‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 12 sur 208 · LIVRE PIIEMIEII · texte numérisé non relu

LIVRE PIIEMIEII

CHAPlTIiE II

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n'avaient aucune solidih'-, aucune cohésion entre eux, cl partant aucuii(> prisi^ sur sa croyance. Et celui (pii les rccui'illail savait les r/'iliiire à leur juste valeur.

Dès l'aiHir-c 1 'J i, sa résolution d'aller à la découverle de terres (ju'il pressentait exister dans l'ouest élait arrêtée. Par le moyen d'un Toscan, domicilié à Lisl)onne, il établissait une correspondance avec l'une (les plus lirandcs célébiilés de l'Italie, le médecin de Florence, Paul Toscanelli, mathématicien et cosmojiraphe, qui était familièrement admis à la cour pontificale, dans ses voyages à Home, et dont le roi de Porlugal deiuanilail l'avis sur des sujets touchant à la eéoijraphie et à la navigation.

Des deux seuls fragments qui nous soient parvenus de la correspondance de Colomb avec le médecin Paul, il résulte :

1° Que, antérieurement au mois de juin l-iTi, Colomb avait communiqué au savant Florentin son projet de navigation à l'Ouest ,

i" Que Toscanelli trouva un vif intérêt dans les lettres de Colomb; qu'il jugea son désir d'atteindre l'orient par le couchant une idée grande et noble; et que déjà Colomb lui parlait des avantages inappréciables qui en résulteraient pour toute la Chrétienté. Nous prions qu'on remarque ce fait et cette date. Car ce seul mot de Chrétienté résumait déjà le but, le complément et la récompense de l'idée de Colomb.

Dix-huit mois s'écoulèrent pendant lesquels le projet fut mûri.

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CHUISTUPIIE COLOMU

En 1 i7n, Cliristoplic Cdloml), ayant alli'int sa qiial'anliùme année, résolut du tenter la réalisation de son plan. l'ourrela ses yeux se tournèrent naturellement vers sa patrie ; il ambitionnait de l'associera l'honneur d'une telle découverte. Des écrivains jiorluçïais ont prétendu que Colondj avait oflert d'abord au Portugal les priMiiiees de son [irojct. Onehpu's historii'ns, <pii n'ont point compris ce sublime caractère, l'ont rép('té d'ajirèseux; mais le jiatriotisme de Colomb était trop sineèie pour qu'il n'eût pas songé d'abord à rette ville où le rattachaient ses affections de famille et les poétiques images de son enfance.

Il passa donc à Gènes, et proposa son plan au Sénat. 11 s'obligeait, si l'on voulait lui fournir quelques navires équipés, à sortir par le détroit de Gibraltar, et à pousser vers le couchant dans la mer Oréane, jusqu'à ce qu'il eût trouvé la terre où naissent les épiées, et fait ainsi le tour du Monde. Mais les raisons cosmographiques sur lesquelles il s'appuyait ne pouvaient rtre bien appréciées des nobles membres de cette compagnie. Les Génois, habiles autant (pi'intrépides dans le l)a.-:;sin de la Méditerranée, ne s'aventuraient guère sur l'Océan. Le progrès que faisaient chaque jour les Portugais dans la géographie ne les avait pas encore atteints. Ils s'estimaient maîtres profès en fait de navigation, pensaient qu'on ne pouvait les surpasser, et tinrent l'offre de leur compatriote pour une orgueilleuse

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