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la découverte. Le clergé seul crut à Colomb , alors que de toute sa pesanteur la science V accablait de ses objections et de ses dédains . »
Il est impossible d’écrire plus précisément le contraire de la vérité et de l’évidence. On dirait une gageure, et de fait c’en est une. Le paradoxe poussé jusqu’à ce point est un défi jeté au sens commun et à la raison.
Ce qu’il y a de plaisant, c’est que ce romancier accuse les vrais historiens « d’écrire dans un ordre
d’idées préconçu et uniquement d’après les données de la philosophie humaine. » Il prétend que Washington Irving et Ilumholdt falsifient l’histoire de Christophe Colomb dans un intérêt protestant, tandis que c’est lui qui la falsifie dans un intérêt catholique.
Colomb est, à ses yeux, un être surnaturel, en communication constante avec Dieu et les Francis-
cains. La kyrielle des noms dont il le nomme formerait une litanie. C’est tour à iour :
« L'Homme de la Providence, »
« Le Contemplateur du Verbe, »
« Le chaleureux Disciple du Verbe, »
« L’Élu de la Providence, »
« Le Légat de la Providence, »
« Le Messager du Salut, »
« Le Messager de la Providence, »
« Le Messager du Très-Haut, »
« Le Messager de la Croix, »
« Le Héraut de la Croix, »
« Le Héraut du Roi de Gloire, »
« Le Contemplateur de la Création, »
« Le Patriarche cle l’Océan, »
« Le Démonstrateur de la Création, »
« L’Homme à la pensée plus vaste que le monde, v< L’Homme qui a doublé la Création, »
« Le Ministre de la Providence, »
« Le Coopérateur de Dieu, »
« Le sublime Donateur de l’inconnu, »