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leur adjoignant douze novices, animés d'émulation, parmi k'S(iui'ls se trouvait un paiic nommé Clieulco. A cette troupe d'élile il donna, comme digne de la commander, un liuiiune de mer d'un grand caiaclère, son noliie ((imjiatriole, lîarthélriny Fiesclii, « personnage doué de grandes perledions ». Pour renl'oi'cer d'une ressource morale ce petit navire, fort exposé à se trouver séparé de l'escadrille, il lui conlia le seul pivtre qu'il cùl pu embarcpier, un zélé Franciscain, le Père Alexandre.
Tout le monde monta sur les caravelles ; mais on ne put prendre aussitôt la mer, le vent soufllail du sud et clouait les navires dans la rade de Cadix.
Pendant cette immobilité i'orcée, une embarcation, (jue le vent contraire à la sortie avait poussée vivement sur la côte d'Europe, apprit que les Maures venaient de bloquer la forteresse portugaise d'Arcilla, sur la côle du Maroc. Aussitôt l'Amiral, chevalier de la Croix, sans se préoccuper du vent contraire, fait lever l'ancre au son de la Irompelle, conformément à l'usage des amiraux de Castille. « Il sortit malgré ce même vent et arriva rapidement au port. »
L'aspect des voiles espagnoles suffit pour mettre eu fuite la troupe maure, qui avait d'ailleurs rencontré une vigoureuse défense.
L'Amiral poursuivit sa roule le joui' même. Comme s'il eût reçu la récompense de son zèle, le vent était devenu l'avoraljle. « Notre-Seii^neur me