‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 10 sur 208 · WI'^W · texte numérisé non relu

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talions et déroiiragoaionl les efforts des laboureurs. Son i^ouvenicinent de Porto-Santo n'avait guère valuàOartliéleniy Mognis de Pereslrello que des soucis et des dépenses. 11 était mort, ruiné par la sléiili' étendue de ses domaines, laissant avec sa veuve trois i'iiies dont les grâces et la vertu consliluaicnt principalement la dot.

Ce manque de fortune n'empêcha point Colomb d'olTiir sa main à Dona Felippa.

Cbristoi)Iie Colomb continua de travailler à ses cartes et à ses manuscrits pour assurer son pain de chaque jour, la dot de sa femme })ouvanl dillicilcment suflire à leur existence. Toutefois, le rang qu'avait occupé^ son beau-père, les relations attachées à cette honorable alliance, lui donnaient accès aux i)lus hauts abords. Le roi Alphonse V, qui, sans entreprendre de grandes expéditions maritimes, cependant par tradition et par instinct s'intéressait aux choses de la mer, admettait volontiers en sa présence ce pilote étranger, dont la conversation le captivait inévitablement.

Par quelles voies merveilleuses agit la Providence ! Elle tire d'un désastre un bienfait pour celui qui en parait la victime. Colomb se trouve porté, malgré lui, au centre des idées qui devaient agrandir ses vues, chez le seul peuple qui s'adonne aux découvertes, et acquière des notions de jilns en plus avancées sur rUcéan et les régions du .Midi.

L'idée qui grandissait silencieusement en lui, le germe (ju'y fécondaient la réllexicui, Télude et sa

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