‹ Christophe ColombChapitre 8 sur 31 · CHRIS T 0 V H E C 0 L 0 M R 8(J · texte numérisé non relu

CHRIS T 0 V H E C 0 L 0 M R 8(J

« J’ai passé vingt-trois ans sur mer, dit-il dans une de ses lettres à Ferdinand cl à Isabelle; j’ai vu tout le Levant et l’Occident et le Nord ; j’ai vu l’Angleterre; je suis allé plusieurs l'ois de Lisbonne à la côte de Guinée. »

Il écrit une autre fois : « Dés l’âge le plus tendre, j’allai en mer, et j’ai continué de naviguer jusqu’à ce jour. Quiconque se livre à la pratiquede cet art dési re savoir les secrets de la nature d’ici-bas. Voilà déjà plus de quarante ans que je m’en occupe. Tout ce que l’on a navigué jusqu’à présentée l’ai naviguôaussi.»

Il fit plusieurs courses sous la direction d’un de ses parents qu’on désigne par le surnom de Colomb le Jeune [Colon el Mozo), neveu d’un autre ■Colomb [Francesco Colon) qui fut capitaine dans les armées navales de Louis XI.

Il parle d’un voyage à Chio, où il vft recueillir le

mastic.

Il commanda des galères génoises près de l’île de Chypre, dans une guerre avec les Vénitiens.

Il fit une expédition à Tunis, dans les intérêts du roi René d’Anjou.

En 1477, il voyagea jusqu’en Islande.

Lorsqu’il entreprit cette excursion, il avait établi, depuis plusieurs années, sa demeure habituelle en Portugal : il était venu en 1470 à Lisbonne, qui était alors la ville des progrès maritimes et en quelque sorte la capitale de la renaissance géographique. On avait obtenu du Pape une bulle qui accordait au Portugal un droit exclusif sur toutes les terres à découvrir dans l’océan Atlantique jusqu’au continent de l’Inde. La passion des voyages, stimulée par l’intérêt et par la gloire, animait Lisbonne : aucune ville ne pouvait avoir plus d’attrait pour Colomb.

Il y épousa dona Felipa, fille d’un gentilhomme italien qui s’était autrefois distingué dans plusieurs navigations sous le commandement du prince Henri

Page 1