‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 107 sur 208 · SS · texte numérisé non relu

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risque d'ccliouer sur la première cùle que de mourir assurément de faim en pleine mer. A ce sujet un iirand déhal s'éleva parmi les oflieiers; les uns esLiniaienl que l'on était près des côtes d'Angleterre ; les autres, pi-ès du canal des Flandres. Colond» tint ternie el lit exécuter ses ordres.

En elTel, le lendemain matin, au point du jour, ils reconnurent le cap Saint-Vincent, (ju'avail annoncé le vainqueur de la Mer ténébreuse.

Revenant s\n- leurs souvenirs et se rappelant, à [larlir de la jtremière découverte, combien les diverses prédictions de Colomb avaient toujours été justifiées par les événements, la plupart des marins, et même des pilotes furent persuadés que, si l'Amiral n'appelait pas à son aide les secrets de l'art magique dans toutes les grandes circonstances, il était doué d'une insj)iration vraiment divine.

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î^,^^ OLOMB ayant informé les Rois de son arrivée dut attendre leurs ordres. Ce ne fut qu'un mois après qu'ils lui écrivirent d'Almazan. Leur message est daté de 13. juillet 1496.

Aguado avait eu tout le temps de communiquer à l'Ordonnateur général de la marine l'énorme dossier emporté d'Ilispaniola, d'y ajouter de vive voix ses commentaires et de l'aire circonvenir les Souverains. 11 parait que ses démarches ne lurent pas infructueuses. Apres avoir écouté maintes fois les plaintes du Père Boïl el

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de Pedro Murgaiil, la Heine avait encore pu recueillir les témoigiiagos hostiles du commandeur Arroyo, du commandeur (jailego, de Mieer Girao ei. de Pedro Niivarro, tous serviteurs de la maison royale, auxquels, par conséquent, elle prêtait confiance.

On sait'que. dé|ioiité des tromperies, des faiblesses de la Cour, ne comptant plus que sui' Dieu, Coloinb aurait, des lors, voulu se séparer du monde. Sans souci de l'opinion, il avait laissé pousser sa barbe, et porlail extérieurement son cordon par-dessus la robe de Saint- François, un peu écourlée. Nous ne sommes nullement éloigné de croire qu'il ait eu la pensée de suivre à la Raliida son vénérable ami, le Père Juan Perez de Marchena, qui retournait s'y ensevelir.

Cependant la lettre des Souverains arriva.

Colomb se rendit aussitôt h Burgos où se trouvait la Cour.

Quelles qu'eussent été les graves accusations portées contre lui, dès qu'il jiarut, la Picine ne ressentit plus que l'attraction naturelle, rinlérèl mêlé de respect qu'inspirait à son âme cet envoyé de la Providence. Son seul aspect était la réfutation de ses ennemis. 11 ne fut pas plus question des dénoncialious du Père Boïl et de celles de Pedro Margarit, que des informations du commissaire royal Juan Aguado.

Colomb exposa dans sa réalité la situation de la colonie. Isabelle sut alors .sous quelles dui-es lois il avait été contraint à ces mesures de .salut, que l'égoïsme et la vanité taxaient de rigueur cruelle. L'Amiral raconta aux Souverains ses découvertes, parla des mines

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