‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 123 sur 208 · I.es missionnaires, perdant tout espoir, s'éloignèrent · texte numérisé non relu

I.es missionnaires, perdant tout espoir, s'éloignèrent

de sa résidence.

L'injure faite au plus ptand Cacique de l'ile fut vivement ressentie par ses Caciques subalternes. Ils le pressèrent de débarrasser le pays de ces tyrans étrangers, maintenant qu'ils se trouvaient épars et maladifs. Guarionex, peu rassuré sur le sort d'une lutte contre ces hommes qui, outre leurs ti'anchanles épées, portaient avec eux la foudre, avaient pour alliés des chevaux écumants et des chiens sanguinaires, n'opinait point pour la guerre. Mais ses officiers s'étaient cnllanmiés d'une si i)atriotique ardeur, qu'ils lui laissèrent l'oplion de prendre les armes à l'instant, ou d'être considéré comme traître à son pays, indigne de son peuple et dépouillé de sa couronne. Il subit donc la volonté de ses sujets. Guarionex, à la tète de quinze mille guerriers, s'en allait joindre secrètement d'autres troupes dans les bois des alentours de la Yega, quand l'Adelantado, informé du complot, réunit à la hâte les soldats valides, les convalescents, et, par une marche de nuit, vint le surprendre. Don Barthélémy réussit à s'emparer des Caciques auteurs du complot, et entre autres du malheureux (juarionex, qui en était le premier ennemi avant d'en devenir la première victime.

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