sans dis- « tinction de cultes. Comme cela est plus grand et plus « moral ! »

A Londres, le Révérend Haweis prêchait naguère la « doctrine des Morts » dans l'église de Marylebone, et invitait ses auditeurs à passer dans la sacristie après ses sermons, pour examiner des photographies d'Esprits.

Plus récemment encore, dans TégUse Saint-Jacques, le même orateur prêchait sur « les tendances du spirituahsme moderne », et concluait en disant

CHRISTIANISME ET SPIRITISME

que « les faits spirites sont en parfaite concordance « avec le mécanisme général et les théories de la « religion chrétienne ». (Traduit de la revue Light^ de Londres, 7 août 1897.)

Un certain nombre de pasteurs américains sont entrés dans cet ordre d'idées.

Les Neue Spiritualistische Blàtter du 16 mars 1898 publient la traduction d'un article de M. Savage, pasteur de l'Église unitaire de Boston, dans lequel ce penseur, cet écrivain de mérite, bien connu aux États-Unis, relate ses recherches dans le domaine psychique, et raconte de quelle façon il fut amené à ajouter foi aux faits spirites.

Nous reproduisons ici cet article :

« A l'égard de ces questions, j'étais, comme jadis les honnêtes gens de Jérusalem, de Corinthe et de Rome à l'égard du christianisme : il me semblait que c'était une superstition pestilentielle. Une fois, me fondant sur mon ignorance invincible, je fis, contre ces idées, un discours en quatre points, après lequel je m'étonnai fort qu'il y eût encore parmi mes connaissances des gens éclairés persistant tout de même à y croire.

« Il y a dix-sept ans, une personne de mon église perdit son père. Peu de temps après, elle vint me confier qu'ayant été, avec un ami, trouver un médium qui lui avait dit certaines choses convaincantes, elle me priait de lui donner un conseil. Je reconnus alors qu'il ne m'appartenait pas d'en donner au sujet d'une chose que je ne connaissais pas, et vis-à-vis de laquelle toute ma science consistait en préjugés. La rapide extension du spiritisme parmi les classes éclairées de

NOTES COMPLÉMENTAIRES

Boston me fit comprendre qu'il était nécessaire pour moi de soumettre à un sérieux examen les phénomènes en question, puisqu'il était possible, ou plutôt probable, que d'autres membres encore de mon église me demanderaient des explications là-dessus. Je me dis donc : qu'elles soient vraies ou fausses, il faut, en tout cas, que j'étudie ces choses à fond pour être bon conseiller. Je reconnus que j'aurais dû être honteux de n'avoir aucune opinion sur les récits de l'Ancien et du Nouveau Testament relatifs à des apparitions et aux influences démoniaques. Pourquoi être fier de mon ignorance, au sujet de choses qui avaient une certaine importance pour les membres de mon église? Je reconnus qu'il était de mon devoir d'étudier consciencieusement ces phénomènes, jusqu'à ce que je me sois fait une opinion intelligente sur leur valeur. Tels furent principalement les motifs qui me portèrent vers ces longues recherches.

« Dans ces recherches, j'ai suivi la méthode scientifique, la seule qui, selon moi, mène à la connaissance. Par une observation minutieuse, j'ai toujours cherché à me convaincre si j'avais affaire à un fait réel, et je n'ai accordé mon attention à aucune des manifestations qui se produisent dans les ténèbres, ou dans des conditions où je ne pouvais pas être sûr de mon affaire. Sans prétendre que les manifestations obtenues dans des conditions pareilles soient nécessairement dues à la fraude, je ne leur attribuai aucune valeur ; de plus, quoique je reconnusse fort bien qu'une chose reproduite dans d'autres conditions n'est pas une simple imitation, j'appris à fond l'art des escamoteurs, qui me devint assez familier. La majeure partie des manifestations qu'il me fallut reconnaître pour réelles

CHRISTIANISME ET SPIRITISME

et qui eurent pour effet de me convaincre, eurent lieu en présence de quelques amis sûrs et sans médium de profession.

« Une fois certain d'avoir affaire à un fait, j'appelai à mon aide toutes les théories|^possibles pour Texpliquer sans avoir recours à celle des Esprits. Je ne dis pas : sans avoir recours à une explication surnaturelle, mais sans avoir recours à la théorie des Esprits, car je ne crois à rien de surnaturel. S'il y a des Esprits, notre incapacité à les voir ne les rend pas plus surnaturels que ne l'est, pour la science, l'atome que nous ne voyons pas davantage.

« Or, fai découvert des faits qui prouvent que le moi ne meurt pas et qu'après ce que nous appelons la mort, il est capable, dans de certaines conditions, d'entrer encore en communication avec nous: »

« Le Révérend J. Page Hopps, dans une réunion de pasteurs à Manchester, affirmait « la communion des « esprits dans le visible et l'invisible », et proposait la fondation d'une Église dont les voix seraient « les « messages d'en haut. » {Aurore, juillet 1893.)

Dans un article du Pontefract Express, du 29 janvier 1898, le Révérend C. Ware, ministre de l'Église méthodiste, parle longuement des Actes des Apôtres. Il engage les chrétiens « à faire une étude approfondie de ce livre, au point de vue des faits innombrables et merveilleux qu'il relate et qui ne sont autres que des phénomènes spirites. Il fait remarquer qu'au début de l'établissement du christianisme, deux classes de coopérateurs se trouvent constamment en contact : ce sont les esprits désincarnés et

les incarnés. Le Révérend Ware mentionne tous les phénomènes extraordinaires qui accompagnèrent la prédication des disciples, après que les langues de feu eurent été répandues sur leurs têtes, et l'ardente ferveur communiquée aux premiers chrétiens par ces phénomènes, qui tous se reproduisent actuellement dans les séances spirites » .

Le pasteur hollandais Beversluis, au Congrès spiritualiste tenu à Paris, en 1900, prononçait ces paroles :

« J'ai acquis la certitude que le spiritisme est « vrai... Cette lumière céleste fait disparaître la peur

de l'enfer, de Satan et de ce Dieu terrible du calvi- « nisme qui hait ses créatures et les condamne à une « punition éternelle. Au lieu de cette frayeur, le spiri- « tisme fait naître une confiance d'enfant et un dé- « vouement tendre au Dieu d'amour. »

Enfin, dans une lettre publiée le i®'^ février 1906 par le Daily Mail, le vénérable archidiacre Colley s'exprime en ces termes :

« Je suis spirite depuis plus de trente-trois ans..., et « je puis dire que... je n'ai jamais vu, ou bien rarement, « que le spiritisme ait produit autre chose que du bien, « se montraat une force pour l'élévation intellectuelle « et morale de soi-même, pour l'amélioration humaine, « un soulagement dans le malheur, une cause de satis- € faction dans l'existence... Le spiritisme est en outre « une cure pour le manque de foi, surtout parce qu'il « fournit une preuve scientifique de la continuation de « la vie au delà de la tombe. »

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Et il continue en disant qu'à son avis, le spiritisme est comme le couronnement de tout ce qu'il y a de plus précieux dans chaque religion (i).

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