‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 122 sur 208 · LIVRE TROISIf:ME — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIf:ME — CHAPITRE III

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sans paivillc dans l'admiralion et la mémoire dos habitants do l'îli', avant ot depnis celte (''poquc, aucune l'cmnie des tropiques ne fut comparable à la Heine Anacoana. Son aspect ravit les Espaprnols. La Reine descendit de sa litière, fit à l'Adrlantado sa plus gracieuse révérence, lui offrit une de ses fleurs et le conduisit ;\ la demeure (pi'on avait préparée.

Don Bartliélemy passa deux jours chez Behechio, comblé de prévenances et d'honneurs, ayant eu des festins splendides, le spectacle des plus dramatiques areytos, et même d'une petite guerre à l'indienne. Au milieu de ces distractions, dans un entretien amical, il amena fort adroitement le Cacique à l'idée de |)ayer aux Rois Catholiques un tribut di; denrées alimentaires, en retour de leur protection.

L'Adelantado partit émerveillé de la noble Anacoana, ot laissant à sa cour rim])ression lu plus favorable ainsi que les dispositions les plus sincères envers les Castillans.

Les efforts du Franciscain Juan Rergognon et du frère Roman Pane avaient enfin abouti à la conversion d'une famille composée de seize personnes, dont le chef, appelé Guycavanù, fut baptisé sous le nom de .lean Mathieu. Le grand Cacique Guarionex recevait hospilalièrement les missionnaires, les écoutait avec

lo Credo, lorsqu'une sorte de faquin, nommé Barahona, qu'il arruciliait chez lui, le croyant vrai gcnlilliomme, enleva sa l'einmc la plus aimée. Outré contre le christianisme à cause des chrétiens, Guarionex repoussa dès lors cetle reliu;ion qui ne savait pas empèclier luie Icllc violation des plus saintes lois.

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